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Se prémunir des idées reçues en période déflationniste

1 Mars 2016 , Rédigé par jean-christophe duplat

Voilà. Nous sommes arrivés au point où la politique expansionniste menée par la BCE pourrait ne plus suffire à relancer la croissance, que recherchent à tout prix des états qui n’ont jamais diminué leur train de vie dispendieux.

Le circuit fermé et bien étanche qui s’est établi entre ces états et la BCE, organisme créé de toutes pièces pour racheter toutes les dettes d’état au moyen d’argent émis sans aucune contrepartie, empêche toute condamnation de ces politiques par un marché qui serait autonome et libéral.

Il y a encore 20 ans, un état mauvais gestionnaire était directement sanctionné par une inflation du prix de sa dette. Ce n’est plus le cas actuellement. Les états bénéficient de la complicité de la BCE pour ruiner la monnaie dans laquelle ils opèrent.

Cette volonté de ne pas vouloir résorber le niveau des dettes d’état , pour ne s’obstiner que sur la relance par la consommation, non seulement nous mène en territoire déflationniste, mais en plus crée des inégalités au niveau de la valorisation de certains actifs, compromet le renouvellement des investissements, et empêche la société d’innover et donc d’évoluer.

Nous sommes donc entrés dans un cycle de déflation. Les investisseurs doivent se réinventer. Toutes les classes d’actifs ne subiront pas le même sort.

En déflation, le consommateur procrastine. Il remet au lendemain ses décisions d’achat, car comme les prix baissent, il achètera forcément moins cher s’il peut patienter. De ce fait, la production industrielle et de services baisse, avec effet sur l’emploi, les revenus, le profit des entreprises, et donc le moral du consommateur. C’est un cercle vicieux.

La déflation tord le cou aux idées reçues ou aux préceptes rabâchés, du genre « l’argent qui dort ne rapporte rien ». L’argent qui dort va justement pouvoir permettre au consommateur d’acheter plus pour le même prix.

L’épargnant qui avait laissé son argent dans un trou au fond de son jardin en 1929, et l’a déterré en 1933, a pu augmenter son pouvoir d’achat de…40% avec la même somme d’argent . Plus récemment,le Japonais qui serait tombé dans le coma en 1990, pour se réveiller en 2003, aurait pu s’acheter :

  1. 4 fois plus d’actions pour la même somme d’argent ;
  2. 2,5 fois plus d’immobilier commercial ;
  3. 1/3 d’immobilier résidentiel en plus…

La classe d’actifs à privilégier est donc le cash, dont la valeur faciale ne change pas, et qui permettra au consommateur d’acheter plus pour le même prix, si cet argent est disponible et en sécurité, dans son coffre, et non à la banque qui va tout doucement penser à rémunérer négativement les dépôts, et faire s’éroder le valeur de l’argent.

L’or (physique) aussi a certainement un rôle d’assurance à jouer. Tant critiqué parce qu’il n’offre aucun rendement, la période dans laquelle on entre va lui permettre de montrer ses vertus, notamment celle qui le voit résister alors que les acteurs perdent progressivement confiance dans le système financier mis en place depuis quelques années. Il est traditionnellement épargné lors d’une baisse générale des actifs . On sent d’ailleurs déjà la méfiance des investisseurs, qui remettent la « relique barbare » au goût du jour, lui offrant une progression de 16% depuis le premier janvier dernier.

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