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Euro fort : quelle maîtrise de la BCE ?

5 Février 2013 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #EURUSD

Ca y est, l'Euro  a passé le cap des 1.35 USD sur fond de guerre des devises naissante. 

Tandis que s'organise la reprise par la dévaluation, la BCE semble impuissante à agir et manipuler elle aussi sa monnaie. 

Alors, impression supplémentaire de monnaie ou dévaluation et relance par l'inflation ? Pas tellement d'autre choix, la BCE n'ayant pas  la capacité de racheter de la dette japonaise ou américaine pour renverser la vapeur, étant déjà trop occupée à sauver son secteur. 

 

Nous avions déjà par le passé étudié l'influence d' une hausse des principales devises sur les marchés actions, et vu que lorsque les effets d'annonce, et notamment lorsque EADS sortait du bois pour annoncer qu'un Euro fort lui était pénalisant, nous touchions certainement un point bas sur le USD. 

 

EADS n'a pas encore fait de sortie, mais les politiciens préparent le terrain en ayant tous leur petit mot sur un Euro trop fort qui mine la reprise ou la compétitivité. 

 

Et fatalement, tous les efforts mis en place par ces politiques pour tenter de faire ressurgir un peu de croissance avant les prochains scrutins seraient mis à mal par une devise dont la force relative, qui ne vaut que par la dévaluation organisée des autres monnaies, 

 

Pensons notamment au coût du travail, qui redevient acceptable en Grèce, au Portugal et en Espagne à tel point que des entreprises reviennent s'y installer. 

Une monnaie forte viendrait  les amputer d'une bonne dose de compétitivité par les prix, et transformer cet effort d'attraction par la réduction du coût du travail, en paupérisation rampante, la courbe du chômage restant haut perchée. 

 

 

euunitlabourcosts-1.jpg

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BA 09/02/2013 13:44

En septembre 2011, il y a eu une information importante :

11 septembre 2011 :

Budget de l'UE : neuf pays entament un bras de fer contre Bruxelles.

Neuf pays européens, dont l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni vont faire savoir lundi à la Commission que sa proposition de futur budget de l'UE (2014-20) est trop élevée face au contexte de
rigueur généralisée, selon des sources diplomatiques.

"La proposition de la Commission européenne est trop élevée. Les hausses de dépenses du prochain cadre multiannuel sont nettement excessives par rapport à ce qui est requis pour une stabilisation
du budget européen", indique un projet de déclaration conjointe obtenu l'AFP, qui doit être rendu public lundi.

Les ministres des Affaires européennes d'Autriche, du Danemark, d'Allemagne, de Finlande, de France, d'Italie, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni doivent approuver ce document lors d'une
rencontre lundi à Bruxelles, avant une réunion avec leurs homologues de l'ensemble de l'UE.

http://www.20minutes.fr/economie/784994-budget-ue-neuf-pays-entament-bras-fer-contre-bruxelles

Mais ça, c'était en septembre 2011.

Ensuite, il y a eu mai 2012, l'élection de François Hollande. Et la France a changé de camp. Après mai 2012, la France a rejoint le camp des Etats européens favorables à une augmentation du budget
européen.

Enfin, il y a eu le vendredi 8 février 2013 : les chefs d'Etats et de gouvernements d'Autriche, du Danemark, d'Allemagne, de Finlande, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni ont gagné une
bataille historique.

Ils ont obtenu une baisse de 3 % du budget européen.

Et la France se retrouve dans le camp des vaincus.

Pour la période 2014-2020, le budget de l'Union Européenne sera au niveau minable de 1 % du PIB de l'Union Européenne.

Et il reste des bisounours qui croient encore à "l'Europe fédérale" ?

J'éclate de rire !

BA 06/02/2013 07:33

Mercredi 6 février 2013, je viens de lire cette phrase dans "Le Monde" :

"Le Front national se banalise et plus d'un tiers des Français adhèrent à ses idées."

Et ça m'a rappelé le score du Front National au premier tour de l'élection présidentielle de mai 2012 : Marine Le Pen avait obtenu 6 421 426 voix, soit 17,90 % des suffrages exprimés.

Désindustrialisation de la France, usines qui ferment, effondrement de l’industrie en France, chômage qui explose, crise économique, crise financière, crise sociale, appauvrissement des classes
populaires, appauvrissement des classes moyennes, "Le Front national se banalise et plus d'un tiers des Français adhèrent à ses idées", etc, etc.

Alors continuons à répéter le slogan habituel pour nous rassurer :

« L’euro nous protège. L’euro nous protège. L’euro nous protège. L’euro nous protège. L’euro nous protège. L’euro nous protège. L’euro nous protège. L’euro nous protège. »

Continuons pendant que le bateau coule.

Continuons pendant que l’euro coule la France.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/02/06/le-fn-se-banalise-aux-yeux-des-francais_1827548_823448.html