Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 19:30

 La « masse monétaire M3 » est la mesure la plus complète de la quantité de monnaie en circulation puisqu’elle recense, rappelons-le, la totalité des valeurs imprimées dans une certaine devise et donc susceptibles d’être rapidement converties dans cette même devise.

Elle inclut la monnaie fiduciaire, les dépôts bancaires, les dépôts à terme, et toutes sortes d’obligations à échéance de moins de 2 ans, celles dont le degré de liquidité est donc élevé.

La BCE publie chaque mois des statistiques de la monnaie en circulation, et le graphe se présente comme suit (exprimé en % d’évolution annuelle)

BCE-M3-112011.JPG

 

Si l’on se fie à cette information condensée, globale, l’on pourrait en conclure que, si la masse monétaire de l’ensemble de l’eurozone a bien un peu « chauffé » en 2008, elle a  décru pendant les deux années suivantes sans jamais enregistrer de destruction monétaire, qui se serait traduite par une évolution négative, avant de repartir modérément à la hausse depuis le deuxième trimestre 2010.

C’est un leurre.

 

La banque d’Italie vient de publier ces mêmes statistiques à l’échelon national. La raréfaction monétaire, induisant une destruction de richesse rendant impossible tout plan de relance par la consommation, est significative.

IT - M3 1111 

 

A l’inverse, la Banque centrale allemande avait annoncé une croissance de 1.5% de sa masse monétaire en Novembre dernier.

 

Ceci est aussi un signe que la politique de lutte contre l’inflation que requièrent les statuts de la BCE est un combat malsain qui va accentuer l’entrée en dépression de certains pays, et contribuer à créer des déséquilibres durables au sein de la zone euro.

 

C’est pour cela que la relance par l’inflation de la partie nécessiteuse de la zone euro, les pays qui resteraient dans la zone euro une fois que l’Allemagne aura négocié son départ,  permettrait de redonner une dynamique à cette érosion de la masse monétaire – certes artificiellement – par une urgence de la consommation dans un premier temps, puisqu’ à ce moment ce que les consommateurs dépenseront aujourd’hui aura plus de valeur que ce que vaudra leur argent demain.

 

 

 

 

 

 

 

Par jean-christophe duplat - Publié dans : Inflation
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Commentaires

Vendredi 20 janvier 2012 :

Portugal : taux des obligations à 2 ans : 15,271 %.
Portugal : taux des obligations à 5 ans : 18,350 %.
Portugal : taux des obligations à 10 ans : 14,617 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Le Portugal traverse "un moment réellement critique."

Le Premier ministre portugais a admis vendredi que son pays, sous assistance financière, traversait "un moment réellement critique", espérant toutefois qu'il pourrait enregistrer en 2012 un excédent commercial alors qu'il mise sur les exportations pour relancer son économie.
"Nous traversons un moment critique, qui entraîne un climat d'instabilité et d'insécurité sur l'avenir de l'Europe et par conséquent du Portugal", a dit Pedro Passos Coelho lors d'un débat au parlement.
Le Premier ministre a évoqué en particulier des "nouvelles problématiques" venues "de Grèce ou d'une agence de notation".
L'agence américaine Standard and Poor's a dégradé récemment la note de neuf pays européens, ramenant celle du Portugal au niveau des investissements spéculatifs, une décision jugée "infondée" par le gouvernement portugais.

(Dépêche AFP)
Commentaire n°1 posté par BA le 20/01/2012 à 22h07
- Au début, les bisounours disaient : "Ne vous inquiétez pas. La Grèce pourra rembourser toute sa dette."

- Ensuite, les bisounours ont dit : "Ne vous inquiétez pas. La Grèce pourra rembourser PRESQUE toute sa dette."

- Ensuite, les bisounours ont dit : "Ne vous inquiétez pas. La Grèce pourra rembourser une grande partie de sa dette. Les banques et les assureurs européens ne subiront qu'une petite décote de seulement 21 %."

