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Energie : les PIIGS, plus grands consommateurs d’énergie

11 Avril 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

 

 Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne : tous ces pays ont en commun d’être les plus grands importateurs européens d’énergie fossile et,  par leurs habitudes de consommation, de cultiver un déséquilibre longtemps entretenu par la recherche de la sacro-sainte croissance, dont il semble difficile de sortir à présent.

 

En effet, durant les 2 dernières décennies, lorsque les taux étaient maintenus artificiellement bas, que la poussée vers l’endettement était le principal moteur politique pour arriver à faire progresser le PIB chaque année, il était devenu monnaie courante d’encourager la population à changer de voiture par subsidiation, à pousser à la consommation d’énergie, sans se soucier de l’impact économique de ces nouvelles habitudes en phase de retournement conjoncturel.  

 

Ce graphique est très révélateur d’une autre facette de la croissance financée par l’endettement et qui n’a pas d’autre issue que de plonger ces pays dans la rigueur lorsque les taux se redressent.

 

piigsenergy.jpg

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BA 16/04/2012 18:58

Dimanche 15 avril 2012 :

Paul Krugman fait le bilan de la crise en zone euro :

Europe’s Economic Suicide.

So it’s hard to avoid a sense of despair. Rather than admit that they’ve been wrong, European leaders seem determined to drive their economy — and their society — off a cliff. And the whole world
will pay the price.

Le suicide économique de l'Europe.

Il est donc difficile d'éviter un sentiment de désespoir. Plutôt que d'admettre qu'ils ont eu tort, les dirigeants européens semblent déterminés à conduire leur économie - et leur société - au bas
de la falaise. Et le monde entier en paiera le prix.

http://www.nytimes.com/2012/04/16/opinion/krugman-europes-economic-suicide.html?_r=2

Il a raison, Paul Krugman.

Les dirigeants européens sont des lemmings qui galopent vers la falaise.

Et les peuples européens sont un grand troupeau de lemmings qui galope derrière eux.

Galopons, galopons.

Galopons vers la falaise.

BA 14/04/2012 09:25

Samedi 14 avril 2012 :

Sur son blog, Paul Jorion écrit :

L’ÉCLATEMENT DE LA ZONE EURO : L’INSTANTANÉ.

Ce que vous voyez sur ce graphique produit par l’agence de presse Bloomberg, c’est l’éclatement de la zone euro. Sous la ligne horizontale, on voit les sommes qui quittent de mois en mois
différents pays tandis qu’au-dessus de la ligne horizontale, on retrouve les mêmes sommes ventilées par pays où ces sommes aboutissent.

Les gagnants : 1. Allemagne, 2. Pays-Bas, 3. Luxembourg.

Les perdants (les plus tristes en premier) : 1. Italie, 2. Espagne, 3. Irlande, 4. Grèce, 5. Portugal, 6. Belgique.

Le graphique a été produit par la rédaction de Bloomberg à partir des données fournies par les banques centrales des différents pays de la zone euro. Un pays dont l’argent sort, en signale les
montants. De même pour un pays qui le reçoit, la réglementation intérieure de la zone euro obligeant le pays receveur de prêter le même montant au pays donneur.

Si des sommes quittent un pays, c’est bien sûr que leurs habitants (riches) craignent de se retrouver du jour au lendemain en possession de lires, pesetas, punts ou Irish pounds, drachmes, escudos,
francs belges, dévalués.

Pour donner un ordre de grandeur, en mars, par exemple, 65 milliards d’euros ont quitté l’Espagne.

N.B. : La Suisse n’étant pas dans la zone euro, les mouvements de capitaux vers la Suisse n’apparaissent pas sur le graphique.

http://www.pauljorion.com/blog/?p=35925

BA 13/04/2012 20:18

14 avril 1912 :

Le Titanic vire, mais heurte l'iceberg par tribord et le choc fait sauter les rivets, ouvrant ainsi une voie d'eau dans la coque sous la ligne de flottaison. Les portes étanches sont alors
immédiatement fermées par Murdoch afin d'éviter une voie d'eau plus importante. Mais l'eau commence à envahir les cinq premiers compartiments du bateau. Or, le Titanic ne peut flotter qu'avec au
maximum quatre de ses compartiments remplis d'eau.

Source : article "Titanic" dans Wikipedia.

