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LTRO II, ruée sur le distributeur presque gratuit de la BCE

29 Février 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

C’est aujourd’hui qu’a eu lieu l’allocation du deuxième LTRO (Long Term Refinancing Operation) organisé par la BCE pour les établissements financiers qui le souhaitent.

800 banques se sont ruées sur les soldes – un prêt à 1% pour 3 ans, c’est inespéré – et se sont noyées sous les liquidités créées ex-nihilo pour emprunter  530 Mia€.

Un galop pour étancher une soif de liquidités qui en dit long sur la santé financière des établissements financiers européens..

En trois mois, et deux opérations de cette envergure, la BCE vient de mettre sur le marché 10% du PIB de la zone Euro pour venir en aide à des banques en faillite.

La plupart des banques ne donnent pas de commentaires sur l’allonge qu’elles ont été quémander.  Il sera toujours temps de clamer à l'assemblée générale du mois de mai que tous les problèmes ne sont plus que souvenirs

-------- (DJ)

BELGIQUE:

*Dexia a indiqué avoir participé sans dévoiler le montant.

*KBC : un porte-parole a indiqué que le bancassureur avait emprunté environ 5 milliards d´euros.

FRANCE:

Société Générale  a refusé de livrer tout commentaire.

BNP Paribas   et Crédit Agricole SA   n´ont pas non plus souhaité faire de commentaires.

AUTRICHE:

*Erste Group : la banque a annoncé qu´elle emprunterait 1,1 milliard d´euros pour s´assurer une certaine flexibilité financière.

IRLANDE:

*Bank Of Ireland  a probablement participé à l´opération, selon une personne proche des transactions. Bank of Ireland a pris part à la dernière opération LTRO en décembre.

*Allied Irish Banks PLC a également prévu de prendre part à l´opération LTRO, selon une source proche du dossier.

ITALIE:

*Intesa Sanpaolo a reçu 24 milliards d´euros, a annoncé son administrateur délégué, Enrico Tommaso Cucchiani.

*UBI Banca   a reçu environ 6 milliards d´euros, selon une personne proche du dossier.

PAYS-BAS:

*ING Bank a déclaré ne pas avoir participé.

*SNS Reaal   a annoncé avoir recouru à l´opération, sans préciser pour quel montant. La banque a reçu 1,5 milliard d´euros lors de la première opération LTRO de décembre.

PAYS NORDIQUES:

*DNB ASA   a indiqué avoir emprunté 1 milliard d´euros.

*Nordea Bank AB   Svenska Handelsbanken AB   Swedbank AB   et SEB AB   ont signifié précédemment qu´elles ne participeraient pas.

*Danske Bank : un porte-parole a indiqué que la banque avait emprunté 4 milliards d´euros.

PORTUGAL:

*Banco BPI   a participé, selon des personnes proches du dossier.

*Banco Espirito Santo : la banque avait indiqué qu´elle participerait à l´opération, sans préciser pour quel montant. Elle a reçu 5 milliards d´euros lors de la première opération de ce type.

*Banco Comercial Portugues : la banque avait indiqué qu´elle participerait, sans préciser pour quel montant. Elle a emprunté environ 5 milliards d´euros lors de la première opération LTRO.

ESPAGNE:

*CaixaBank : la banque a déclaré avoir participé, en disant qu´elle ne prévoyait pas de faire de commentaires sur le montant.

*Banco Bilbao Vizcaya Argentaria a annoncé avoir emprunté un "montant similaire" à celui de 11 milliards d´euros qu´elle avait obtenu lors de la première opération de ce type en décembre.

*Banco Santander n´a pas souhaité faire de commentaires.

*Bankia SA s´est abstenu de commenter.

Royaume-Uni:

*HSBC a confirmé avoir emprunté environ 350 millions d´euros lors de la seconde opération LTRO. La banque avait reçu 5,2 milliards de dollars à l´occasion de la première opération.

*Lloyds Banking Group a obtenu 11,4 milliards de livres sterling via l´opération de LTRO.

*Standard Chartered : le directeur général de la banque a indiqué qu´elle ne participait pas à l´opération.

 

 

 

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BA 06/03/2012 19:18

Jeudi 15 avril 2010 :

Herman Van Rompuy présente son recueil de haïkus. Les haïkus sont de brefs poèmes japonais. L'article et la photo sont ici :

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-04-15/van-rompuy-presente-son-recueil-de-haikus-764586.php.

Deux ans plus tard, Herman Van Rompuy nous présente son nouveau recueil de haïkus intitulé : "Je m'enfonce dans l'océan humide de ma Destinée."

