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Dette publique : signes de contagion aux Pays-Bas ?

3 Avril 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Alors que la Grèce, à peine conclu le énième super-plan de fuite en avant du mois de mars, annonce qu’elle aura probablement besoin de 50 Mia € supplémentaires avant 2015, tandis que les marchés financiers semble seulement découvrir les difficultés de l’Espagne et du Portugal, nous prenons de l’avance en nous penchant sur le cas des Pays-Bas.

Nous avions repéré il y a quelques mois l’activisme du gouvernement hollandais au distributeur d’argent gratuit de la BCE. C’est au demeurant un gouvernement dont l’interventionnisme a été très marquant lors du sauvetage des nombreuses banques qui ornent son paysage économique.

Aujourd’hui le taux des emprunts d’Etat hollandais à 10 ans se tendent et, affichant 0.6% de prime sur son homologue allemand, creusent même l’écart avec ceux de Berlin.

A l’origine de cette tension, une inquiétude sur la capacité de réduction du déficit hollandais : les Pays-Bas n’ont pas encore perdu leur triple A, mais le pays est placé sous surveillance négative par Standard & Poor’s. L’économie devrait se contracter de 9% en 2012, la baisse de consommation est réelle, le moral des consommateurs est au plus bas, et les prix de l’immobilier commencent à se réduire. De plus en plus d’économistes doutent que La Haye puisse tenir son objectif de réduction du déficit sous les 3% du PIB en 2013.

NL-consumer-index.png

D’autre part, lors de la réunion de l’Eurogroupe de samedi dernier, les Pays-Bas ont accepté pour la première fois, sans rechigner, une augmentation (à crédit et ex-nihilo, rappelons-le) de la dotation du « pare-feu » européen, pour la porter de 500 à 800 milliards d’euro, destiné à lutter contre un nouvel effet de contagion au sein de la zone euro. 

Pourtant, la dette publique officielle des Pays-Bas est encore une des moins élevées d’Europe, avec 65% du PIB, mais cette dette publique ne tient pas compte – comme partout ailleurs – des dettes contractées au nom du contribuable pour sauver le système bancaire.

La santé économique chancelante des Pays-Bas pourrait donc nous fournir le premier signe d’une contagion de la « crise du Sud » au noyau fort de l’Eurozone.

 

Nous suivrons cela avec attention.

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BA 10/04/2012 18:43

14 avril 1912 : le Titanic percute un iceberg.

Cent ans plus tard, presque jour pour jour, mardi 10 avril 2012 : le Titanic « ZONE EURO » percute plusieurs icebergs.

Taux des obligations italiennes à 10 ans :
19 mars : 4,84 %.
20 mars : 4,90 %.
21 mars : 5,00 %.
26 mars : 5,03 %.
27 mars : 5,12 %.
30 mars : 5,12 %.
3 avril : 5,16 %.
4 avril : 5,37 %.
5 avril : 5,45 %.
10 avril : 5,68 %.

Taux des obligations espagnoles à 10 ans :
5 mars : 4,97 %.
9 mars : 5,00 %.
12 mars : 5,06 %.
13 mars : 5,13 %.
14 mars : 5,17 %.
15 mars : 5,18 %.
16 mars : 5,20 %.
20 mars : 5,23 %.
28 mars : 5,33 %.
30 mars : 5,35 %.
3 avril : 5,45 %.
4 avril : 5,69 %.
5 avril : 5,75 %.
10 avril : 5,98 %.

Le Titanic « ZONE EURO » prend l'eau de toutes parts.

http://www.youtube.com/watch?v=Vxz8p3QdD3Q

BA 08/04/2012 09:52

Mercredi 21 décembre 2011 : la Banque centrale européenne (BCE) prête 489,191 milliards à 523 banques de la zone euro lors d'une opération inédite de prêt à trois ans.

Mercredi 29 février 2012 : la BCE prête 529,53 milliards d'euros à 800 banques de la zone euro lors de sa deuxième opération exceptionnelle de prêts à 3 ans.

Au total, la BCE a prêté 1018 milliards d'euros aux banques de la zone euro.

Ces deux prêts ont permis de repousser le naufrage de l'Italie et de l'Espagne de quelques semaines.

Mais maintenant, l'effet de ces deux prêts est dissipé : les taux de l'Italie et de l'Espagne repartent à la hausse depuis le mois de mars.

Taux des obligations italiennes à 10 ans :
19 mars : 4,84 %.
20 mars : 4,90 %.
21 mars : 5,00 %.
26 mars : 5,03 %.
27 mars : 5,12 %.
30 mars : 5,12 %.
3 avril : 5,16 %.
4 avril : 5,37 %.
5 avril : 5,45 %.

Taux des obligations espagnoles à 10 ans :
5 mars : 4,97 %.
9 mars : 5,00 %.
12 mars : 5,06 %.
13 mars : 5,13 %.
14 mars : 5,17 %.
15 mars : 5,18 %.
16 mars : 5,20 %.
20 mars : 5,23 %.
28 mars : 5,33 %.
30 mars : 5,35 %.
3 avril : 5,45 %.
4 avril : 5,69 %.
5 avril : 5,75 %.

La BCE va encore devoir intervenir en urgence.

La BCE va encore devoir prêter 1018 milliards d'euros aux banques de la zone euro.

