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JPY/EUR, une parité à suivre ?

27 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

 

Le Japon ayant maintenu ses taux à niveau 0 pendant presque 20 ans, tandis que les autres banques centrales augmentaient leur taux au fur et à mesure que l”économie s’améliorait, une sorte d’arbitrage s’est développée et accentuée au cours du temps, le couramment appelé "Carry Trade".

L’investisseur empruntait en Yen – moyennant un taux d’intérêt très bas – et replaçait cet argent dans un marché ou une économie plus attrayante en termes de rémunération, aux USA ou en Europe par exemple. Le différentiel de taux suffisait à offrir un rendement supérieur.

En conséquence de quoi la paire de devises JPY/EUR n’a cessé de refléter cette pression d'emprunt sur le JPY, à un tel point que l’on peut aujourd’hui compter sur cet indicateur pour figurer comme baromètre de l’aversion au risque du marché, et prévoir ses retournements.

En observant le graphique présenté ci-dessous, nous pouvons effectivement constater que le retournement très significatif de la parité EUR/JPY du mois d'août 2008 s’est effectué deux mois avant le retournement des marchés, anticipant cette baisse qui avait eu lieu début octobre.
 

 

Alors, que peut-on dire en observant cette parité aujourd’hui ? Apparemment, le renforcement de l’Euro par rapport au Yen indique une tendance à la hausse des marchés. Pas de "coup de pompe" en vue, apparemment.


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Grippe H1N1 : intox, lobby pharmaceutique et/ou erreur humaine ?

23 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

La grippe H1N1, dont on nous dit pis que pendre depuis le mois d’avril, serait-elle juste un « turbo » donné à une société pharmaceutique française par l’Etat français ? ou une erreur de manipulation ?  Nous sommes en droit de nous poser la question. Voici la chronologie des événements :

Le 9 mars, Nicolas Sarkozy se rend au Mexique pour officiellement essayer de libérer Florence Cassez, ou tout au moins lui faire purger sa peine en France puisqu’elle est emprisonnée à vie au Mexique.

Le même jour, le 9 mars, Sanofi-Aventis annonce par le biais de ce communiqué un investissement de 100 Mio EUR pour construire une usine de vaccin grippal saisonnier et pandémique au Mexique. Un investissement qui montre, je cite, « l’engagement local de Sanofi-Aventis pour la santé mondiale (…), un atout de santé publique ».

Le 9 mars, les autorités publiques sont alertées du premier cas d’une épidémie touchant les habitants de La Gloria. Les autorités ne concluent d’abord qu’à une banale grippe saisonnière. Un mois plus tard, le nombre de « malades » s’accroissant, il est procédé à un test des échantillons prélevés sur un garçon de 5 ans qui a survécu à cette grippe grâce à un cocktail d’antibiotiques. Surprise, on y trouve le fameux H1N1 dans un laboratoire d’Atlanta, alors que le laboratoire mexicain ne révélait aucune trace autre qu’une grippe classique.

Depuis lors les commandes de l’Etat français faites à Sanofi-Aventis « pour se préparer à une pandémie mondiale », dépasseraient les 700 millions d’Euro, chiffre contesté par le monde politique au début du mois de juillet.

 

Cependant cette aide indirecte de l'Etat, chère aux théoriciens du patriotisme économique, risque d’approcher le Milliard si l’on se réfère à la nouvelle commande de l’Etat français en fin de semaine dernière.
De quoi compenser l’annonce de l’abandon en phase de pré commercialisation d’un médicament « blockbuster » anti-obésité, l’Acomplia, en Novembre 2008, relaté notamment par cet article.

Je ne crois en général pas aux fameuses « théories du complot », certainement pas sur les marchés, mais lorsque l’Etat s’en mêle, il semble que l’on s’en rapproche toujours un peu.
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Trois éléments ravageurs pour une reprise rapide

13 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

La nouvelle jambe de baisse semble enclenchée. Il faut dire que nous sommes confrontés à trois éléments potentiellement explosifs, et qui pourraient bien empêcher une reprise économique rapide :

D’une part, l’augmentation du chômage, qui frôle à présent les 10% aux USA, et qui devrait continuer à progresser d’ici à la mi-2010.

