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Performances de 2011 et prévisions 2012

30 Décembre 2011 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Meilleurs voeux à vous tous !

 

L'an dernier à la même époque, nous nous étions lancé dans une série de 10 prédictions pour 2011.

 

La plupart sont encore brûlantes d'actualité tellement la réticence à admettre une faillite des états est difficile à admettre pour le monde politique. Le cadeau de Noël fait par  la BCE aux banques pour repousser à plus tard l'acceptation d'une faillite en est une preuve manifeste.

D'ailleurs, après avoir reçu ces 489 Milliards €, ilmprimés sans contrepartie, les banques, qui décidément ne se prêtent plus entre elles, ont été en placer 450 à la BCE contre une rémunération de 0,5%.

Si l'on est attentif, ceci indique que 39 Mia se sont volatilisés en allant renflouer des pertes de fonds propres de ces banques.

Les faillites de banques comme Dexia a été évitée par une...intervention de la BCE et une transfert de la charge de leur dette sur les épaules du contribuable ;

La parité EUR-CHF a été atteinte en juillet dernier, avant une... intervention de la banque centrale suisse..

L'once d'or est montée jusqu'à 1'900 USD avant....une intervention des autorités, doublant puis triplant la mise d'actifs en garantie.

Nous avons suivi tout ceci au cours des 12 derniers mois

 

Voici le bilan des principaux indices occidentaux en 2011 :

 

history2011.png

Seul le Dow Jones n'a pas reculé, et s'octroie une hausse  de 2%. Pour le reste des places principales, l'année 2011 termine comme elle avait commencé, en baisse.

 

Pour 2012, voici une série de "points d'inflexion" à surveiller :

  • EUR/USD : les deux devises ayant perdu tout pouvoir de conviction quant à leur solidité et leur valeur réelle, elles devraient revenir à la parité ;
  • Performance négative des bourses européennes. Seules les valeurs qui bénéficient d'un "pricing power", d'une maîtrise de la fixation de leurs prix de vente (AB Inbev, Duvel Moortgat, Euronav, Belgacom, Microsoft  par exemple) surperforment ; 
  • Après une consolidation sur fond d'espoir d'interventionisme plus poussé, l'once d'or devrait atteindre les 2'100 USD, toujours sous l'effet de  la paupérisation monétaire, de  l'inflation "ressentie" et non officiellement diffusée ;
  • Le pétrole devrait significativement reculer, le monde occidental entrant en récession profonde ; il va trouver un point d'équilibre à 50 USD ;
  • Le taux de chômage devrait augmenter de 50% et atteindre 15% en 2012 ;
  • L'Allemagne quittera la zone euro, laissant ainsi à la monnaie unique le pouvoir de se déprécier rapidement, et résorber la dette publique par effet mécanique ;
  • La BCE essaiera, comme on l'observe en cette fin d'année, d'accélérer ses prêts aux banques, afin de les obliger à acheter en contrepartie les actifs très risqués qu'elle a rachetés ces deux dernières années, sans y être autorisée ;
  • Encore un peu plus de censure sur internet et une confirmation de la reprise en main par l'état de certains supports média, notamment les journaux à diffusion payante ;
  • Grosse victoire des partisans du Tea Party aux USA, trouvant les finances de l'état bien mal en point, notamment  le doublement de la dette en 4 ans sous la présidence de Barack Obama ; 
  • Bayrou et Le Pen au second tour lors des élections  françaises

 

Bonne fin d'année et excellent réveillon !

 

 

 

 

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R&D, classement par pays

23 Décembre 2011 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Le cabinet d'analyse économique Thomson Reuters publie une cartographie classant à la fois les industries et les pays les plus innovants du monde

 

Pour déterminer ce classement Thomson Reuters a pris en compte, en particulier, le nombre de brevets déposés et acceptés, leur rayonnement international, et l’importance de leur contenu.

 

Sans étonnement, les USA et le Japon, responsables de 40 et 27% de l’innovation au niveau mondial se retrouvent aux deux premières places.

 

Les surprises viennent de France, troisième avec 11% d’innovation, et de l’absence de la Chine, la plupart de ses brevets n’étant que de portée nationale.

Un  biais statistique devrait à ce sujet peut-être être signalé, la superficie de la Chine faisant plus du double de celle de l’union européenne.

   

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Corruption - asphyxie par la dette : corrélation

21 Décembre 2011 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Transparency International vient de publier son rapport annuel recensant le taux de corruption de chaque pays, qui est établi sur base de différents critères comme le niveau de corruption et de transparence de la classe politique par exemple.  

 

La corrélation est très forte entre l’exposition des pays européens à la crise de la dette publique et cette distribution de la corruption.