Le bateau euro
Est en train de prendre l'eau
A cause de l’iceberg

En morceaux tombé
Le bateau s’est disloqué
C’est l’affolement

« Courez ! » crient les sages
« Les canots de sauvetage
Femmes et enfants d’abord ! »

Dans ce Titanic
Certains prient, d’autres paniquent
D’autres rient, ou pleurent

Jose Barroso
Boit des bouteilles de Porto
Noyant son chagrin

Mario Draghi
Crie : « Fini ! Tout est fini
Comme Gianfranco ! »

Catherine Ashton
Est tombée dans les pommes
Couchée, la baronne

Christine Lagarde
Rigole quand elle me regarde
On dirait une folle

Elle dit : « Faut pas s’en faire !
Les clignotants sont au vert ! »
Elle ne comprend rien

Jean-Claude Trichet
A la retraite s’en est allé
Seul sur son radeau

Le navire coule
Les rats quittent le navire
Ils ont bien raison

Moi, je ne bouge pas
Je récite à haute voix
Tous mes haïkus

Moi, je reste à bord
Je n’ai pas peur de la Mort
Je vais me noyer

J’ai de l’eau jusqu’au
Menton. Mais peu me chaut
Mon œuvre restera

J’imagine déjà
L’épave du Titanic sera
Un restaurant

Les requins viendront
En morceaux ils tailleront
Mon cadavre bleu

Les petits poissons
Mon cadavre finiront
Mais pas mes lunettes

Les derniers lambeaux
Du Titanic « ZONE EURO »
Seront mes lunettes

Mes lunettes seront
Seules, reposant tout au fond
De la mer mouillée

(Herman Van Rompuy, "Je m'enfonce dans l'océan humide de ma Destinée", Poésie Gallimard, décembre 2012, dix-neuf francs cinquante)

BA 05/03/2012 21:40

A propos de l'Irlande :

L'Irlande pourrait avoir besoin d'un second plan de sauvetage.

Ireland is likely to need a second bailout when its current aid program ends, rating agency Moody’s warned today.

In its weekly credit outlook report, Moody’s also warned a No vote in the upcoming fiscal treaty referendum would bar Ireland from receiving further funds under the European Stability Mechanism
(ESM).

The agency predicted the Government would have to rely on the ESM for additional funding after the existing bailout program expires in 2014.

http://www.irishtimes.com/newspaper/breaking/2012/0305/breaking27.html

A propos du Portugal :

Le Portugal pourrait être contraint à demander une aide supplémentaire à ses créanciers.

« Il y a un risque que l’ajustement budgétaire conduise à une contraction plus grande » que prévu a indiqué au quotidien Jornal de Negocios, l’Ethiopien Abebe Selassié, représentant le FMI au sein
de la « Troïka » (UE-FMI-BCE) des créanciers du Portugal.

En raison des mesures de rigueur – réduction des salaires des fonctionnaires, des retraites et des prestations sociales, hausse généralisée des impôts – l’économie portugaise devrait reculer cette
année de – 3,3 % et le chômage atteindre 14,5 % fin 2012.

Ces mauvaises prévisions ont suscité des craintes selon lesquelles le Portugal pourrait être contraint à demander une aide supplémentaire à ses créanciers voire même une restructuration de sa
dette.

A propos de la Grèce :

Un troisième plan d'aide à la Grèce peut-être nécessaire en 2015 : il serait de 50 milliards d'euros.

La Grèce pourrait avoir besoin d'un troisième plan d'aide international de 50 milliards d'euros en 2015, affirme l'hebdomadaire allemand Der Spiegel paru dimanche.

La Troïka, représentant les créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI), aurait écrit dans une version préliminaire de son dernier rapport qu'il n'est pas du tout certain que la Grèce puisse revenir
sur les marchés de crédits en 2015.

Ses besoins en financements externes sur la période 2015-2020 pourraient alors atteindre jusqu'à 50 milliards d'euros.

Mais Der Spiegel précise également que ce passage a été retiré à la demande du gouvernement allemand.

BA 04/03/2012 14:53

Dimanche 4 mars 2012 :

Un troisième plan d'aide à la Grèce peut-être nécessaire en 2015 : il serait de 50 milliards d'euros.

La Grèce pourrait avoir besoin d'un troisième plan d'aide international de 50 milliards d'euros en 2015, affirme l'hebdomadaire allemand Der Spiegel paru dimanche.

La Troïka, représentant les créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI), aurait écrit dans une version préliminaire de son dernier rapport qu'il n'est pas du tout certain que la Grèce puisse revenir
sur les marchés de crédits en 2015.

Ses besoins en financements externes sur la période 2015-2020 pourraient alors atteindre jusqu'à 50 milliards d'euros.

Mais Der Spiegel précise également que ce passage a été retiré à la demande du gouvernement allemand.

L'hebdomadaire affirme par ailleurs que la BCE s'attend au déclenchement de la clause d'action collective (CAC) qui permettra à Athènes de forcer ses créanciers privés récalcitrants à prendre part
à l'allègement de la dette grecque.

Cette clause, contenue dans la loi sur l'opération d'échange d'obligations entre l'Etat grec et ses établissements créanciers, pourra être déclenchée si 66 % au moins des banques participent à
l'opération et obligera les créanciers récalcitrants à se joindre au programme d'échange de dette, faisant ainsi passer automatiquement le taux d'adhésion à 100 %.

