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Bilan de la BCE vs. Bilan de la FED = EURUSD surévalué de 7% ?

27 Juin 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #EURUSD

Les totaux de bilan de la réserve fédérale américaine (FED) et de la BCE ont été démulitpliés depuis la mise en place des opérations de sauvetage des banques d'abord, des états ensuite, via le mécanisme des Quantitative Easing et LTRO, par lequel ces deux banques centrales ont imprimé de la monnaie pour pouvoir racheter d'abord les actifs toxiques logés au coeur de ces établissements financiers, ensuite les émissions de nouvelles dettes par des gouvernements qui ne peuvent que continuer à vivre à crédit.

 

Tout ceci en circuit très fermé - le crédit aux entreprises et aux particuliers s'étant tari - ce qui a permis une maîtrise officielle de l'inflation.

 

ECB-FED.jpg

 

L'on peut observer que si l'on met ces deux courbes en rapport direct - total du bilan de la FED divisée par celui de la BCE - la courbe qui en résulte épouse presque parfaitement l'évolution de l'Euro/USD. Et que l'Euro tend toujours  à se rapprocher de cette courbe tôt ou tard.

 

ECB-20Fed-20Balance-20sheet-20ratio-20June_0.jpg

 

Sur ces bases, le ratio du bilan des banques centrales indique pour le moment un niveau théorique de 1.16€ pour 1US$, ce qui nous indiquerait une surévaluation de l'Euro de 800 points de base, puisqu'aux alentours de 1.24 actuellement.

 

Intéressant à suivre, donc, tout en gardant à l'esprit que le prochain effet d'annonce émis par l'une ou l'autre de ces banques centrales (La Fed annoncerait une nouvelle opération de Quantitative easing dans les semaines à venir, la BCE lancerait une troisième opération de LTRO dans les jours qui viennent) , induira forcément beaucoup de volatilité à la courbe.

DEXUSEU_Max_630_378.png

 

 

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Portefeuille sécurisé, 2 ans plus tard

19 Juin 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Il y a deux ans, nous avions, pour mieux affronter la tempête, constitué un petit portefeuille avec comme choix de gestion :

 

  1. des valeurs cotées en USD,
  2. sans aucune dette financière,
  3. dont la capitalisation boursière est au moins inférieure à 50% de leurs fonds propres,
  4. dont les actifs circulants sont supérieurs au total de leurs dettes,
  5. et dont les liquidités sont supérieures à leur capitalisation boursière

 Avec l’or, c’était la seule alternative, selon nous, qui permettait à celui qui voulait rester investi en valeurs mobilières, de « passer le cap » et d’afficher une stratégie gagnante sur un marché volatil, hautement influencé par les effets d’annonce politiques – auquel on assiste toujours aujourd’hui – et chaotique.

 

L’équipondération des ces valeurs, leur limitation à une dizaine et s’empêcher de faire tourner ces lignes, formaient aussi la clé de voûte d’un portefeuille sécurisé.

 

Vingt-quatre mois plus tard, donc, ce portefeuille gagne + de 32%, soit 16% sur un rythme annuel. (voir ci-dessous)

Un rendement largement supérieur à l'inflation officielle, et supérieur à l'inflation ressentie.

 

 

 Sans inclure la sortie de Cardiac Science en novembre 2011 par une OPA lancée à plus du double de son prix d’achat, et également sans rajouter à cette performance l’effet de change bénéfique du dollar.

Certes, l’écart-type n’est pas optimal, certaines valeurs perdant la moitié de leur capitalisation, tandis que d’autres s’adjugent 50, 100, voire 300%, mais la base de cette gestion sécurisée est validée.

 

 

A l’heure actuelle nous ne voyons pas pourquoi changer de stratégie.

Le fil rouge de la sortie de crise sera l’emploi, mais aucune amélioration n’est en vue.

 

Eurostat vient d’annoncer un taux de chômage « inédit » en Europe, atteignant les 11% pour la première fois dans l’historique de ses statistiques qui remontent à 1995.