 

C’est ainsi que nous notons la 80ème place de la Grèce – premier pays à ne plus pouvoir se financer sur les marchés -  puis l’Italie qui se situe en 69ème position, l’Espagne et le Portugal se tutoyant en rangs 31 et 32.

En remontant, l’on trouve la France – prochain état dont l’importance de la dette est dans le viseur -  en 25ème place.  La Belgique est dix-neuvième.

 

 

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Italie et Grèce, une même économie souterraine

16 Décembre 2011 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Europe - Italie

Il Sole met en image les statistiques italiennes, et nous signale que

les 66.3% d'Italiens qui déclarent un revenu annuel inférieur à ...20'000 € possèdent :


42.4% des bateaux immatriculés en Italie
25.7% des avions privés
et 31.7% des voitures dont la cylindrée est supérieure à 185 kw (250 CV)

 

chi-possiede-auto-.jpg

 

 

Ceci me fait sourire et penser que mon mémoire de 1990 qui portait sur l'économie souterraine en Italie, et qui concluait que la hausse des taxes n'était pas un incitant au retour de cette économie en surface, est toujours bien d'actualité...

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Même en cure, vous reprendrez bien un peu de dette ?

12 Décembre 2011 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Fuir en avant et tenir jusqu’aux prochaines élections, c’est ce qui semble ressortir des dernières interventions de sortie de crise des dirigeants européens en général et aujourd’hui Nicolas Sarkozy en particulier qui n’exclut plus une dégradation de la note de la France, mais en la dédramatisant – rappelons qu’il s’agit du premier créancier d’Italie – alors que la semaine dernière encore le bouc émissaire par excellence, les agences de notation, était pointé du doigt, et la France n’avait aucune raison de craindre une révision à la baisse de sa qualité de débiteur.

 

L’on perçoit également cet œil intensément rivé sur les urnes lorsque l’utilisation de la langue de bois arrive à son paroxysme pour annoncer « L’objectif de l’accord de cette nuit (NDLR : depuis quelque temps les accords obtenus en bout de nuit sont un nouvel axe de communication et de fierté politique) est de finaliser un nouveau traité européen pour la fin mars 2012 ».

Un peu de gaussement pour agrémenter sa campagne et s'approprier ladite "règle d'or" interdisant tout déficit, alors que l'on sait depuis Maastricht que toutes ces règles sont juste des barrières très faciles à franchir et dont la fragilité est exploitée à outrance ?

 

Pourquoi personne ne propose-t-il l'interdiction d'émettre de la nouvelle dette pour un gouvernement ? L'interdiction pour un gouvernement en affaires courantes, comme en Belgique le 4 décembre dernier, de lever insidieusement 5 Mia de dette  à un taux brut légèrement supérieur à l'inflation - avec l'aide du talent commercial des banquiers, leurs nouveaux vassaux  -  et en n'indiquant pas que le changement d'imposition - passant de 15% à 21% le premier janvier prochain - allait être validé 2 jours plus tard ?

Pour un taux de 4% nominal, ces pauvres souscripteurs ont bloqué leurs fonds pour 5 ans et en obtiendront un taux net de 3.16% au lieu des 3.40% qu'ils avaient calculé.

Ce qui n'était déjà pas un choix judicieux puisque rappelons que l'inflation s'est élevée à 3.85% au mois de novembre..

 

Le quotidien allemand Der Spiegel a mis en graphique les prochaines échéances de refinancement et le montant de la dette à "rouler" des plus fragiles émetteurs de dette européens.

Les montants sont exprimés en milliards € et le dessin est assez éloquent.

 

Dire que ces personnes vont se souhaiter une bonne année d'ici quelques jours..

 

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Benchmark : quels secteurs d'investissement sont corrélés et surperforment ?

7 Décembre 2011 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Nous allons comparer les performances de 5 "indices-phare" au cours du mois de Novembre 2011, qui pourraient correspondre au profil de 5 investisseurs lambda.

 

Il s'agit d'un investissement en or (en jaune), en actions (SPX, en rose), en obligations à maturité longue(TLT, en bleu), en devises (le Dollar Index, en vert), et en matières premières (commodities, en noir)

 

Nov secteurs

 

Première constatation, 3 de ces 5 investissements ont offert une performance positive sur le mois : l'or , le USD, et les obligations terminent ensemble en territoire positif, affichant une progression de 2% chacun.

Les deux autres investisseurs, actions et matières premières, terminent sur un résultat négatif.

 

Les 3 pics de hausse en investissement obligataire correspondent à 3 points bas pour l'investisseur en actions.

