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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 18:36

Le Japon est décidément un laboratoire intarissable d’expériences économiques.

Depuis son by-pass, son court-circuitage de l’interdiction de rachat d’obligations, puis de titres, et puis de produits dérivés , la banque centrale japonaise (BoJ) est désormais première actionnaire de …81 des 225 entreprises qui composent le Nikkei !

On estime le nombre d’actions qu’elle détient à 5% du total des titres en circulation.

En outre, elle détient plus de 60% du total des ETF émis sur la bourse de Tokyo.

Derrière ces opérations de nationalisation de la bourse japonaise, on peut y voir trois choses au moins :

  1. une tentative de compenser les pertes subies sur le portefeuille d’actifs « déliquescents » expurgés du bilan des établissements financiers, par une organisation de la progression des marchés financiers ;

  2. une volonté de protectionnisme des « joyaux nationaux » (Nissan, TDK, Trend Micro, etc)

  3. un transfert du centre de décision économique du gouvernement vers la banque centrale

C’est en tous cas un nouveau désaveu dramatique de la politique économique du gouvernement japonais, qui a perdu la main, et pour la survie du marché en général : raréfaction des titres, manque de liquidité du marché, perte d’oxygène, efficience en berne ..

On peut imaginer ce que la banque centrale européenne sera également forcée de faire d’ici quelques temps, bravant les derniers interdits prévus par ses statuts.

Published by jean-christophe duplat - dans Japon
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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 18:29
Obligations de 50 ans à taux négatif en Suisse

L’onde de choc du Brexit – même si les résultats du referendum seront tôt ou tard annulés ou remplacés par un autre, les connivences semblant supplanter la démocratie – a continué à revaloriser la valeur des obligations d’Etat déjà émises en amenant la plupart des rendement de ces obligations en territoire négatif.

Désormais, en achetant une obligation d’Etat européen au hasard, on a deux chances sur trois de choper un rendement inférieur à 0%.

Le rendement des obligations suisses à …50 ans s’élève à -0.005%. Il faut bien s’imaginer que l’investisseur qui a 20 ans et qui achète ce genre de produit est prêt à perdre de l’argent toute sa vie pour conserver son cash « en sécurité ».

Le monde tourne bien à l’envers depuis l’avènement des politiques accommodantes des banques centrales, et dont la fuite en avant continue.

Du coup, les matières premières tangibles qui (i) ne sont pas multipliables à l’infini et (ii) rapportent 0.00% en dividende, donc dorénavant plus que les placements considérés comme les plus sûrs, se font la belle.

Notre signal d’achat sur l’or - et surtout sur l’argent - du mois de mai était parfaitement temporisé et rapporte un bon début de plus-value.

Obligations de 50 ans à taux négatif en Suisse
Published by jean-christophe duplat - dans or ; obligations
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 11:43
Brexit : le GBP au plus bas.. depuis 3 semaines

A l'approche de la mise en scène du 23 juin par laquelle les Anglais sont invités à se prononcer sur une sortie de l'Europe, l'on voit ci et là fleurir des articles sur une "dramatique chute de la livre" , "la GBP flanche encore". Sans compter les sorties un peu pathétiques des ronds de cuir européens qui, gageons-en, se féliciteront d'avoir réussi à convaincre les Anglais d'avoir choisi le bon camp au soir du 23.

Pourtant à bien regarder les faits, le GBP revient non seulement à ses cours d'il y a 3 semaines, mais reste encore en position de force face à l'euro.

Efectivement la devise anglaise a profité tout au long de 2015 des très bons indicateurs conjoncturels anglais avec un taux de chômage au plus bas (5.7%) une croissance écomique de 25% supérieure à la moyenne européenne, et surtout du déclin de confiance irrémédiable envers l'euro.

Au cours actuels, la GBP n'a pas encore retracé toute l'avance prise au cours de cette seule année 2015.

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 17:48
Signal haussier sur l'or, l'argent en démultiplicateur

Puissant signal de hausse sur l'or : le croisement des MME à 8 et 21 jours, comme nous l'avons déjà repéré sur ce blog.

