Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Au secours, l'étatisme est de retour

26 Décembre 2008 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

Nous l'observons tous les jours, l'Etat fait figure de "sauveur" ces derniers temps en renflouant les secteurs qui en ont besoin, comme les banques ou l'automobile dans un premier temps.
Mais le fait-il correctement ?
Il est à craindre que la manière dont le politique se mêle de l'économique n'offre pas de solution durable et définitive à cette crise. En effet, offrir des prêts à taux zéro pour les logements, ou encore des primes à la casse pour des véhicules ne constitue pas une solution durable. Bien au contraire, ce genre d'initiative correspond à recréer les mêmes dérives que l'on a connues avec des établissements comme Fannie Mae et Freddie Mac, créés pour relancer l'économie en intervenant soit-disant efficacement,  et dont on connaît maintenant l'ampleur des dégâts qu'ils ont causés à l'économie.
Quand les défauts sur ces prêts arriveront, viendra-t-on de nouveau accuser les épargnants traditionnels, en les traitant de spéculateurs bêtes et méchants, ou l'Etat trouvera-t-il un autre bouc émissiare pour ses propres dérives ?
L'interventionnisme de l'Etat est donc le chef de file d'une irresponsabilité qui ne va pas solutionner la crise, et au contraire, laisser en plan tout devoir d'évolution. Les crises n'existent-t-elles pas pour faire évoluer le monde beaucoup plus rapidement qu'en temps normal. Et nous ratons le train.

 
Cette crise marque probablement la fin du vingtième siècle et l'étatisme à outrance, et il nous faut évoluer autrement. L'Etatisme connaît son chant du cygne ; les fuites en avant qu'il organise seront encore suivies jusqu'à ce qu'ils ne trouvent plus d'investisseurs prêts à le suivre, ce qui ne devrait tarder.



Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Bernard de Burlin 31/12/2008 09:34

Je ne suis pas d'accord. Un état ambitieux et des dirigeants ayant confiance en eux et leur pays n'aurai(en)t pas laissé passer une opportunité unique telle que celle de Fortis qui aurait pu être le bras armé de la relance économique. Que se passe-t-il maintenant, nous sommes totalement démunis devant la crise et l'assèchement du crédit par les banques qui ont elles-même mis le pays dans ce pétrin.

jean-christophe duplat 21/01/2009 23:19



Je ne pense pas qu'il soit dans les attributions d'un Etat de nationaliser des banques pour en obtenir le contrôle. L'argent public ne doit pas servir à colmater les errements de quelques
dirigeants privés. L'entrée de l'Etat dans le capital de Fortis ne devait se faire que parce qu'il y avait urgence, et surtout parce qu'il fallait sauver l'emploi, autrement plus destructeur pour
l'Etat belge qu'une prise de dette ponctuelle, pour faire du portage et céder cette participation à un tiers dont c'est le métier. 
Il ne faudrait pas non plus que des plans de relance comme on les voit fleurir en Europe, en France et en Allemagne notamment, avec des taux 0% pour relancer les emprunts, et une "prime de
crise" allouée à chaque habitant aille dans le bon sens. Ce genre de pratique s'est surtout vue en Chine ou en URSS à une certaine époque.  
De même rejeter la faute de cette crise sur l'ultralibéralisme n'a pas de sens immédiat ; c'est la création par l'Etat US de sociéts nationalisées comme Freddie Mac ou Fannie Mae qui a créé ce
dérèglement, forçant les épargnants à s'endetter à concurrence de la prise de valeur de leur maison.
Enfin, le sujet est vaste..!