L'opération d'échange de dette à proprement parler aura lieu le 12 mars. Elle permettra à la Grèce d'effacer 107 des 200 milliards d'euros de sa dette publique détenus par des créanciers
privés.

Cet effacement est une condition sine qua non pour le versement des 130 milliards d'aides publiques du deuxième plan de sauvetage entériné jeudi à Bruxelles.

Dans la mythologie grecque, les Danaïdes (en grec ancien Δαναΐδες / Danaídes) sont les cinquante filles du roi Danaos.

Elles accompagnent leur père à Argos quand il fuit ses neveux, les cinquante fils de son frère Égyptos. Après qu'ils ont proposé une réconciliation, elles épousent leurs cousins et les mettent à
mort le soir même des noces sous l'ordre de leur père. Les Danaïdes sont condamnées, aux Enfers, à remplir sans fin un tonneau sans fond.

Dans la tradition tardive, arrivées aux Enfers, les Danaïdes sont jugées et précipitées dans le Tartare, condamnées à remplir éternellement des jarres percées. Ce châtiment est resté célèbre par
l’expression du « tonneau des Danaïdes », qui désigne une tâche absurde, sans fin ou impossible.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3e/Danaides_Waterhouse_1903.jpg

BA 02/03/2012 16:59

Le Titanic « ZONE EURO » est en train de couler !

Sauve-qui-peut !

C’est chacun pour soi !

Chacun cherche à sauver sa peau, maintenant !

C’est chacun pour sa peau !

Vendredi 2 mars 2012 :

L'Espagne revoit son déficit à la hausse, crise en vue avec l'Union Européenne.

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a averti vendredi que l'Espagne ne pourrait pas respecter ses engagements de réduction du déficit public, au risque de provoquer une crise avec ses
partenaires européens à l'issue d'un sommet européen marqué par la signature d'un Pacte de discipline budgétaire.

"L'objectif de déficit public sera pour cette année de 5,8 % du Produit intérieur brut", a-t-il annoncé au cours de sa conférence de presse, prenant tout le monde de cours. Or l'objectif imposé
était de 4,4 % pour 2012.

"C'est un très mauvais signal au moment où l'Europe s'engage à plus de discipline budgétaire", a confié à l'AFP le représentant d'un des 27 Etats de l'UE. "Il revient à la Commission européenne de
réagir", a-t-il ajouté.

Mariano Rajoy n'a informé personne de son intention de briser le Pacte de discipline budgétaire quelques heures seulement après l'avoir signé avec 24 de ses homologues.

"Je n'ai pas informé les présidents et les chefs de gouvernement parce que je n'ai pas à le faire. Il s'agit d'une décision souveraine que nous Espagnols, nous prenons", a-t-il soutenu au cours de
sa conférence de presse.

http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-revoit-son-deficit-a-la-hausse-crise-en-vue-avec-l-ue-3cd6f31c81e0e3f2f1ff8133f2da76ee

BA 02/03/2012 11:20

Vendredi 2 mars 2012 :

L'IIF chiffre une faillite de la Grèce à plus de 1.000 milliards d'euros.

L'organisation bancaire internationale IIF a chiffré à plus de 1.000 milliards d'euros le coût pour l'économie internationale d'un défaut incontrôlé de la Grèce, dans un rapport remis en février
aux dirigeants européens, indique vendredi l'hebdomadaire grec Athens News.

Selon Athens News, l'Institut de la Finance Internationale - qui a négocié avec le gouvernement grec au nom des créanciers privés un accord de restructuration et de réduction de la dette grecque -
juge que la Banque centrale européenne sera particulièrement touchée, de par son exposition à la dette grecque et les actions qu'elle devrait prendre pour éviter une contagion de la crise aux
autres maillons faibles européens.

Selon l'IFF, un défaut de paiement de la Grèce menacerait directement de déstabiliser le Portugal, l'Irlande, l'Italie et l'Espagne, victimes suivantes les plus probables.

L'organisation bancaire internationale évalue les recapitalisations bancaires nécessaires à environ 160 milliards d'euros. Elle estime aussi, selon Athens News, que l'économie européenne paierait
une faillite grecque par un ralentissement, réduisant les revenus fiscaux.

Ce rapport a été remis, d'après l'hebdomadaire, le 18 février aux dirigeants européens, avant qu'ils ne décident, jeudi soir, de finalement lancer le 9 mars un plan de renflouement et de
désendettement du pays élaboré en octobre, si entre-temps les créanciers privés d'Athènes acceptent d'effacer un peu plus de 100 milliards de créances.

Au vu de ces traumas financiers, il est difficile de concevoir que la Grèce pourrait rester un membre fonctionnel de la zone euro en cas de défaut désordonné, note le rapport cité par le
journal.

L'IFF juge également que les retombées sociales et politiques d'un défaut compromettraient l'effort de réforme mené par la Grèce à la demande de ses créanciers.

http://www.romandie.com/news/n/_L_IIF_chiffre_une_faillite_de_la_Gr_lus_de_1000_milliards_d_euros__RP_020320121046-27.asp