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Etat belge : 7 milliards de perte sur BNP Paribas et Dexia

14 Septembre 2011 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Il n’est pas aisé de retrouver dans les comptes de la SFPI, le véhicule financier de l’Etat belge, le nombre exact d’actions que détiennent les contribuables belges dans les banques qu’il fallait, à une époque et pour certains, sauver à tout prix.

A ce propos, et entre parenthèses, nous rappelons que l’Islande, seul pays qui a eu le courage de laisser tomber ses banques, est très vite sortie de récession, et a annoncé récemment ne plus avoir besoin d’aucune aide du FMI.

Donc, les comptes annuels sont assez opaques car il s’agit pour le SFPI d’un « portefeuille de missions déléguées », soit des lignes dans un portefeuille qui n’en a pas le contrôle effectif.

Toutefois, en recoupant certaines informations, dont les comptes annuels des banques en question, les diverses déclarations à l’AMF, le montant de leurs diverses augmentations de capital et émissions d’actions nouvelles, nous arrivons sous toutes réserves aux données suivantes :

BNP Paribas : 121'218'000 actions ou 10.70% du capital, émises à 67,65 eur  

Dexia : 253'000'000 actions, attribuées à 9,90 eur

KBC : seulement des titres hybrides assortis de conditions de plus-value, non négociables en bourse

Etant donné que la cotation de BNP Paribas et Dexia se situe aujourd’hui aux alentours de respectivement 27 et 1.4 eur, l’on devrait sur ces bases, et si le bilan du SFPI était publié aujourd’hui, y trouver une moins-value actée sur ces participations s'élevant à 

·         -4'927'511'000 € (-40.65*121'218'000) sur BNP Paribas ;

·         -2'150'500'000 € (-8.5*253'000'000) sur Dexia

Ce total de 7 milliards € de pertes – soit 667 € par habitant, ou 2'667 € par famille moyenne -  correspond précisément au « trou budgétaire » que notre gouvernement en affaires courantes cherche à combler, sous prétexte d’un « ralentissement de croissance »

 Notons enfin le manque de professionnalisme de certains, comme le ministre Vanhengel, qui, toujours dans une fuite en avant, et comme une autruche, essaie de se convaincre que ces pertes ne sont que virtuelles, car les titres ne sont pas encore vendus...

D’autant plus qu’une batterie d’agences de notation vient de revoir à la baisse les notations des banques françaises, qui pour rassurer annoncent des cessions d’actifs, des renforcements de fonds propres (lisez futures augmentations de capital) qui mécaniquement vont faire baisser la rentabilité de ces banques, et donc leur résultat distribuable.

Nous répétons que l'époque des banques rentables est révolu ; nous pouvons dores et déjà être certains que quelques-unes de ces banques ne distribueront pas de dividende l’an prochain.

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