 

D’autre part, la thésaurisation des particuliers qui revient à des niveaux élevés, inégalés depuis près de 20 ans

 

Et en outre nous constatons que le « deleveraging » bat son plein, les particuliers renonçant de plus en plus à l’art de s’endetter par le crédit, le veau d'or pourtant adulé les deux dernières décennies

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Un point sur les indices

6 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Un certain nombre de signaux étant donnés par les marchés à l’heure actuelle, il nous semble opportun de les noter pour surveiller une éventuelle nouvelle vague de baisse.

En premier lieu, nous constatons que les fameuses moyennes mobiles exponentielles à 13 et 34 jours viennent de se croiser à la baisse sur les indices européens, dont le Cac40.



Ce sont ces mêmes moyennes qui avaient laissé présager une embellie sur les marchés dès le début du mois de mars.

Par contre, la cassure ne s’est pas encore opérée sur les indices américains, Dow Jones et Nasdaq en tête. Une chute de ces indices en clôture pourrait signaler le début de cette coupure.







L’or, quant à lui, est en parfait équilibre, après sa hausse du mois de mai, hausse qui s’est à peine traduite sur les cours de l’or en euro, à cause de la dépréciation du dollar. Si une vague baissière débute sur les marchés, il devrait en profiter pour repartir à la hausse. A surveiller.


Le Vix, l’indice de volatilité des marchés, après s’être replié autour des 20, semble repartir à la hausse dans un mouvement qui rappelle vaguement celui du mois d’août 2008.

Ce graphe est intéressant car l’échelle du temps permet de montrer qu’en marché haussier (2003-07/2007), le Vix ne dépasse pas les 20, puis dans une période de doute des marchés (07/2007-09/2008), il se met à évoluer de manière plus nerveuse, entre 20 et 35, et en cas de crise, il s’affole et ne connaît plus de limite à la hausse.

Nous étions ces dernières semaines revenus à des niveaux très raisonnables, aux alentours de 23, alors que les autorités semblent soudainement prendre conscience de n’avoir pas encore évalué l’ensemble du risque financier, comme le signale le FMI dans cet articulet.

De même, le ratio bear/bull, qui met en relation les positions haussières et baissières prises par les acteurs de marché, faisait lui aussi montre d’une prédominance des haussiers (bulls) sur les marchés, et d’un retour de l’optimisme - bienvenu mais peut-être trop rapide – sur les marchés, avec près de 50% de haussiers pour 20% de baissiers, il y a quelques jours.




A suivre..
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La Chine vs la timidité des banques européennes

1 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Les nouvelles nous apprennent que la Chine connaît un quatrième mois de croissance de son activité économique, traduit dans son indice manufacturier
Rappelons qu’un indice supérieur à 50 reflète une économie en croissance et sous les 50 points, l’on peut en règle générale considérer que l’économie se rétracte.


 
Cet élément est de nature à nous indiquer que la Chine est occupée à réussir parfaitement son découplage – recentrer son économie en développant le marché intérieur plutôt que de générer de la croissance uniquement sur base de ses exportations – et qu’elle y est parvenue grâce à un plan de relance ciblé, avec un volet focalisant les prêts bancaires sur la consommation intérieure.



En Europe, par contre, le bilan de la BCE au 30 juin montre qu’elle héberge 252’637 trilliards (252'637'000'000'000'000) EUR en provenance des banques commerciales européennes.
cfr ce graphe
Un montant record qui avait baissé significativement durant le rebond boursier, mais dont l’importance nous renvoie maintenant 6 mois en arrière, lorsque les banques préféraient comme aujourd’hui placer à la BCE – contre rémunération de 0,25% sur base annuelle – plutôt que de les mettre à disposition des entreprises, avec à la clef une stimulation de la croissance, ou de favoriser le placement sur les marchés boursiers.

Malheureusement la BCE ne communique pas le nom des banques d’où est issue cette masse monétaire.

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