Les dirigeants de la zone euro se sont mis d'accord le 21 juillet sur un deuxième plan d'aide à la Grèce d'un montant total de 109 milliards d'euros. Le secteur privé, détenteur d'obligations souveraines grecques, sera mis à contribution à hauteur de 37 milliards d'euros. L'accord prévoit que les banques et assureurs européens subiront une décote de 21 % sur la dette grecque qu'ils détiennent.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/07/28/97002-20110728FILWWW00455-grece-les-banques-proposent-15mds-d.php

- Ensuite, les bisounours ont dit : "Ne vous inquiétez pas. Les banques et les assureurs européens ne subiront qu'une décote de 40 %."

- Ensuite, les bisounours ont dit : "Ne vous inquiétez pas. Les banques et les assureurs européens ne subiront qu'une décote de 50 %."

- Aujourd'hui, les bisounours ne savent pas de combien sera la décote.
Commentaire n°2 posté par BA le 21/01/2012 à 13h25
Lundi 23 janvier 2012 :

Les ministres des Finances de la zone euro ont rejeté lundi l'offre faite ce week-end par le secteur privé sur sa participation au deuxième plan d'aide à la Grèce, ont indiqué plusieurs sources au sein de la zone euro.

Dimanche 22 janvier, le représentant des créanciers privés de la Grèce avait déclaré que ces derniers avaient atteint les limites des pertes qu'ils étaient prêts à concéder dans le cadre d'un échange de dette "volontaire", ajoutant que la balle était désormais dans le camp des bailleurs de fonds internationaux d'Athènes.

"Les ministres ont renvoyé l'offre sur la table des négociations", a déclaré l'une des sources, avant de préciser qu'ils avaient spécifiquement demandé aux négociateurs de s'entendre sur un taux d'intérêt inférieur à 4 % pour les nouvelles obligations grecques.

La Grèce négocie depuis des mois avec ses créanciers les modalités de l'effacement d'une partie de sa dette, condition essentielle à la mise en place d'un deuxième plan d'aide de 130 milliards de la part de ses partenaires de la zone euro.

Du fait de longues formalités d'application, le pays a besoin d'un accord sur ce plan de participation du secteur privé (PSI) dans les tout prochains jours, sous peine de faire défaut dès la fin du mois de mars.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE80M0FV20120123
Commentaire n°3 posté par BA le 24/01/2012 à 00h22
Mardi 24 janvier 2012 :

Standard & Poor's va probablement abaisser la note souveraine de Grèce en catégorie "défaut sélectif" lorsqu'Athènes finalisera la restructuration de sa dette, a annoncé mardi John Chambers, président du comité des notations souveraines de S&P.

Il a toutefois précisé qu'un défaut grec ne détruirait pas nécessairement la crédibilité de l'Union européenne.

"Il n'est pas dit qu'un défaut grec ait un effet domino dans la zone euro", a déclaré John Chambers lors d'une rencontre organisée par Bloomberg Link.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/01/24/97002-20120124FILWWW00492-grece-menaces-sur-la-note-par-sp.php
Commentaire n°4 posté par BA le 24/01/2012 à 16h26
Nous pouvons maintenant tirer un bilan de la crise économique et financière pour la zone euro : les années 2009-2010-2011 ont montré au monde entier un secret bien gardé.

Ce secret, le voici :

La zone euro a la particularité de prendre appui sur une soi-disant “solidarité européenne” … qui n’existe pas.

La situation de la zone euro et de ses 17 Etats n’est donc pas comparable avec la situation de la France et de ses 22 régions.

En France, la solidarité nationale, ça existe.

La situation de la zone euro et de ses 17 Etats n’est pas non plus comparable avec la situation de l’Allemagne et de ses 16 lander.

En Allemagne, la solidarité nationale, ça existe.

Mais en revanche, dans la zone euro, la solidarité supranationale, ça n’existe pas.

Il n’y a pas de solidarité entre les Etats du nord de l’Europe et les Etats périphériques.

Par exemple, il n’y a pas eu de DON d’argent en 2009 pour sauver la Grèce, ni en 2010, ni en 2011.

Il n’y a pas eu de DON pour sauver la Grèce.

Il y a eu des PRETS, qui sont venus s’ajouter aux PRETS qui écrasaient la Grèce.

Il y a eu des PRETS, qui sont venus s’ajouter aux PRETS, qui sont venus s’ajouter aux PRETS, qui sont venus s’ajouter aux PRETS, qui accentuent la destruction de la Grèce.

