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Comment éviter la "taxe sur la spéculation" ?

22 Décembre 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Quarante ans de politique de centre-gauche en Belgique ont débouché sur l'obtention d'un trophée cher aux socialistes qui ne sont d'ailleurs plus dans la coalition actuelle mais dont la bouche d'ombre est très écoutée par le gouvernement qui les a suivi.

Une ébauche de taxe sur les plus-values a été mal écrite "une nuit" (parce que le marketing politique moderne encourage à insister sur les réunions de nuit), et prévoit de taxer à 33% les plus-values sur actions détenues moins de 180 jours, à dater du 01/01/2016.

Peu importe une vente qui aurait lieu juste après un stock-picking parfait, peu importe si l'action (décotée) que l'on a achetée fait l'objet d'une offre publique d'achat dans les 6 mois, vente forcée à la clef. Tout ceci tombe sous le joug de cette loi qui a pour unique but de plaire au peuple.

Quels produits sont visés ? les actions et leurs produits dérivés les plus "soft" (warrants, options, turbo etc). Seulement les produits qui ont trait aux actions.

Les instruments financiers purs sont épargnés. Le gouvernement n'aurait quand même pas osé marcher sur les terres des banques, nouvelles filiales étatiques, en taxant les produits qu'elles utilisent le plus à des fins commerciales, et ceux qui reconstituent très aléatoirement leurs fonds propres.

Tous les produits dérivés sur les matières premières et les devises ne seront pas taxés. L'on sait bien que ces marchés ne sont pas du tout manipulés (et on se souvient que "ce sont les méchants vendeurs à découvert qui ont mis les banques en faillite")

Trackers ou ETF (grosse marge pour l'émetteur), obligations convertibles en actions (grosse marge, bis), CFD (idem, ter) et Sicafi, une particularité belge, n'entrent pas dans le champ d'action de cette nouvelle taxe.

Pour éviter la énième confiscation à venir, il faudra donc spéculer sur les devises, le pétrole, acheter des trackers (présumés sans risque), des ETF avec une action en sous-jacent (risque plus important que la mise de départ, avec l'effet de levier) et des options sur ETF.

La politique spectacle va faire des ravages. Gageons qu'en 2016, quelques épargnants auront été emportés par une vague de spéculation mise en place par ces professionnels de la politique (à ne pas confondre avec des politiciens professionnels).

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