Vendredi 25 février 2011
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Pour compléter mon article précédent, et en mettant en parallèle les indices de volatilité - ou plutôt de panique - sur le pétrole (OVX), et sur les actions (VIX), l'on peut constater que chaque fois que l'OVX se distingue
à la hausse, il se fait rejoindre avec un petit temps de décalage, par le VIX.
La hausse de volatilité sur le pétrole, entraîne donc un mouvement de peur sur les marchés actions. L'OVX est passé rapidement de 20 à 42 et le VIX commence à la suivre, passant de 15 à 22 sur
les 4 premiers jours de la semaine.
Pour s'en convaincre, il suffit de rajouter l'évolution du S&P 500, qui montre quelques "trous d'air" chaque fois que le VIX sort de sa zone de tranquillité (en-dessous de 20).
Même si l'Arabie Saoudite se dit prête à compenser la baisse de pétrole issu
de Libye - au risque de corrompre sa promesse de laisser dans le sol une quantité de pétrole suffisante pour la génération suivante - la volatilité sur le baril ne
devrait pas s'estomper si rapidement.
Par jean-christophe duplat
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Publié dans : Macro-économie
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Jeudi 24 février 2011
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Le brent de la Mer du Nord, qui se négocie ce soir aux alentours de 111 USD, n'a jamais fait montre
d'un si grand écart de cours avec les 98 USD du WTI américain, qui réfère à un brut de même qualité, mais produit aux Etats-Unis (West Texas Intermediate).
Il est donc clair qu'il y a un déséquilibre entre l'offre et la demande entre d'une part un baril de pétrole livré aux Etats-Unis principalement, et d'autre part le
baril de brent qui est sous contrôle de l'Opep et s'exporte partout dans le monde, et notamment en Chine, récemment devenu le second pays consommateur d'énergie, et qui a besoin d'un million
de barils par jour pour soutenir son développement.
Les révolutions émergentes et les bouleversements
géo-politiques en cours ne sont certainement pas étrangers à cet écart de cours non plus.
Toutefois, il est probable que ce "spread", ce différentiel ne s'accentue pas dans les semaines à venir, et que tout simplement les 2 références en matière de
pétrole se renchérissent durablement. Ceci devrait étouffer la reprise naissante de l'économie occidentale.
Tout renchérissement du pétrole de plus de 15% en moins d'un an a toujours annoncé une période de récession. ce fut le cas en 1973-75, 1980-82, 1990-91,
2000-2001,2008-2009 comme en témoigne ce graphe.
Par jean-christophe duplat
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Jeudi 17 février 2011
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12:27
Nous avons déjà pu constater sur ce blog qu’en cette période de turbulence
et d’impression de monnaie à outrance, l’or a repris sa valeur d’actif réel et très tangible, qui explique d’ailleurs en grande partie sa revalorisation et l’absence de bulle sur cette
ressource.
Si le prix des matières premières s’apprécie rapidement en monnaie-papier,
et fait d’ailleurs peur au monde politico-économique qui voit étouffer le retour de la consommation et donc de la croissance qui lui est nécessaire
pour poursuivre sa fuite en avant, e prix des matières premières converti en once d’or nous montre que ces actifs n’ont jamais été aussi bon marché..
Sur le marché des commodités, 1000 bushels d’avoine, par
exemple, qui s’échangeaient pour 50 onces d’or au début du 20ème siècle, et jamais moins de 20 jusqu’à la fin des années ’70, ne coûte aujourd’hui plus que le prix d’un peu plus de 6
onces, soit une once d’or pour 159 bushels d’avoine.
Le vrai message qui se cache derrière
le discours des matières premières qui
flambent est en fait que la pléthore de monnaie artificielle a mécaniquement contribué à gonfler le numérateur d’un équation dans laquelle le dénominateur, la valeur de l’argent, ne
cesse de se distendre.
Par jean-christophe duplat
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Publié dans : Economie
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Lundi 14 février 2011
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22:53
Ce n’est un secret pour personne, je préfère les petites capitalisations, de préférence décotée sur leurs fonds propres et présentant un bilan sain.
Ce graphique, qui compare le Dow Jones au PIB américain (en Mia USD), nous
montre clairement que les grosses entreprises qui composent l’indice américain sous-performent systématiquement le PIB, et donc ne profitent jamais
« à plein » de la création de richesse induite par la croissance du PIB.