Ce que les années 2009-2010-2011 ont montré au monde entier, c’est justement l’absence de DONS des Etats du nord de l’Europe aux Etats européens périphériques.

Ce que les années 2009-2010-2011 ont montré au monde entier, c’est l’absence de solidarité en zone euro.

Les Etats européens riches ne veulent pas payer pour sauver de la faillite les Etats européens pauvres.

L'idée européenne est morte.
Commentaire n°5 posté par BA le 26/01/2012 à 11h37
Vendredi 27 janvier 2012 :

Les taux des obligations du Portugal battent leurs records historiques.

Portugal : taux des obligations à 2 ans : 17,177 %.
Portugal : taux des obligations à 3 ans : 21,111 %.
Portugal : taux des obligations à 5 ans : 19,822 %.
Portugal : taux des obligations à 10 ans : 15,220 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

L'agence de notation Fitch abaisse la note de la dette souveraine de cinq pays de la zone euro, dont l'Italie et l'Espagne.

L'Italie est ainsi rétrogradée de "A+" à "A-" avec une perspective "négative".

L'Espagne passe de "AA-" à "A", avec une perspective "négative".

La Belgique est abaissée de "AA+" à "AA", perspective "négative".

Chypre passe à "BBB" à "BBB-", la perspective étant aussi "négative".

La Slovénie est rétrogradée de "AA-" à "A", avec une perspective "négative".

L'Irlande est confirmée à "BBB+" avec une perspective "négative".
Commentaire n°6 posté par BA le 27/01/2012 à 20h41
Samedi 28 janvier 2012 :

Crise de la dette : Berne a envisagé le pire.

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann estime que la zone euro survivra à l'actuelle crise de la dette. Sinon on courrait à une «catastrophe», a déclaré samedi le ministre de l'économie au Forum économique de Davos (WEF). La Suisse a envisagé tous les scénarios.

Le Conseil fédéral semble préparé à une désintégration de la zone euro. Le gouvernement a officiellement exigé que tous les scénarios soient envisagés, a relevé le Bernois devant quelques journalistes.

M. Schneider-Ammann s'est entretenu lors de son séjour dans la station grisonne avec plusieurs ministres d'autres pays. L'incertitude est de mise, a-t-il observé à l'issue des échanges. Selon lui, une certaine psychologie est importante : «Nous ne devons pas parler de la situation de manière plus morose qu'elle ne l'est».

http://www.tdg.ch/economie/Crise-de-la-dette-Berne-a-envisage-le-pire-/story/13527900
Commentaire n°7 posté par BA le 29/01/2012 à 13h33
Lundi 30 janvier 2012 :

Pendant que tout le monde regarde la Grèce, le Portugal agonise.

Les investisseurs internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité du Portugal à rembourser sa dette.

Les taux des obligations du Portugal atteignent des niveaux insoutenables.

Portugal : taux des obligations à 2 ans : 21,092 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT2YR:IND

Portugal : taux des obligations à 3 ans : 24,559 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT3YR:IND

Portugal : taux des obligations à 5 ans : 23,002 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT5YR:IND

Portugal : taux des obligations à 10 ans : 17,393 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

D’après le patronat portugais, il va falloir trouver une deuxième aide d’urgence pour sauver le Portugal … et pour sauver les banques privées : il va falloir trouver 30 milliards d’euros supplémentaires.
Commentaire n°8 posté par BA le 30/01/2012 à 17h23
Voici comment fonctionne le circuit fermé, en haut :
- Les banques privées européennes empruntent 489 milliards d'euros à la BCE à 1 %.
- Ensuite, avec cet argent, les banques privées européennes prêtent aux Etats européens périphériques. Elles leur demandent de payer des taux d'intérêt très élevés.
- Enfin, la BCE rachète aux banques privées les obligations des Etats européens périphériques.

En haut, ce circuit est un circuit fermé. L'argent tourne dans ce circuit fermé.

L'argent ne descend pas financer l'économie réelle, en bas.

Coup de frein à la croissance des crédits aux entreprises.

Selon les dernières statistiques de la Banque de France, la croissance des crédits aux entreprises a été divisée par deux en un mois, entre novembre et décembre dernier, à 1,6 %. Une décrue liée à la chute des crédits de trésorerie.

