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Même en cure, vous reprendrez bien un peu de dette ?

12 Décembre 2011 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Fuir en avant et tenir jusqu’aux prochaines élections, c’est ce qui semble ressortir des dernières interventions de sortie de crise des dirigeants européens en général et aujourd’hui Nicolas Sarkozy en particulier qui n’exclut plus une dégradation de la note de la France, mais en la dédramatisant – rappelons qu’il s’agit du premier créancier d’Italie – alors que la semaine dernière encore le bouc émissaire par excellence, les agences de notation, était pointé du doigt, et la France n’avait aucune raison de craindre une révision à la baisse de sa qualité de débiteur.

 

L’on perçoit également cet œil intensément rivé sur les urnes lorsque l’utilisation de la langue de bois arrive à son paroxysme pour annoncer « L’objectif de l’accord de cette nuit (NDLR : depuis quelque temps les accords obtenus en bout de nuit sont un nouvel axe de communication et de fierté politique) est de finaliser un nouveau traité européen pour la fin mars 2012 ».

Un peu de gaussement pour agrémenter sa campagne et s'approprier ladite "règle d'or" interdisant tout déficit, alors que l'on sait depuis Maastricht que toutes ces règles sont juste des barrières très faciles à franchir et dont la fragilité est exploitée à outrance ?

 

Pourquoi personne ne propose-t-il l'interdiction d'émettre de la nouvelle dette pour un gouvernement ? L'interdiction pour un gouvernement en affaires courantes, comme en Belgique le 4 décembre dernier, de lever insidieusement 5 Mia de dette  à un taux brut légèrement supérieur à l'inflation - avec l'aide du talent commercial des banquiers, leurs nouveaux vassaux  -  et en n'indiquant pas que le changement d'imposition - passant de 15% à 21% le premier janvier prochain - allait être validé 2 jours plus tard ?

Pour un taux de 4% nominal, ces pauvres souscripteurs ont bloqué leurs fonds pour 5 ans et en obtiendront un taux net de 3.16% au lieu des 3.40% qu'ils avaient calculé.

Ce qui n'était déjà pas un choix judicieux puisque rappelons que l'inflation s'est élevée à 3.85% au mois de novembre..

 

Le quotidien allemand Der Spiegel a mis en graphique les prochaines échéances de refinancement et le montant de la dette à "rouler" des plus fragiles émetteurs de dette européens.

Les montants sont exprimés en milliards € et le dessin est assez éloquent.

 

Dire que ces personnes vont se souhaiter une bonne année d'ici quelques jours..

 

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BA 16/12/2011 15:01

Pour sauver les Etats européens surendettés, les dirigeants européens ont créé un machin vide : le FESF.

Le FESF emprunte des milliards d’euros sur les marchés internationaux. Ensuite, le FESF reprête ces milliards d’euros aux Etats européens surendettés.

Problème : les juristes du FESF ont demandé qu’une phrase d’avertissement figure dans la brochure de présentation du FESF.

Les juristes du FESF ont demandé qu’une phrase avertisse les éventuels prêteurs qu’il y avait un risque d’éclatement de la zone euro.

Mais les dirigeants du FESF ont réfléchi. Les dirigeants du FESF ont pensé que cette phrase d'avertissement risquait de faire peur aux investisseurs internationaux. Les investisseurs internationaux
auraient pu ne pas prêter au FESF par peur de perdre leur mise.

Résultat : les dirigeants du FESF ont demandé que la phrase d’avertissement soit supprimée de la brochure de présentation du FESF.

Je trouve cette information ahurissante.

Vendredi 16 décembre 2011 :

Le Fonds de secours de la zone euro (FESF) a nié aujourd'hui vouloir mettre en garde des investisseurs contre un éclatement de l'Union monétaire.

Le Fonds européen de stabilité financière va ainsi supprimer du document de présentation de sa prochaine émission obligataire une clause informant les investisseurs de la possibilité d'un
éclatement de la zone euro, un sujet devenu sensible, a-t-on appris aujourd'hui de source proche du FESF.

Le Financial Times avait rapporté hier que le projet de prospectus mentionnait explicitement le risque de voir l'euro disparaître ou cesser d'être une "monnaie légale" à part entière.

Une source du FESF a dit à Reuters que cette clause avait été ajoutée au document par des juristes, mais qu'elle n'avait pas été approuvée par la direction de l'institution et qu'elle ne figurerait
pas dans la version définitive du texte.

"La phrase avertissant du risque d'éclatement de la zone euro figurait entre crochets dans le projet et elle va être retirée", a déclaré la source.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/12/16/97002-20111216FILWWW00295-le-fesf-nie-s-inquieter-de-la-fin-de-l-euro.php

BA 14/12/2011 13:19

Mercredi 14 décembre 2011 :

L'Italie lève 3 milliards d'euros de titres à cinq ans à un taux record.

Le Trésor italien a levé mercredi 3 milliards d'euros d'obligations à cinq ans, soit le maximum prévu, à des taux d'intérêt qui ont atteint un nouveau record.

Les taux ont en effet progressé à 6,47 %, contre 6,29 % lors de la dernière opération similaire le 14 novembre, atteignant un nouveau record depuis la création de la zone euro.

Dépêche AFP.

BA 13/12/2011 21:55

Pierre-Henri de Menthon pointe notamment le fait que les Français les plus riches réalisent des retraits et que cela se passe « loin des caméras, à l’abri des bureaux cossus des banquiers privés,
ceux qui gèrent le patrimoine des grandes fortunes ! »

Dans la vidéo ci-dessous, il est précisé :

« Chez Pictet et Lombard Odier, deux grandes banques privées de Genève, les ouvertures de comptes par les Français se multiplient, des dizaines de millions d'euros affluent tous les jours. »

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_oEWxIkVA7o#!

Nous sommes embarqués dans un grand bateau appelé "ZONE EURO".

Or, que voyons-nous ?

Nous voyons les passagers les plus riches qui sont en train d'entasser leurs richesses dans des canots de sauvetage.

Nous voyons les passagers les plus riches qui sont en train de fuir le bateau "ZONE EURO", pour aller mettre leurs richesses dans les banques privées suisses : la banque Pictet, la banque Lombard
Odier, etc.

Nous voyons les passagers les plus riches qui s'éloignent du bateau "ZONE EURO", et qui mettent à l'abri leur épargne en-dehors de la zone euro.

C'est un signe qui ne trompe pas.

C'est un signe qui montre que le bateau "ZONE EURO" est en train de couler.

BA 12/12/2011 22:04

Lundi 12 décembre 2011 :

Exode des riches Français qui fuient la France vers la Suisse.

Le directeur de la rédaction de Challenge, Pierre-Henri de Menthon, qui intervient dans la chronique « Les coulisses des entreprises » sur BFM Business, annonce que les Français riches sont en
train de quitter la France à vitesse grand V.

De ce fait, on peut se demander s’il y a un pilote dans l’avion France…

On assiste à une sécurisation de l’épargne des Français les plus riches qui retirent leur argent des banques spécialisées, une situation similaire à la crise financière de 1929 aux USA.

Pierre-Henri de Menthon pointe notamment le fait que les Français les plus riches réalisent des retraits et que cela se passe « loin des caméras, à l’abri des bureaux cossus des banquiers privés,
ceux qui gèrent le patrimoine des grandes fortunes ! »

Dans la vidéo ci-dessous, il est précisé :

« Chez Pictet et Lombard Odier, deux grandes banques privées de Genève, les ouvertures de comptes par les Français se multiplient, des dizaines de millions affluent tous les jours. »

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_oEWxIkVA7o#!