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La fin du rêve américain ?

31 Août 2010 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

 

Une batterie de statistiques gouvernementales et prévisions de croissance américaines sont tombées.

 

Outre la croissance qui a été très fortement révisée d’un tiers à la baisse, passant de 2.4% à 1.6%, l’on y découvre des changements structurels importants dans la société américaine :  

 

40 millions d’Américains, soit 1 personne sur 8, mangent grâce aux tickets-nourriture pris en charge par le gouvernement.

 

Le fossé se creuse entre les personnes très riches et pauvres, la « middle-class » américaine  disparaissant progressivement, selon le dernier rapport de Cap Gemini  

 

Le chiffre officiel du chômage s’élève à 9.5%. Or, le véritable chiffre du chômage,  si l’on y inclut les personnes exclues des statistiques officielles (les personnes qui occupent un temps partiel alors qu’elles cherchent un temps plein, les plus de 50 ans, et les chômeurs de longue durée) s’élève à 17% de la population active.  

 

 

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Les seuls établissements bancaires détiennent plus de biens immobiliers – qui devraient continuer à se déprécier - que l’ensemble de la population américaine

 

Le deleveraging continue : pour le septième trimestre consécutif, les américains s’empressent de rembourser anticipativement leurs emprunts hypothécaires. Il semblerait même, c’est à confirmer,  que les Américains aient pour la première fois remboursé plus d’emprunts en cours que contracté de nouveaux prêts.

En outre, si comme le montre ce graphique sur un siècle, chaque fois que le ratio dette immobilière/PIB atteint les 100%, la bulle doit se dégonfler pour revenir vers les 30%, nous ne sommes - à 96% - qu’au balbutiement d’un gigantesque effet d’ « aspirateur à liquidités ».

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Lueur d’espoir, l’USD devrait sortir grand gagnant de ce deleveraging, la devise étant recherchée pour permettre de procéder au remboursement de cette bulle de la dette. Un retour avant la fin de l'année à 1.10 USD par EUR me semble très réaliste.

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