(Source : Les Echos, lundi 30 janvier 2012)

Les banques prévoient un net durcissement du crédit.

Un quart des banques de la zone euro prévoient de durcir leurs conditions de crédit aux entreprises au cours des prochains mois, accentuant une tendance déjà nettement perceptible fin 2011, montre l'enquête trimestrielle publiée mercredi par la Banque centrale européenne.

Menée entre le 19 décembre et le 9 janvier, cette enquête auprès de 124 établissements ne prend sans doute pas pleinement en compte l'impact de l'injection massive de liquidités réalisée par la BCE à l'occasion de son premier appel d'offres à trois ans le 21 décembre. Mais elle est de nature à nourrir les inquiétudes sur les risques d'assèchement du crédit avec la prolongation de la crise de la dette dans la zone euro.

« Les banques participantes ont expliqué l'intensification du resserrement des règles de crédit par la conjonction défavorable de la détérioration des perspectives économiques et de la crise de la dette souveraine de la zone euro, qui a continué de saper la situation financière du secteur bancaire », explique la BCE.

Elle ajoute que 35% des banques ont durci leurs conditions de crédit aux entreprises au quatrième trimestre. Cette proportion n'était que de 16% dans l'enquête sur le troisième trimestre 2011.

Une banque sur cinq (21%) prévoit une baisse de la demande de prêts des entreprises sur les trois premiers mois de cette année, contre 5% seulement au troisième trimestre. La demande de prêts immobiliers est attendue en baisse par 44% des établissements.

Vendredi, le président de la BCE, Mario Draghi, avait déclaré que les 489 milliards de liquidités apportés aux banques lors du refinancement à trois ans de fin décembre avaient permis d'éviter un "credit crunch" majeur, mais il avait ajouté que le crédit restait fortement affaibli dans certaines parties de la zone euro.

http://www.20minutes.fr/ledirect/871376/banques-prevoient-net-durcissement-credit-bce
Commentaire n°9 posté par BA le 01/02/2012 à 14h22
Dimanche 5 février 2012 :

Aucun accord n'a été trouvé dimanche entre les chefs des trois partis de la coalition gouvernementale en Grèce et la troïka des bailleurs de fonds du pays sur les réformes, et la réunion chez le premier ministre reprendra lundi, ont indiqué deux chefs de parti.

La troïka demande encore plus d'austérité, que le pays est incapable de supporter, a déclaré le leader de la Nouvelle Démocratie (droite) Antonis Samaras en sortant d'une réunion de cinq heures chez le Premier ministre grec.

Le leader d'extrême-droite Georges Karatzaferis a fait valoir qu'il ne voulait pas contribuer à l'explosion d'une révolution en acceptant les mesures demandées.

http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Grece_pas_d_accord_avec_la_troika_la_reunion_reprendra_lundi_050220122002.asp
Commentaire n°10 posté par BA le 05/02/2012 à 20h50
Lundi 6 février 2012 :

Dette : la Grèce est déjà au-delà des délais.

Les discussions entre la Grèce et ses créanciers pour éviter au pays le défaut de paiement au pays en mars sont déjà au-delà des délais prévus, a averti lundi un porte-parole de la Commission européenne.

"La vérité, c'est que nous sommes déjà au-delà des délais", a déclaré Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, ajoutant que la balle est dans le camp des autorités grecques à ce stade.

http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Dette_la_Grece_deja_au_dela_des_delais_060220121302.asp
Commentaire n°11 posté par BA le 06/02/2012 à 13h43
Dimanche 12 février 2012 :

Kastelórizo ou Megísti est une île de Grèce, baignée par la mer Méditerranée orientale et située à moins de cinq kilomètres de la côte Sud de la Turquie, environ 110 kilomètres à l'est de Rhodes.

Le 23 avril 2010, Georges Papandréou s'y rend, pour nous annoncer par un très mauvais direct télévisé et en moins de six minutes que « la Grèce accepte le Mécanisme de soutien économique, institué par le Fond Monétaire International, l’Union Européenne et la Banque Centrale Européenne (…) Les marchés ne nous laissent pas le temps (…) Mais les partenaires de la Grèce nous offrent cette possibilité, afin de conduire notre navire dans les eaux d'un port alors protégé, pour pouvoir ainsi le réparer, utilisant des pièces solides et fiables (...) ».

