Jeudi 22 juillet 2010
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Nous sommes à la veille de la plus grande opération
d’autosatisfaction du monde politique européen, qui nous dévoilera demain les résultats des nouveaux « stress-tests »
bancaires.
Ayant annoncé la date butoir du 23 juillet dès le début du mois de juin, restait entretemps à nos autorités de trouver l’alchimie et la formule adéquate qui
permettra de faire gober au plus grand nombre la santé irréprochable des établissements financiers européens, en laissant probablement une petite part de réel dans leurs
ajustements.
D’autant plus que la notion de Tier-1, totalement discréditée durant l’effondrement des banques – n’oubliez jamais que Lehmann est tombé en faillite avec 11% de fonds propres,
largement au-dessus des minima requis !- n’est toujours pas clairement définie, puisque certains y incorporent des impôts différés et des obligations hybrides qui ne sont pas négociables en
cas de choc de liquidités.
Ceci devrait donc déboucher sur une demande de renforcement des
fonds propres de deux ou trois établissements secondaires, mais rien de très « politiquement vulnérable » à attendre.
Ça, c’est pour l’Europe dans laquelle le monde politique tente
encore de préserver sa place.
Aux Etats-Unis par contre, on est en droit de rester perplexe sur
la reprise, à l’écoute des commentaires de Ben Bernanke hier soir, qui se disait « prêt à intervenir à tout moment en cas de rechute de l’économie ».
Celui qui fut surnommé « Helicopter Ben » lorsqu’il
annonçait en 2008 que faire tourner la planche à billets était le meilleur moyen de redresser l’économie, et qu’il était prêt, s’il le fallait, à faire les tour des Etats-Unis en hélicoptère pour
déverser à tous endroits des billets neufs, histoire de ne pas tarir la consommation, n'a pas rassuré les marchés par ses propos d’hier assénant notamment, la possibilité d’un retour en récession, un environnement économique incertain,
et une longue période de taux zéro, n’ont pas rassuré les marchés.
Ce ne seront donc visiblement pas les très prédictibles résultats
des stress-tests qui vont redonner aux marchés le regain de confiance dont il a besoin.
D’ailleurs l’on note que selon l’un de nos indicateurs de confiance, la MME13 n’a toujours pas croisé la MME 34 à la baisse sur
les indices, ce qui laisse présager que les positions boursières doivent continuer à être protégées.
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