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Bank-Run à la BCE

13 Juillet 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

La BCE a baissé ses taux la semaine dernière. Ceci implique également qu'elle ne rémunère plus les dépôts "traditionnels" des établissements bancaires, qui obtenaient auparavant un rendement de 0.25% pour de l'argent qu'ils retiraient gratuitement. 

 

Depuis cette opération, la BCE a vu s'envoler 484 Milliards € de dépôts. Un Bank-Run à l'échelon européen.

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Quels arbitrages les banques ont-elles pu opérer ?

 

Un placement liquide, plus ou moins sûr, plus ou moins long.

 

Probablement pas les marchés actions, toujours en proie à un grand marché baissier qui perdurera les 3 prochaines années.  Le risque est trop important.

 

Le marché des obligations ?  A court terme, l'Allemagne se finance à des taux négatifs, c'est-à-dire que l'acheteur de ces emprunts accepte de perdre une partie de son capital en échange de la sécurite d'être remboursée à l'échéance.

Les emprunts des pays du Sud de l'Europe offrent un beau rendement, mais la volatilité et le manque de crédibilité des solutions politiciennes pour véritablement les sortir de la crise empêche tout investissement raisonnable.

La qualité de la dette italienne a d'ailleurs été  dégradée de deux crans cette nuit, et nous avions vu auparavant que, derrière un écroulement de la dette Italienne, se cache la France..

 

L'or ? Il n'est pas question que les banques mettent le feu aux poudres ; le programme d'inflation par la monétisation des banques centrales  viendra bien assez tôt pour faire retrouver à la relique barbare ses plus hauts historiques . D'autant plus qu'on apprend aujourd'hui que la banque centrale...chinoise s'apprête à lancer le même programme occidental de soutien de l'économie par injection de monnaie ! 

Le soutien d'une croissance artificielle a décidément les pleins pouvoirs aux yeux des autorités.

 

Les obligations long terme sont alors celles qui offrent le rendement le plus alléchant. Malheureusement, plus le risque est modéré et plus il y a de monnaie  dans le système- émise sans contrepartie, gratuite et à crédit - plus les taux baissent.

C'est ainsi que depuis la mi-2008, le rendement du 30 ans américain est passé de 6.5% à 3%.

Nous reste donc  à voir si la prochaine émission d'obligations à 30 ans par le trésor américain sera marqué d'un volume exceptionnel.

 

 

 

20120713.gif

 

 

 

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BA 17/07/2012 21:17

Mardi 17 juillet 2012 :

Selon les calculs du FMI, la dette publique de la Grèce sera de 171 % du PIB en 2013.

La dette publique de l'Italie sera de 126,4 % du PIB en 2013.

La dette publique de l'Irlande sera de 121,2 % du PIB.

La dette publique du Portugal sera de 118,6 % du PIB.

La dette publique de l'Espagne sera de 96,5 % du PIB.

La dette publique du Royaume-Uni sera de 92,7 % du PIB.

La dette publique de la France sera de 90,1 % du PIB.

C'est la page 2 :

http://www.scribd.com/doc/100206742/IMF2

La dette publique de ces Etats s'est emballée. La dette publique de ces Etats est devenue incontrôlable.

En zone euro, plus personne ne contrôle quoi que ce soit. Aux Etats-Unis, pareil. Au Japon, pareil.

Dans tous ces Etats, il va y avoir des défauts de paiement en cascade.

BA 16/07/2012 21:18

Lundi 16 juillet 2012 :

L'écartèlement est un supplice utilisé pour donner la mort par la séparation simultanée des quatre membres du tronc du corps humain. Sous l’Ancien Régime, certains condamnés étaient tués par
écartèlement avec quatre chevaux. Regardez ce tableau :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/28/Dieric_Bouts_013.jpg

A notre époque, c’est la zone euro qui est en train de mourir par écartèlement.

Les investisseurs internationaux ont choisi de fuir les Etats européens périphériques : leurs taux d’emprunt sont de plus en plus élevés.

Mais en revanche, les investisseurs internationaux ont choisi cinq Etats-refuges en zone euro : leurs taux d’emprunt sont de plus en plus bas, et même négatifs pour certains.

Lundi 16 juillet, la France a lancé un emprunt à 23 semaines, et aussi un emprunt à 49 semaines. Pour l’emprunt à 23 semaines, le taux a été de - 0,011%, contre - 0,006%, le 9 juillet. Pour
l’emprunt à 49 semaines, le taux a été de - 0,002%, contre 0,013% le 9 juillet.

- France : taux des obligations à 2 ans : 0,079 %. Record historique battu. Les taux n'avaient jamais été aussi bas.

- Finlande : taux des obligations à 2 ans : 0,033 %. Record historique battu. Les taux n'avaient jamais été aussi bas.

- Autriche : taux des obligations à 2 ans : 0,008 %. Record historique battu. Les taux n'avaient jamais été aussi bas.

- Pays-Bas : taux des obligations à 2 ans : - 0,010 %. Je dis bien : moins 0,010 %. Record historique battu. Les taux n'avaient jamais été aussi bas.

- Allemagne : taux des obligations à 2 ans : - 0,055 %. Je dis bien : moins 0,055 %. Record historique battu. Les taux n'avaient jamais été aussi bas.

L’écartèlement de la zone euro est un spectacle horrible.

Nous savons comment finit un écartèlement.

Quand ça va craquer, il va y avoir du sang sur les murs.

Lefeuvre 13/07/2012 22:33

Suite des precedents articles,récents, sur l'effondrement du Deposit Facility



L'effondrement du Deposit Facility ne traduit pas, cette fois ci , le retour de la confiance entre les Banques !

