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G20, avec G comme "Gap" ou "Germany"

6 Avril 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

L'"accord historique" qui est sorti du sommet du G20, réunissant le 2 avril dernier les 20 nations les plus riches du monde - autrement dit générant le PIB le plus important - a fait montre d'un écart de plus en plus important entre le monde politique et la réalité economique
Premièrement en décidant de renforcer le contrôle financier - remplacer le FSB par le FSF - une autorité régulatrice de plus dont les membres se satisferont en s'attaquant aux conséquences de la crise plutôt qu'à ses causes. Nous l'avons vu antérieurement les autorités de contrôle ont pour la plupart un tempérament répressif que de protection, agissant a posteriori plutôt qu'anticipativement.

Les listes ensuite, une noire et une grise, recensant les différents paradis fiscaux recensés sur cette planète.
Grande victoire pour les Etats membres du G20 qui ont réussi à faire en sorte que le Delaware (USA), Jersey, Guernsey (UK), Macao et Hong-Kong (Chine) n'y apparaissent pas. Un gentil consensus politique. Par contre la Belgique, le pays le plus taxé d'Europe aurait mieux fait de figurer sur une liste des enfers fiscaux.

Ceci ouvre donc grand la porte à ce genre de construction  car en constituant une société à Hong-Kong - 0% d'impôts, ce qui devrait être une première règle de tri pour élaborer cette liste - qui a donc obtenu son statut de pays "tax safe", l'employeur belge s'évite des risques inutiles à rester dans une zone grise.
Idem pour Jersey, Guernsey, les paradis fiscaux par excellence.

La grande satisfaction de ce G20 émane de la Chancelière allemande, Angela Merkel, qui a la première eu le courage de localiser les causes de la crise actuelle, la dette excessive.
« Nous devons regarder les causes de cette crise. Elle est arrivée parce que nous vivions au-dessus de nos moyens.Après la crise asiatique (1997) et le 11-Septembre, les gouvernements ont encouragé la prise de risque pour soutenir la croissance. Nous devons ancrer la croissance sur un terrain plus solide. Ce ne sont pas seulement les banques qui ont pris trop de risques. Les gouvernements le leur ont permis en négligeant d’établir les règles nécessaires. »
Relisez bien, tous les mots sont importants, et surtout la dernière phrase.
On restera attentif à l'adhésion d'autres politiciens à ce mode de pensée.

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