C'est donc le moment attendu où l"once devrait tenter de rejoindre les 1'500 USD.

Comme sur les marchés, où l'on peut gagner deux fois : sur la plus-value et sur la revalorisation d'une devise, c'est probablement en achetant de l'argent que cette deuxième revalorisation s'opérera au mieux.

Trois fois dans l'histoire, une once d'or a valu plus de 80 fois une once d'argent : en 1940 lors de la seconde guerre mondiale, en 1989 lors de la guerre du Golfe, ...et il y a quelques jours.

S'il retourne dans son range normal de 40 ou 45 onces d'argent pour une once d'or, la plus-value du bon choix de support sera réévaluée de 40%.

Signal haussier sur l'or, l'argent en démultiplicateur
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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 19:49
Premier bail-in de 2016 : ça se passe près de chez vous

Le régulateur autrichien vient d’autoriser la « bad bank » Heta Asset Resolution à prélever ce qui lui est nécessaire à sa survie, sur les avoirs qui lui ont été mis en dépôt. Les porteurs d’obligations ne reverront que 46€ pour chaque billet de 100€ y investi.

Troisième transfert de responsabilités (des actionnaires à l’état lorsqu’il eut été mieux de lâcher les banques, de l’état à la BCE, de la BCE aux épargnants) le bail-in constitue donc la recapitalisation des banques par ce qu’elles peuvent elle-même prélever sur les dépôts qui leur ont été confiés. Par opposition au bail-out, où des fonds externes venaient, en masse, renflouer les établissements financiers.

Alors, à entendre ceci, on se tourne naturellement vers l’or.

En consolidant légèrement, à 1240$, il semble préparer un grand épisode haussier, par lequel il irait toucher les 1500$ à relativement court terme. Il reviendrait d’abord sur les 1’180-‘1200$/once. Il y a 25% de hausse à prendre.

Premier bail-in de 2016 : ça se passe près de chez vous
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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 22:11
Euro : Game Over ?

D’un côté on peut voir le bilan de la BCE qui n’arrête pas de grossir tant elle ne s’en sort plus à racheter des actifs qu’il lui était initialement interdit d’acquérir , en tentant de rallumer l’étincelle de la croissance par la consommation.

De l’autre, des états qui ne font qu’aggraver leurs déficits (ou qui se réjouissent lorsque ce déficit est moins pire que prévu..et veulent redistribuer « l’excédent »..) et ne se préoccupent pas d’une gestion meilleure des fonds publics

Entre les deux, un gigantesque tuyau qui permet de faire avaler toutes les dépenses liées à ces mauvais choix de politique locale, par la BCE ( et donc le contribuable européen, qui n’a pourtant élu personne dans cette institution).

Il n’existe aucun risque pour les états de se faire sanctionner pour gestion calamiteuse des fonds publics, car « la-confiance-est-là », toutes les dettes contractées pour courir derrière une croissance chimérique sont automatiquement couvertes par la BCE. Et comme tout est couvert, les taux passent en territoire négatif. Le monde tourne à l’envers.

Dans les faits, on est donc bien arrivé à une situation où chaque état fait imprimer ses billets à volonté, sans aucun souci ni risque d’inflation. L’inflation qui, à l’époque, entraînait des sanctions aux gouvernements par la voie des urnes, n’est plus du tout un risque majeur pour eux.

Le monde est simplement criblé de dettes, et depuis mi-2007 les dirigeants ne veulent toujours pas s’attaquer au dégonflement ordonné de cette bulle de la dette.

Croire que cette chimère de la croissance va revenir subitement par une simple impression d’argent, quitte même à le donner directement à la population (ce qui était mieux que de vouloir sauver les banques à tout prix) n’induira pas de miracle économique. Bien au contraire.

En forçant les contribuables à dépenser de l’argent dont ils n’ont pas besoin pour des produits dont ils n’ont pas besoin, on va empêcher l’innovation, clé de l’évolution et du bien-être d’une société et provoquer une chute de la productivité.

En prêtant de l’argent sans taux d’intérêt, et en décourageant la libre épargne par le spectre de la confiscation, ils vont créer d’autres bulles, notamment au niveau de l’immobilier, et créer des inégalités criantes sur le plan, entre autres, des revenus du travail.