Cent ans plus tard, presque jour pour jour : le Titanic "ZONE EURO" a cinq compartiments remplis d'eau.

L'eau est entrée dans le compartiment grec, ensuite l'eau est entrée dans le compartiment irlandais, ensuite l'eau est entrée dans le compartiment portugais.

Maintenant, l'eau entre dans le compartiment espagnol et dans le compartiment italien.

L'Espagne et l'Italie entraînent maintenant tous les autres Etats européens vers le fond de la mer.

Comment les Bourses réagissent-elles au naufrage de l'Espagne et de l'Italie ?

Italie : - 3.43%
Espagne : - 3.58%
Suisse : - 0.87%
Pays-Bas : - 1.53%
France : - 2.47%
Norvège : - 1.01%
Russie : - 0.46%
Pologne : - 1.26%
Allemagne : - 2.36%
Belgique : - 1.53%
Royaume Uni : - 1.03%

Le Titanic « ZONE EURO » prend l'eau de toutes parts.

http://www.youtube.com/watch?v=Vxz8p3QdD3Q

BA 12/04/2012 16:36

Jeudi 12 avril 2012 :

Les taux d'emprunt de Rome bondissent lors d'une émission test.

L'Italie a fait face jeudi à une forte hausse de ses taux d'emprunt à trois ans lors d'une émission de dette très suivie par les investisseurs, après le bond de ses taux à court terme mercredi,
signe du regain de tensions en zone euro.

Rome, qui comptait lever entre 3 et 5 milliards d'euros, a presque atteint son objectif maximum en émettant près de 4,9 milliards d'euros grâce à une demande totale de 8,5 milliards d'euros, a
annoncé la Banque d'Italie.

Dans le cadre de sa principale émission, le Trésor a levé 2,88 milliards d'euros de bons à trois ans (échéance mars 2015), contre un objectif maximum de 3 milliards, à un taux de 3,89%, en forte
hausse par rapport au taux de 2,76% enregistré le 14 mars.

Mercredi, Rome, qui avait profité depuis le début de l'année de conditions d'emprunt favorables, avait déjà vu ses taux d'intérêt bondir lors d'une émission de dette à court terme.

L'Italie, qui ploie sous une dette colossale représentant environ 120% de son PIB, a émis jusqu'à présent 168 milliards d'euros d'obligations, selon Intesa Sanpaolo, soit un peu plus du tiers de
son programme total annuel de près de 450 milliards.

(Dépêche AFP)

BA 11/04/2012 14:23

Mercredi 11 avril 2012 :

Espagne : baisse de la production : - 5,1 % sur un an.

La production industrielle espagnole a accru son repli au mois de février, avec une baisse de 5,1% sur un an, selon les chiffres publiés mercredi par l'Institut national de la statistique
(Ine).

Cet indicateur, calculé en données corrigées des variations saisonnières (CVS), avait débuté l'année 2012 dans le rouge, en plongeant en janvier de -4,3%, un chiffre révisé à la baisse mercredi
(-4,2% annoncé auparavant), sur un an, précise l'Ine dans un communiqué.

En février, le recul a été particulièrement marqué dans les biens de consommation durable (-14,8%), les biens d'équipement (-10,6%) et les biens intermédiaires (-6,8%).

Les biens de consommation non durable sont également dans le rouge (-4%). Mais l'énergie en revanche repasse dans le vert avec une hausse de 7%, conséquence "principalement" de la bonne santé des
secteurs "Production, transport et distribution d'énergie électrique".

Sur l'ensemble de 2011, la production industrielle espagnole a baissé de 1,8% par rapport à 2010, rappelle l'Ine.

Ces mauvais chiffres surviennent alors que l'Espagne a renoué avec la récession au premier trimestre 2012, accumulant deux trimestres consécutifs dans le rouge. Après une faible croissance, de +
0,7%, en 2011, le gouvernement conservateur a prévu un recul de - 1,7% du PIB en 2012.

Lundi, l'Espagne a annoncé un effort supplémentaire de dix milliards d'euros qui touchera les secteurs sensibles de l'éducation et de la santé, dans un pays frappé par un taux de chômage record qui
devrait bondir cette année jusqu'à 24,3% de la population active, selon les prévisions du gouvernement.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/04/11/97002-20120411FILWWW00340-espagne-baisse-de-la-production.php