Dépêche-toi, Mario Draghi ! Il y a urgence !

BA 07/04/2012 13:53

Vendredi 6 avril 2012 :

Les banques italiennes ont emprunté 270 milliards d'euros à la BCE. Record historique battu.

Les banques espagnoles ont emprunté 152 milliards d'euros à la BCE. Record historique battu.

L'Italie et l'Espagne sont en train de faire naufrage.

http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/2012/04/Italian%20Banks%20March.jpg

BA 05/04/2012 18:24

Pour la période 2014-2020, le budget de l'Union Européenne restera au niveau ridicule de 1 % du PIB de l'Union Européenne.

Les neuf Etats européens les plus riches ont refusé d'augmenter le budget de l'Union Européenne pour la période 2014-2020.

Le fédéralisme en Europe, c'est bon pour les bisounours qui croient encore au petit papa Noël.

Lisez cet article :

Le président-candidat Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi à Paris en présentant son projet que la France demanderait le gel de sa contribution au budget de l'Union européenne s'il était réélu, une
économie annuelle selon lui de 600 millions d'euros.

"Je vous annonce que la France demandera à ce que sa contribution au budget européen soit gelée, ce qui représentera une économie de 600 millions d'euros par an", a déclaré Nicolas Sarkozy lors de
sa conférence de presse.

La contribution annuelle de la France au budget de l'UE s'élève actuellement à près de 19 milliards d'euros, soit la deuxième contribution après l'Allemagne.

La France, avec huit autres pays européens, avait entamé en 2011 un bras de fer avec Bruxelles, pour éviter que les contributions nationales n'augmentent pour la période 2014-2020, face au contexte
de rigueur généralisée.

Une précédente lettre réclamant, fin 2010, un gel du budget de l'UE, avait réuni Nicolas Sarkozy, l'Allemande Angela Merkel, le Britannique David Cameron et les Premiers ministres Mark Rutte
(Pays-Bas) et Mario Kiviniemi (Finlande).

"La dépense publique européenne ne peut s'exonérer des efforts considérables des Etats membres visant à maîtriser leurs dépenses publiques", écrivaient les cinq dirigeants européens dans leur
courrier.

Le budget actuel de l'UE représente environ 1% du Produit intérieur brut européen, soit 143 milliards d'euros environ par an et quelque 1.000 milliards d'euros sur sept ans.

http://www.boursorama.com/actualites/sarkozy-la-france-demandera-le-gel-de-sa-contribution-au-budget-de-l-ue-efc70ef6a61426a5ace4653f8461f41c

BA 04/04/2012 21:38

Mercredi 4 avril 2012 :

Chahutée sur les marchés, l'Espagne ne parvient pas à rassurer.

Regain de tension sur les marchés, explosion de la dette, chômage record : les mauvaises nouvelles ne laissent aucun répit au gouvernement espagnol au moment où il entreprend un effort de rigueur
inédit, en espérant convaincre que le pays pourra se passer d'une aide extérieure.

Après des semaines de détente sur les marchés alimentée par la manne de liquidités de la Banque Centrale Européenne (BCE), l'Espagne a dû concéder mercredi des taux en nette hausse lors de la
première émission obligataire lancée après la présentation du budget 2012.

"L'Espagne revient au coeur de la tourmente", affirme Soledad Pellon, analyste de la maison de courtage IG Markets, pour qui l'émission est "un échec absolu".

Perçue comme un test, l'émission d'obligations à 3, 4, et 8 ans a certes été accueillie par une demande robuste, quoique en baisse, mais les taux ont flambé, l'échéance à 4 ans notamment accusant
une hausse d'un point par rapport à la précédente, le 1er mars.

Le Trésor a préféré s'en tenir à son objectif, qui allait jusqu'à 3,5 milliards d'euros.

"Il y a eu une bonne demande et nous avons en plus tapé dans la fourchette et au prix du marché", souligne une responsable du ministère de l'Economie, préférant l'anonymat, qui qualifie l'émission
de "relativement bonne".

Prudent, le Trésor espagnol a profité des taux en forte baisse du premier trimestre pour prendre de l'avance sur son financement : il a déjà couvert 47% de son programme obligataire pour 2012, qui
table sur 86 milliards d'euros bruts d'émissions à moyen et long terme.

Mais pour de nombreux analystes, le regain de tension laisse craindre une nouvelle étape agitée en zone euro.

"L'émission obligataire espagnole indique qu'il y a encore des risques en Europe, d'autant plus que nous nous dirigeons vers les élections en Grèce et en France", explique Michael Sneyd, analyste
chez PNP Paribas.

http://www.boursorama.com/actualites/chahutee-sur-les-marches-l-espagne-ne-parvient-pas-a-rassurer-5a5d4471f1aa7d179b488eaea70ca69b

Comment les Bourses européennes ont-elles réagi aux mauvaises nouvelles venues d'Espagne ?

Suisse : baisse de - 1,47 %
Pays-Bas : baisse de - 2,53 %
France : baisse de - 2,74 %
Norvège : baisse de - 1,27 %
Pologne : baisse de - 1,81%
Allemagne : baisse de - 2,84 %
Italie : baisse de - 2,42 %
Belgique : baisse de - 3,10 %
Espagne : baisse de - 2,09 %
Royaume Uni : baisse de - 2,30 %