 

Enfin, l'or est corrélé aux matières premières, mais avec un "bêta", une réactivité qui lui permet de ne pas baisser plus fortement qu'un tracker sur les matières premières. Et bien au contraire, de grapiller plus vite, plus de points lorsque celles-ci sont orientées à la hausse.

 

Qu'en est-il de ces résultats depuis début 2011 ?

 

Un mauvais premier semestre pour les obligations, pour terminer en beauté avec un return de 30%, avec l'explosion du risque souverain, et donc la hausse du rendement de ces titres.  

 

L'or - investissement défensif par excellence -  qui a suivi le même chemin, puis a été artificiellement matraqué par un changement de régle en matière d'appel de marge, et qui -  comme prévu et malgré cela - continue sa hausse tranquille.

 

Et une année pour rien pour les autres investisseurs.

 

L'on remarque tout de même la très forte corrélation entre matières premières et actions, les premières suivant directement l'indice boursier lorsqu'il se retourne.

 

YTD secteurs

 

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Un gouvernement confiscateur, le chagrin des Belges

1 Décembre 2011 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie Politique

Nous aurons, paraît-il, un gouvernement avant la fin de la semaine.

Comme dit précédemment, ce gouvernement va se mettre à la chasse aux milliards dès son entrée en fonction.

 

Voici un premier aperçu de l'alourdissement des charges fiscales à venir, pénalisant l'épargnant, les dirigeants d'entreprise et les personnes actives, soucieuses notamment de se constituer une pension extra-légale que l'état ne pourra tôt ou tard plus leur offrir. Mais dont tout ou partie sera maintenant confisquée.

Ce gouvernement "d'union nationale" càd de centre gauche a prémédité le choix de ses cibles, le taux d'épargne des Belges étant un des plus hauts d'Europe.

Une lame de coupe gouvernementale avec les mêmes effets qu'une hyperinflation.

 

 

Déduction pour capital à risque (intérêts notionnels) : le taux est ramené à 3% (pour les PME : 3,5%).La transmissibilité de ces intérêts notionnels, en cas de perte, sera supprimée (à l’heure actuelle, cette déduction est  possible sur les 7 exercices suivants) et le transfert du solde de cette déduction actuels sera limité à 60% de sa valeur.

 

Introduction d'un « thin cap rule » (comme aux Pays-Bas) : les intérêts ne seront plus déductibles dans la mesure où une proportion entre capitaux de tiers et capitaux propres est dépassée.

 

L’actuelle exonération des plus-values sur actions (pour rappel : en contrepartie d’une non-admissibilité des moins-values) continuera de subsister si la détention de ces actions est supérieure à 365 jours. Dans le cas contraire, la plus-value sera taxée à concurrence de 25%.

 

Déductibilité des primes d’assurance-groupe : toujours limitée à 80% du salaire, mais dorénavant ce salaire sera plafonné pour le calcul.

 

Cotisations sociales des indépendants : le plafond du montant des revenus sur lequel sont calculées les cotisations trimestrielles (77'189.40 eur) devrait être relevé à 100'000 eur.

 

Constitution de pensions internes : devront être externalisées, c-à-d constituée auprès d’un organisme d’assurances, pendant au moins 3 ans. Ceci pour que l’état puisse prélever 4.4% de taxes sur ces primes externes, la constitution de pension interne n’étant pas taxée.

 

Précompte mobilier : il augmente de 40% et passe de 15% à 21%. Une énième « contribution de crise additionnelle »  de 4% sera levée sur les revenus mobiliers supérieurs à 20'000 eur, et portera donc le précompte sur ceux-ci à 25%.

 

Boni de liquidation : restent soumis, a priori, à un taux de 10%

 

Le pourcentage de base utilisé pour la valorisation forfaitaire des options sur actions passe de 15 à 18%.

 

Les avantages de toute nature pour les chefs d'entreprise (chauffage et électricité, mise à disposition d'un habitation avec RC>745 eur)seront relevés.

 

L'impôt sur les capitaux de retraite et assurances-groupe augmente de 16,5% à 20% (en cas de retraite à 60 ans) et 18% (en cas de retraite à 61 ans).

Nouvel impôt sur la conversion des actions dématérialisées et au porteur : 1% pour les conversions en 2012, 2% pour les conversions en 2013, 3% pour les conversions de plein droit à la fin de la période de conversion (31/12/2013.

 

La TVA sur la télévision payante passe de 12 à 21%.

 

La dispense de TVA pour les notaires et les huissiers de Justice est supprimée.

 

Les tarifs et les plafonds en matière de la TOB, la taxe sur les opérations boursières – cette taxe Tobin que le monde entier nous envie -  est accrue de 30%.

 

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