Malgré les incitations de la BCE, les banques rechignent encore à se prêter


En arrêtant de rémunérer les dépôts des banques depuis mercredi, la Banque centrale européenne voulait les inciter à se prêter davantage entre elles et à alimenter l'économie, mais les effets
tardent à se faire sentir et le scepticisme domine.

Pour la première fois de son histoire, l'institut francfortois à abaissé à 0% (contre 0,25% précédemment) la rémunération des fonds placés au jour le jour sur sa facilité de dépôt par les banques
européennes.
Depuis plus de quatre mois, les banques déposent chaque soir environ 800 milliards d'euros sur cette facilité, un montant historiquement élevé.
Ces fonds proviennent, en partie, des deux prêts exceptionnels à trois ans consentis aux banques par la Banque centrale européenne (BCE) fin décembre et fin février, pour un total de 1.018
milliards, qui devaient empêcher un tarissement du crédit lié à la conjoncture économique dégradée.
Pour rompre avec ce fonctionnement en circuit fermé, la BCE a donc décidé d'agir.

Au premier jour de la fin de la rémunération des dépôts, les montants déposés sur la facilité de dépôt ont fondu de presque 500 milliards d'euros, pouvant laisser croire que ce montant alimentait
désormais le circuit économique. Or, il n'en est rien.

Car en réalité, les banques ont simplement transféré leurs surplus de liquidités d'un compte de la BCE à l'autre: à savoir sur leurs comptes courants auprès de l'institution, qui servent
normalement aux banques à stocker les "réserves obligatoires" exigées par la banque centrale.

Cependant depuis mercredi les liquidités déposées dans ces comptes courants dépassent très largement les niveaux exigés par la BCE pour les réserves obligatoires.

Mercredi, elles ont atteint près de 540 milliards d'euros contre à peine 74 milliards la veille.

L'argent stocké en plus du montant exigé pour les réserves obligatoires n'est jamais rémunéré par la BCE, mais en cas d'urgence les banques peuvent facilement utiliser leurs surplus de liquidités
dans leurs comptes courants, alors que les liquidités dans la facilité de dépôt sont bloquées pour la nuit.

"Je ne suis pas trop optimiste" quand à l'impact sur le marché interbancaire du taux zéro pour les dépôts auprès de la BCE, a déclaré à l'AFP Patrick Jacq, stratégiste obligataire de BNP
Paribas.

"Cela n'a rien changé", a-t-il ajouté.

Interrogé, un porte-parole de la BCE s'est abstenu de tout commentaire.
"Nous ne nous attendons pas à ce qu'un taux de dépôt à zéro encourage les prêts bancaire dans le contexte actuel", avancent les stratégistes de Crédit Agricole CIB.
Sur le fond, aucun des facteurs qui expliquaient que les banques parquent des centaines de milliards auprès de la Banque centrale n'a changé, observe un banquier, sous couvert d'anonymat.

La crise de la zone euro continue à susciter la défiance entre banques, seuls les plus grands noms acceptant encore de se prêter de l'argent.

"En temps de crise financière, les banques ont tendance à garder en réserve plus de liquidité que d'ordinaire", observe les économistes de Berenberg Bank, ajoutant que ménages et entreprises en
font souvent de même.

Par ailleurs, les banques se préparent à l'entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire dit Bâle III, qui pénalise lourdement les prêts entre établissements financiers, considérés comme très
risqués par le régulateur.

Pour tenter de débloquer la situation, le gouverneur de la Banque des Pays-Bas, Klaas Not, a évoqué la possibilité de fixer un taux négatif à la facilité de dépôt, comme cela vient d'être fait au
Danemark.
"Une fois que les dépôts seront intégralement passés de la facilité de dépôt au compte courant, cela n'aura plus d'intérêt", tempère toutefois M. Jacq.



Publié par Lefeuvre Gerard à l'adresse vendredi, juillet 13, 2012 Quiperdgagne Bourse

BA 13/07/2012 13:39

Vendredi 13 juillet 2012 :

Italie : la prochaine émission obligataire à moyen et long terme prévue le 14 août est annulée.

Vendredi, l'Italie a lancé un emprunt à 11 ans, un emprunt à 10 ans, un emprunt à 7 ans, et enfin un emprunt à 3 ans.

- Emprunt à 11 ans : taux de 5,89 %. Le taux est en hausse : c'était 5,57 % lors de la précédente émission.

- Emprunt à 10 ans : taux de 5,82 %. Le taux est en hausse : c'était 5,66 % lors de la précédente émission.

- Emprunt à 7 ans : taux de 5,58 %. Le taux est en hausse : c'était 4,30 % lors de la précédente émission.

- Emprunt à 3 ans : taux de 4,65 %. Le taux est en baisse : c'était 5,30 % lors de la précédente émission.

Le Trésor italien a annoncé vendredi que la prochaine émission obligataire à moyen et long terme prévue le 14 août était annulée, "au regard de l'évolution positive des entrées fiscales" dans un
communiqué.

L'agence d'évaluation financière Moody's a abaissé jeudi la note de solidité financière de l'Italie de deux crans, de A3 à Baa2, et maintenu la perspective négative en raison de la situation en
zone euro et des "risques de contagion" émanant de l'Espagne et de la Grèce.

Une décision qui intervient dans un contexte difficile pour le pays. Le chef du gouvernement italien Mario Monti n'a en effet pas exclu mardi que Rome ait recours à un moment donné aux fonds de
secours de la zone euro pour faire face à la flambée de ses taux d'emprunt, une option qu'il avait écartée jusqu'ici.

(Dépêche AFP)