Et il est probablement vrai qu’une très grosse entreprise, mature et plus
statique, consolidant la plupart du temps ses parts de marché, ne profite pas de l’essor économique comme le fait une PME qui croît en se développant et trouvant des marchés à conquérir, au
premier rang de cette création de richesses.
Exprimé en USD constants, cette comparaison nous indique encore que lorsque
le Dow Jones a le malheur de croître plus vite que l’accroissement de la richesse intérieure, une correction importante se produite, initiatrice de récession.
Dans une optique de long terme, il faut donc toujours à mon sens
privilégier un investissement en « small caps », en veillant à bien diversifier ses positions pour minimiser le risque d’investissement.
Par jean-christophe duplat
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Lundi 7 février 2011
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12:16
Voici le tableau des performances du Dow Jones le premier jour de
chaque mois, depuis septembre 1997. Outre les statistiques, qui encouragent plutôt à un investissement dans la période qui va du mois d'avril à juillet, il est interpellant de remarquer que la
performance du premier jour du mois surperforme le Dow Jones dans son ensemble.
Le Dow Jones, à 7'945 le 30 septembre 2007, s'affiche aujourd'hui
12'092, soit une progression de 4'147 ponts. La performance cumulée du premier jour du mois s'élève à 6071 points, soit 46% de plus.
En d’autres termes, la personne qui achète systématiquement, et
surtout très basiquement, un tracker sur l’indice Dow Jones à la clôture du dernier jour de chaque mois, et qui le revend à la clôture du premier jour du mois suivant, se limitant donc à
conserver sa position moins de 24 heures par mois, surperforme l’indice sur le long terme.
Ceci peut encore convaincre que la stratégie du buy and hold, qui
consiste à acheter et ne jamais se défaire de ses actions, n’est pas toujours une stratégie performante, comme vu précédemment.
Reste maintenant à déterminer si la performance d’un hypothétique « fonds premier jour du mois »ne serait pas fortement pénalisé par les frais de courtage.
Par jean-christophe duplat
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Publié dans : Marchés financiers
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Mercredi 2 février 2011
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05:30
Après les peuples de Tunisie et l'Egypte, très sensibles au foyer d'inflation sur les matières premières, d'autres pays producteurs vont-ils contribuer à la
tension perceptible sur les cours du pétrole ?
Voici un aperçu des plus gros producteurs et si, ni l'Egypte (28ème producteur avec 662'000 barils/jour) ni la Tunisie (55ème et 86'210 b/j) ne menacent vraiment l'équilibre du monde
pétrolier, il n'en est pas de même pour les pays limitrophes, aux mêmes caractéristiques (régimes politique "de fer").
En effet si l'Algérie, la Libye, et plus loin peut-être même les Emirats Arabes Unis venaient à connaître les mêmes protestations, c'est plus de 8% de la production mondiale qui viendrait à
manquer.
Pour l'anecdote, saviez-vous que la Belgique produisait presque 9'000 barils/jour ?
Par jean-christophe duplat
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Publié dans : Macro-économie
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Jeudi 27 janvier 2011
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13:43
Que se passe-t-il sur les marchés chinois ? En deux semaines, l’on a assisté à un formidable
retournement de la courbe du Shibor, l’équivalent asiatique de notre Euribor qui détermine le taux auquel les banques se prêtent leur argent. En début d’année, cette courbe affichait un profil
classique (durée courte = risque moindre= taux bas, et inversément)
Jugez-en vous-même : un montant prêté entre banques pour une nuit était rémunéré à 1.9157% le
13 janvier dernier, ce taux est à présent passé à …7,7608% !
Les prêts à 1 semaine sont passés de 2.30 à 7.8725%, mais pendant ce temps, les prêts interbancaires à 6 mois, 9
mois ou un an ne se rémunèrent qu’à moins de 4%..
Nous assistons probablement à ce que l’on commencé à vivre
en 2007 plus à l’Ouest : une défiance massive des banques chinoises les unes envers les autres, qui veulent d’énormes garanties en contrepartie de leur cash qu’elles ont peur de voir se
volatiliser au cas où il se confirme que la bulle immobilière chinoise est encore plus importante que
celle des subprimes américains.