Et à moyen terme, l’ensemble de ces mauvais choix va jeter l’opprobre sur la monnaie unique qui aura bien du mal à survivre lorsque toute la structure de soutien mise en place actuellement, va s’effondrer.

A ce sujet, mieux vaut déjà convertir son épargne en dollar canadien ou singapourien.

Published by jean-christophe duplat
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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 18:53

Voilà. Nous sommes arrivés au point où la politique expansionniste menée par la BCE pourrait ne plus suffire à relancer la croissance, que recherchent à tout prix des états qui n’ont jamais diminué leur train de vie dispendieux.

Le circuit fermé et bien étanche qui s’est établi entre ces états et la BCE, organisme créé de toutes pièces pour racheter toutes les dettes d’état au moyen d’argent émis sans aucune contrepartie, empêche toute condamnation de ces politiques par un marché qui serait autonome et libéral.

Il y a encore 20 ans, un état mauvais gestionnaire était directement sanctionné par une inflation du prix de sa dette. Ce n’est plus le cas actuellement. Les états bénéficient de la complicité de la BCE pour ruiner la monnaie dans laquelle ils opèrent.

Cette volonté de ne pas vouloir résorber le niveau des dettes d’état , pour ne s’obstiner que sur la relance par la consommation, non seulement nous mène en territoire déflationniste, mais en plus crée des inégalités au niveau de la valorisation de certains actifs, compromet le renouvellement des investissements, et empêche la société d’innover et donc d’évoluer.

Nous sommes donc entrés dans un cycle de déflation. Les investisseurs doivent se réinventer. Toutes les classes d’actifs ne subiront pas le même sort.

En déflation, le consommateur procrastine. Il remet au lendemain ses décisions d’achat, car comme les prix baissent, il achètera forcément moins cher s’il peut patienter. De ce fait, la production industrielle et de services baisse, avec effet sur l’emploi, les revenus, le profit des entreprises, et donc le moral du consommateur. C’est un cercle vicieux.

La déflation tord le cou aux idées reçues ou aux préceptes rabâchés, du genre « l’argent qui dort ne rapporte rien ». L’argent qui dort va justement pouvoir permettre au consommateur d’acheter plus pour le même prix.

L’épargnant qui avait laissé son argent dans un trou au fond de son jardin en 1929, et l’a déterré en 1933, a pu augmenter son pouvoir d’achat de…40% avec la même somme d’argent . Plus récemment,le Japonais qui serait tombé dans le coma en 1990, pour se réveiller en 2003, aurait pu s’acheter :

  1. 4 fois plus d’actions pour la même somme d’argent ;
  2. 2,5 fois plus d’immobilier commercial ;
  3. 1/3 d’immobilier résidentiel en plus…

La classe d’actifs à privilégier est donc le cash, dont la valeur faciale ne change pas, et qui permettra au consommateur d’acheter plus pour le même prix, si cet argent est disponible et en sécurité, dans son coffre, et non à la banque qui va tout doucement penser à rémunérer négativement les dépôts, et faire s’éroder le valeur de l’argent.

L’or (physique) aussi a certainement un rôle d’assurance à jouer. Tant critiqué parce qu’il n’offre aucun rendement, la période dans laquelle on entre va lui permettre de montrer ses vertus, notamment celle qui le voit résister alors que les acteurs perdent progressivement confiance dans le système financier mis en place depuis quelques années. Il est traditionnellement épargné lors d’une baisse générale des actifs . On sent d’ailleurs déjà la méfiance des investisseurs, qui remettent la « relique barbare » au goût du jour, lui offrant une progression de 16% depuis le premier janvier dernier.

Published by jean-christophe duplat
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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 00:56

Dans ce billet d'avril 2009, nous avions analysé les saisons de Kondratieff. L'entrée dans une phase hivernale était inéluctable après l'implosion du système bancaire, que l'on disait vouloir sauver au détriment du contribuable, pour "préserver l'emploi". On a vu que cette fuite en avant ruineuse n'a pas servi la bonne cause évoquée, et n'a toujours pas non plus définitivement mis le système bancaire à l'abri.

