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Actions ou obligations d’entreprises ? Faut-il vraiment choisir ?

6 Octobre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Par les temps qui courent, avec cette volatilité qui va et vient, faut-il investir maintenant dans les actions avec l'espoir que les bourses continuent à briller ? Ou plutôt viser un fonds obligataire tranquille mais qu’une remontée trop rapide des taux directeurs par la BCE pourrait mettre à mal ? Difficile en ce moment de faire un choix.

Pourquoi alors ne pas unir les deux possibilités, en achetant des obligations qui offrent un taux d’intérêt relativement faible, mais dont le potentiel d’appréciation se voit en finale, lorsqu’à l’échéance, ces obligations se transforment en actions ?

Les obligations convertibles sont en effet des obligations « corporate », donc émises par des sociétés privées (>< obligations d’Etat) qui donnent à leur possesseur l’option et non l’obligation de les convertir en un nombre spécifique d’actions de la société émettrice à un prix déterminé par avance.

Nous pensons que les conditions de marché actuelles sont idéales pour se constituer une ligne de ces produits.  Leur acquéreur obtient en effet le potentiel d’une hausse à moyen terme des actions, tout en minimisant le risque de baisse, protection spécifique des obligations. 

Il faut bien sûr avoir soin de choisir celles qui présentent le Delta le plus équilibré, c’est-à dire celles qui, comme les obligations convertibles dites « mixtes » (delta entre 30 et 70%) qui sont les plus recherchées, car elles permettent de profiter en moyenne de 2/3 de la hausse des actions et ne subir qu’1/3 de leur baisse.

Historiquement, nous pouvons constater qu’un investissement en obligations convertibles (indice Jefferies Active Convertible Global, représenté en bleu) était opportun, puisque ce parachute obligataire a permis tant de suivre la phase haussière 2003-2007 que de limiter la baisse encaissée par les marchés actions (en rouge) lors de la séquence baissière entamée à la mi-2008.

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Le G20 de Pittsburg, les mesures artificielles et le spectre du W

1 Octobre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Le G20, réuni le week-end dernier à Pittsburg a entendu les appels du marché, et a donc déclaré en conclusion de cette réunion qu’il « éviterait tout retrait prématuré des plans de relance ».

La masse d’argent déversée sur les marchés ne risque donc pas de se tarir dans l’immédiat. Les aides d’Etat, qui donnent des béquilles au marché, vont continuer à abonder et donner une impression de retour à la consommation – qui est pourtant en panne – grâce à certains mécanismes superficiels, comme la prime à la casse. Dès lundi d’ailleurs, la Grande-Bretagne, pour satisfaire aux exigences de ce G20, a annoncé étendre sa prime à la casse à 100.000 véhicules supplémentaires.

 

Comme en témoignent ces graphiques, nous pouvons constater que, depuis le lancement des plans de relance :

1-      Les aides d’état n’ont pas été utilisées par les banques pour financer des projets entrepreneuriaux



2-
     
que ces mêmes aides n’ont pas été ristournées aux crédits des particuliers, touchés de plein fouet par le chômage et tentant au plus vite de faire du deleveraging, soit de liquider leurs emprunts existants au plus vite


3-
     
mais que la planche à billet tourne toujours excessivement vite

 

Tout ceci nous incite à croire que les moyens financiers mis à disposition des banques ne sont donc pas prêtés aux acteurs économiques, mais injectés dans les marchés financiers, qu’ils jugent probablement moins risqués.  La prochaine bulle devrait être occupée à gonfler.

Notons également la publication hier soir d’un indice PMI de Chicago à 46.1, en retrait significatif par rapport aux attentes (52). Un PMI en-dessous de 50 a toujours signifié une entrée en récession. La deuxième jambe baissière du W est-elle en train de se former ?

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