Notre dernière île si loin au large a été depuis surnommée par les journalistes, «île du Mémorandum ». Mais plus maintenant, et de manière officielle.

Car son maire, Pavlos Panigiris, vient de proclamer « le retour à la drachme et ainsi à l'indépendance » de son île : « Nous reviendrons à la drachme, car sous l'euro notre patrie n'est plus souveraine. Pour rester libres et Grecs, il faut partir (…) Nous ne voulons plus les voir ici [ces politiciens], plus jamais » (journal des Municipalités – aftodioikisi.gr).

http://greekcrisisnow.blogspot.com/2012/02/article-120.html
Commentaire n°12 posté par BA le 12/02/2012 à 10h24
Le président du directoire de Bosch, l'un des industriels les plus respectés d'Allemagne et proche conseiller de la chancelière Angela Merkel, a plaidé pour une sortie de la Grèce de l'Union européenne dans un entretien à Manager Magazin.


"Cet Etat, avec ses retraités fantômes et ses gens riches qui ne paient pas d'impôts, un Etat qui n'a pas d'administration qui fonctionne, n'a pas sa place dans l'Union européenne," a déclaré Franz Fehrenbach dans un entretien à paraître vendredi 17 février.

Il s'agit du dernier en date d'une liste de grands dirigeants d'entreprises allemandes à s'élever contre le rôle de la Grèce dans l'UE et contre la mise en place d'un deuxième plan d'aide. Selon une enquête menée auprès de plus de 300 dirigeants parue dans le magazine, environ 57 % d'entre eux souhaitent une sortie de la Grèce de la zone euro et un retour à la drachme.


A la question de savoir ce que les dirigeants politiques devraient faire si la Grèce ne quittait par la zone euro de son propre chef, Franz Fehrenbach, qui ne s'exprimait pas en tant que conseiller du gouvernement, a répondu : "Alors, l'Union Européenne doit modifier ses lois et l'expulser, aussi difficile que cela puisse paraître."

Reste par ailleurs un désaccord sur le point de savoir s'il faut conserver l'objectif d'un niveau d'endettement public grec ramené à 120% du PIB d'ici 2020 ou si on peut le laisser atteindre un niveau plus élevé, par exemple 125% du PIB. Sur ce point, "il y a les fétichistes du 120% qui n'en démordent pas", en particulier les Pays-Bas, l'Allemagne et la Finlande, selon une source proche des négociations.

"Nous faisons face à une situation particulière, on nous pose toujours de nouvelles conditions, et cela est dû au fait qu'il y a des puissances dans l'Europe qui jouent avec le feu, qui croient que la décision d'octobre sur le nouveau prêt pourrait ne pas être appliquée, et qui veulent que la Grèce soit hors de la zone euro", a déclaré le ministre des Finances grec M. Vénizélos, à l'issue d'une rencontre sur l'économie avec le président grec Carolos Papoulias.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a réaffirmé mercredi la volonté de son pays d'aider la Grèce, mais seulement si celle-ci n'était pas "un puits sans fond".

Mais le Luxembourg, quatrième pays de la zone euro toujours noté "triple A" par les trois grandes agences de notation avec l'Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande, a également manifesté son impatience ces derniers jours.

Son ministre des Finances, Luc Frieden, a laissé entendre lundi que la Grèce pourrait être exclue de la zone euro si elle ne tenait pas ses promesses de réformes et de réduction du déficit public. "S'ils ne font pas tout cela, je pense qu'alors nous devrons continuer avec 16 pays" dans l'Union monétaire et "qu'ils s'excluent eux-mêmes de la zone euro", a-t-il dit.

http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-amere-et-determinee-face-a-des-europeens-intransigeants-2116d225dbd6ea3b0c2c988bd4ad4cd6

En clair :

L'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Finlande, ne veulent plus prêter des dizaines de milliards d'euros à la Grèce, car ils savent que la Grèce ne les leur remboursera jamais.

L'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Finlande, veulent que la Grèce quitte la zone euro.
Commentaire n°13 posté par BA le 15/02/2012 à 15h41

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