Notons quand même une évolution des mentalités face à la faillite inéluctable des états : le "filet de sécurité" que nous proposions comme alternative à toutes les politiques actuelles de clientélisme social (subsides, allocations, chèques formations, rétrocessions sociales etc) et comme incitant mécanique à l'embauche , semble faire son chemin. Non pas par volonté politique, mais parce que l'heure n'est simplement plus au choix de l'une ou de l'autre de ces politiques.

Bon, Kondraftieff..

7 ans plus tard, force est de constater que les paramètres n'ont pas beaucoup évolué : on s'est enfoncé dans cette phase hivernale

La puissance des forces déflationnistes - la BCE dont les deux piliers fondateurs sont d'assurer une monnaie unique, et de maîtriser l'inflation, est en passe de perdre ses deux raisons d'exister - est inouïe.

Le pétrole d'abord : il continue d'aller vers des plus bas, entraînant le marché des actions avec lui. En cassant ses plus bas de 2009 sans véritable frein, le ton était donné. On devrait dorénavant le voir tester les 25 USD et potentiellement rejoindre les 17 dollars. L'on constate qu'il est un peu survendu pour le moment (RSI inférieur à 30), ce qui lui confère une petite phase de rebond à prévoir, avant ces objectifs.

Tour des marchés : toujours l'hiver

Les matières premières ensuite : Le CRB Index de Reuters, un panier de 17 matières premières, tant cultivées que trouvées en sous-sol, est revenu à ses plus bas des années 1970. C'est un graphique très éducatif quant à la force que la déflation peut susciter.

Tour des marchés : toujours l'hiver

Comme nous l'avons déjà vu, les deux classes d'actifs qui sortent du lot en cette période d'hiver, celles qui font mieux que les autres, sont le cash et l'or.

Mieux vaut ne pas choisir la voie des trackers boursiers qui répliquent parfaitement les indices, ni les "big caps" par ce temps tumultueux. Un excellent stock-picking, entre petites valeurs délaissées, injustement massacrées, ou excessivement décotées, est à privilégier pour les amateurs.

Le Vix semble confirmer, par une relative mollesse à aller trouver un plus haut par une poussée très vive, que le marché n'a pas encore capitulé, et n'aurait donc pas terminé sa phase de baisse.

C'est encore confirmé en confrontant ce Vix au S&P500. Il montre clairement que la fin de la baisse des marchés actions était signalée par un Vix au-dessus de 40 en clôture. Comme en 2001, 2002, 2010 et 2011.

On va suivre ceci de près.

Tour des marchés : toujours l'hiver
Tour des marchés : toujours l'hiver
Published by jean-christophe duplat - dans Macro-économie
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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 18:26
Brent et WTI : la parité (aussi)

Le Brent, baril de pétrole prélevé en mer du Nord, est censé être plus cher que le WTi américain pour des raisons logistiques (son stockage est moins important, ses coûts d’extraction plus élevés) et de qualité.

Le brent a aussi accentué sa progression depuis le « printemps arabe » qui a vu la Libye - sans plus de main de fer à sa tête à la demande des dirigeants européens - gaspiller son seul atout économique sur une guerre des tribus commencée il y a 5 ans, guerre civile toujours en cours. [On ne va pas épiloguer sur la mémoire courte de ces mêmes dirigeants qui demandent à présent en guise de trophée la destitution de Bachar-el-Hassad. C’est un autre débat.]

Le brent (37.89$) est revenu à parité avec le WTI (38.12$).Y aurait-il un plancher sur lequel les deux barils se rejoignent, un prix sous lequel le prix du baril quel qu’il soit est incompressible ? Regardons ce que nous offrent les archives.

Mars 2001 : c’est l’explosion de la bulle internet. Lors des 12 mois qui précèdent, le pétrole a chuté violemment 2 fois, corrigeant de 30% (10$) chaque fois pour passer d’abord de 34 à 24, puis de 36 à 26.