Plus généralement, une inversion de courbe des taux est l'annonciatrice
garantie d’une entrée en récession profonde dans les 4 à 6 trimestres qui suivent. Ce sera une première expérience pour le nouvel axe du monde..
Par jean-christophe duplat
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Mercredi 26 janvier 2011
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15:00
Quelques signes avant-coureurs d'une baisse ont surgi
récemment sur les marchés financiers :
L’or, tout d’abord, revient se poser sur sa MME à 7 jours, ce qui
devrait l’inciter à s'appuyer sur ce point bas avant de rebondir ; or quand l’once d’or progresse, les marchés financiers s’affaissent.
Le VIX,
ensuite. Cet indice qui prend la température des intervenants, qui se trouve au plus bas lorsque l’optimisme est à son comble sur les marchés, vient de rebondir
sur sa bande de Bollinger inférieure. Nous avions vu précédemment que ce genre de figure anticipe un retour du VIX vers le haut, entrainant à la baisse les marchés financiers.
Enfin le ratio Dow Jones/or, indicateur très simple qui permet de
savoir à combien d’onces d’or se « monnaie » le Dow Jones – près de 9 actuellement - nous fait une figure assez particulière sur le dernier mois, probablement trop rapide et trop
haute.
Rappelons aussi qu’en-dessous de 3, ce ratio indique une
opportunité d’achat sur les actions, ce qui fut le cas au début des années 80, anticipant les 20 années de hausse qui ont suivi, avant l’explosion et l’entrée dans notre hiver actuel.
Par jean-christophe duplat
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Lundi 17 janvier 2011
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21:02
Nous voyons ici que la trajectoire de hausse du pétrole qui avait mené les prix du baril à des sommets en 2008, en étroite corrélation avec la hausse des marchés financiers, avant
de plonger avec l'éclatement de la bulle du crédit, remonte à présent et se heurte au bas du précédent canal. Il s'agit d'un résistance majeure, et le prix d'un "gallon" (3.785 litres) ne se
maintient jamais très longtemps au-dessus des 3 USD.
Du côté du "spread", de l'écart de cours, entre le WTI américain et le brent de la mer du Nord, qui est de presque 9 USD actuellement, l'histoire nous apprend que cette différence entre les deux
principales valeurs du marché pétrolier ne se maintient jamais très longtemps et que ce gap devrait se réduire pour rejoindre le moins élevé des 2 cours.
Il est enfin important de signaler que c'est généralement le moment choisi par les sociétés extractrices pour réduire leurs stocks de brut de manière significative, car il est évident que c'est
le moment idéal pour elles de valoriser et concrétiser leurs marges en transférant un maximum de stock vers des entreprises qui utilisent le même pétrole pour fabriquer leurs produits finis.
Nous vérifierons si dans les mois qui viennent, le brent (100 USD) reviendra effectivement plus près du cours du WTI (90 USD), et si les sociétés pétrolières "en amont" (extractrices)
surperformeront bien celles qui sont plus en aval (distributrices).
Par jean-christophe duplat
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Lundi 10 janvier 2011
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22:48
Ce graphique compare l’évolution du tracker UUP (en rouge) - dont les performances traduisent, par la quantité de haussiers sur le dollar, la force relative du
USD contre les autres principales devises (EUR, JPY , GBP, CAD, SKR et CHF) en mettant en relation le nombre de « long » et « short » - au S&P 500, et donc aux marchés
actions en général (en noir).
L’on peut remarquer que ce graphe confirme le sentiment général qui
pressent que les places boursières vont dans le sens opposé de l’évolution du dollar (ou dans la même direction que l’euro), et que ce tracker serait donc un très bon indicateur contrarien de
l’évolution des marchés, les deux courbes ayant tendance à s'écarter fortement, puis se rejoindre.
Les acheteurs de USD ont repris le dessus depuis le mois de novembre
dernier, et à raison : l’inflation, arrivée au travers de la hausse des prix des importations en
provenance des pays émergents, devrait faire monter le cours des obligations, déclencher une remontée des taux de la Fed, et mécaniquement provoquer un retour des acheteurs de devises les convertissant en USD pour rémunérer leurs liquidités à un meilleur taux.
Cela se traduit d’ailleurs déjà par un taux des emprunts US à 10 ans, qui est passé de 1.5% en novembre dernier à 2.625% aujourd'hui.
Par jean-christophe duplat
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Publié dans : Marchés financiers
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