Et aucune reprise de l’emploi n’est en vue. La Grèce a même annoncé 29.1% de chômeurs dans ses rangs la semaine dernière.

 

Au niveau mondial, rien de bien réjouissant non plus, même au niveau des pays très médiatisés comme les BRIC.

 

L’indice des directeurs d’achat de l’industrie en Chine est tombé à 50.4, très proche de la limite de récession (50), en chute très nette par rapport aux 53.3 du mois d’avril.

 

Le Brésil, de son côté, a annoncé une hausse vraiment très timide de son économie de 0.2% sur le premier trimestre alors qu’elle visait 4.5% de hausse sur l’ensemble de 2012.

 

Donc, non, vraiment, rien ne nous inspire en voyant les indices boursiers qui tardent à revenir sur leurs plus bas, soutenu dans la tentation de rebondir par l'interventionnisme permanent de la BCE et du monde de la finance politisée.

 

 

 

 

    PA cours Q initial actuel rendement
A. H. Belo Corporation AHC 7,27 3,74 138.00 1,003.26 516.12 -48.56%
Chromcraft Revington... CRC 1,93 1,26 518.00 999.74 652.68 -34.72%
CryptoLogic Limited... CRYP 1,27 2,53 787.00 999.49 1,991.11 +99.21%
dELiA*s, Inc. DLIA 1,63 1,39 613.00 999.19 852.07 -14.72%
Global-Tech Advanced... GAI 9,56 5,6 105.00 1,003.80 588.00 -41.42%
InfoSonics Corporation IFON 0,87 1,32 1,149.00 999.63 1,516.68 +51.72%
Meade Instruments Corp. MEAD 3,4 3,46 299.00 1,001.65 1,019.59 +1.79%
The9 Limited (ADR) NCTY 4,4 5,53 227.00 998.80 1,255.31 +25.68%
Paulson Capital Corp. PLCC 1,11 0,961 893.00 1,000.16 866.12 -13.40%
Tegal Corporation TGAL 0,93 3,69 1,075.00 999.75 3,966.75 +296.77%
Portfolio value:   $10,005.47 $13,224.43 +32.17%
   
Exit
Cardiac Science OPA 01/11/10 1,11 2,3 +107,21%
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Belgique : situation interbancaire depuis 1999

13 Juin 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

Olivier Berruyer a analysé l'évolution de la situation interbancaire des banques européennes, pays par pays, depuis 1999.

 

Pour le secteur bancaire belge, en observant l'évolution de sa dette, l'on remarque clairement que les deux opérations de LTRO lancées par la BCE ont été largement souscrites par les banques (Dexia,KBC, ING, Ethias).

La dette des banques belges envers la BCE s'élève,après ces deux opérations, à environ 40 Mia€.

 

Pour rappel : (i) le 31/12/2011, 489 Mia € ont été "offerts" par la BCE aux banques europénnes, offrant un masque à oxygène à 523 banques, et (ii) le 29/02/2012, 800 banques se sont précipitées sur une nouvelle manne céleste de 530 Mia €. Soit le versement de 1'300€ sur le compte de chaque européen, ce qui aurait pu - nous l'avons vu par le passé - faciliter un deleveraging, en obligeant les personnes physiques à rembourser une partie de leurs crédits gratuitement,  tout en tentant de redonner un stimulus de consommation à ces mêmes personnes.

L'on parle aujourd'hui d'ouvrir les vannes de liquidités une troisième fois. 

 

 L'on situe également l'importance du deleveraging des banques belges depuis 2008, la dette interbancaire ayant fondu de 40% en 2 ans, mais repartant à la hausse depuis début 2011.

42-dettes-interbancaires-belgique-2.jpg

 

Du côté des créances, les prêts à la BCE (l'argent offert par la BCE est remboursable à 1%, et les établissements financiers peuvent le replacer immédiatement à du 0,25% sur la même plateforme de crédits, la banque centrale européenne), en stagnation depuis 4 ans, et très minimes depuis 1999, ne suivent pas du tout le même rythme que les emprunts auprès de la même BCE.