Le brent, jusque 7% plus cher que le WTI, maintenait sa surcote pendant la progression du cours du brut, et se réalignait sur le WTI à chaque « choc pétrolier ».

Mi-2008 : un engouement soudain pour les matières premières provoque une forte poussée inflationniste. Le Brent qui, cette fois, s’accrochait au cours du WTI les mois qui précédaient, accentue sa décrue lors de cette crise impactant les matières premières. La crise de la dette, palpable depuis 2007, déclarée fin 2008, accélère la décrue des prix du pétrole. Le cours des deux barils touche les 42 USD, puis les confirme, avant de repartir à la hausse . Le WTI reprend de l’avance.

De 2011 à 2014, phase de récupération des marchés, sous la méthode du « la crise est finie ». Le brent repart à la hausse, et s’adjuge jusqu’à 25% de surcote par rapport au baril américain.

Depuis mi-2014, sous l’influence de la désillusion d’une croissance molle, d’une chute de la consommation, crise économique majeure cachée par les opérations de déversage de monnaie opérées par les banques centrales, le baril passe de 100 à 45$ en moins d’une année, tente un rebond puis redonne encore -20% sur 2015. Les marchés ne dévissent pas au même rythme, soutenus par ce faux sentiment de liquidité.

Le brent, qui avait beaucoup d’avance sur le WTI, revient se coller à lui, avant le rebond où il reprend son avance. Rebond éphémère qui dure 6 mois. Les deux barils s’échangent à nouveau au même prix.

Cette parité Brent-WTI pourrait donc nous indiquer le début d’un phase de rebond du pétrole. Phase de rebond qui serait à suivre jusqu’à ce que le Brent affiche une surcote de 7% au moins.

Brent et WTI : la parité (aussi)Brent et WTI : la parité (aussi)Brent et WTI : la parité (aussi)
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 17:40

Quarante ans de politique de centre-gauche en Belgique ont débouché sur l'obtention d'un trophée cher aux socialistes qui ne sont d'ailleurs plus dans la coalition actuelle mais dont la bouche d'ombre est très écoutée par le gouvernement qui les a suivi.

Une ébauche de taxe sur les plus-values a été mal écrite "une nuit" (parce que le marketing politique moderne encourage à insister sur les réunions de nuit), et prévoit de taxer à 33% les plus-values sur actions détenues moins de 180 jours, à dater du 01/01/2016.

Peu importe une vente qui aurait lieu juste après un stock-picking parfait, peu importe si l'action (décotée) que l'on a achetée fait l'objet d'une offre publique d'achat dans les 6 mois, vente forcée à la clef. Tout ceci tombe sous le joug de cette loi qui a pour unique but de plaire au peuple.

Quels produits sont visés ? les actions et leurs produits dérivés les plus "soft" (warrants, options, turbo etc). Seulement les produits qui ont trait aux actions.

Les instruments financiers purs sont épargnés. Le gouvernement n'aurait quand même pas osé marcher sur les terres des banques, nouvelles filiales étatiques, en taxant les produits qu'elles utilisent le plus à des fins commerciales, et ceux qui reconstituent très aléatoirement leurs fonds propres.

Tous les produits dérivés sur les matières premières et les devises ne seront pas taxés. L'on sait bien que ces marchés ne sont pas du tout manipulés (et on se souvient que "ce sont les méchants vendeurs à découvert qui ont mis les banques en faillite")

Trackers ou ETF (grosse marge pour l'émetteur), obligations convertibles en actions (grosse marge, bis), CFD (idem, ter) et Sicafi, une particularité belge, n'entrent pas dans le champ d'action de cette nouvelle taxe.

Pour éviter la énième confiscation à venir, il faudra donc spéculer sur les devises, le pétrole, acheter des trackers (présumés sans risque), des ETF avec une action en sous-jacent (risque plus important que la mise de départ, avec l'effet de levier) et des options sur ETF.

La politique spectacle va faire des ravages. Gageons qu'en 2016, quelques épargnants auront été emportés par une vague de spéculation mise en place par ces professionnels de la politique (à ne pas confondre avec des politiciens professionnels).

Published by jean-christophe duplat
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