La cash apporté par la banque centrale sert donc bien à tenter de retrouver un équilibre bilantaire pour les banques belges.

 

Par ailleurs, un autre mauvais signal est à trouver du côté du déséquilibre entre les crédits offerts aux autres banques, en stagnation, et comme vu plus haut, la remontée des dettes contractées auprès d'autres établissements.

 

42-credits-interbancaires-belgique-2

 

Ce resserrement  pourrait nous mener à une situation d'endettement net, par laquelle les dettes seraient supérieures aux crédits interbancaires, situation déjà connue en 2002 - lors de l'éclatement de la bulle internet - mais à l'époque il y avait des relais de croissance  - le crédit exacerbé, dont on mesure les conséquences aujourd'hui - qui ont pu inverser cette tendance.

 

44-dettes-interbancaires-belgique-4.jpg

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Dow-Gold Ratio: combien faut-il d’onces d’or pour être sûr de revenir sur un marché d'actions assaini ?

8 Juin 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

En divisant le cours du Dow Jones par le prix de l’or sur un graphique séculaire, l’on détecte clairement les exagérations de marché et les périodes lors desquelles le Dow Jones a constitué une belle opportunité d’achat.

Chaque fois que le Dow Jones se négocie plus de 10 fois le cours du metal jaune, une correction violente s’en est suivi, tandis que les opportunités d’achat se présentent après chaque crise d’envergure - et la dépression actuelle est peut-être la plus grave -  lorsque l’indice américain vaut entre 1.25 et 2.5 fois le cours de l’or.

 

Macrotrends.org_Dow_to_Gold_Ratio_Since_1915.jpeg

 

Amputé de la valeur de sa moyenne mobile à 30 jours, c’est lorsque le ratio revient à 0 que l’index américain a touché ses plus bas. Il en est encore relativement loin aujourd'hui (en rouge), car pour l’instant le Dow Jones est toujours valorisé à près de 8 fois l’once.

 

 

Macrotrends.org_Dow_to_Gold__Secular_Market_Cycles.jpeg 

 

2,5 onces d'or pour un Dow Jones. Ceci induirait à l’heure actuelle, pour une once à 1’600 USD, un retour du Dow Jones à moins de 4’000 points! 

 

 

Il n’atteindra peut-être pas ce seuil tant que les mesures de fuite en avant (à fonds perdus) mises en place par les autorités seront d’application, mais ce palier des 4’000 points a le mérite de nous donner la baisse de prix que le marché exige avant de revenir sur un marché d’actions assaini.

 

dow-gold-080612.png

 

Plus encore : lorsque les mesures de relance artificielles montrent réellement leur inefficacité et que les problèmes réels remontent à la surface, comme dans le premier cas européen, la Grèce, le ratio est allé tester de nouveaux plus bas historiques pour s’établir à ..0,3.

 

Entre 2008 et maintenant, l'indice ATG est passé de 5'400 points à 490, soit une perte en capital de 91%.

 

Et il ne fallait vraiment pas se presser pour entrer dans un marché terrassé par la crise de la dette,  et surtout bien gérer son timing : celui qui pensait pouvoir y revenir lorsque le marché s'échangeait contre deux onces d'or, soit lorsque l'indice grec s'établissait à 1'500 points, a encore perdu 70% de sa mise de fonds en actions.

 

 

080612-indice-grec-or.png

 

 

 En Espagne, même si le marché a déjà perdu 60% de sa valeur sur quatre années en passant de 15’900 à 6’400 points, l’indice monnayé en or - si le niveau atteint par la Grèce devient une nouvelle norme - pourrait encore perdre 90% pour passer de 4 à 0,3.

 

080612-spain-gold-copie-1.png

 

 

Raison de plus pour– à moins de ne choisir que des sociétés très excessivement décotées – nous tenir à l’écart de tout investissement en actions à l’heure actuelle.

Et bien sûr veiller à se séparer de toute obligation d’état encore détenue en portefeuille.

 

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