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OCDE : taux d’imposition moyens et confiscation des contribuables belges et français

26 Avril 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie Politique

 L’OCDE vient de publier le détail des taux moyens d’imposition de ses membres pour l’année 2011.   

 

Comme d’habitude, les pays européens d’une manière générale, la Belgique et la France en particulier briguent les places peu enviées de pays dans lesquels la pression fiscale est la plus élevée. Jugez-en plutôt :  

 

Une personne célibataire sans enfant dont le revenu est dans la moyenne, se verra confisquer 55.5% de ses revenus. Vu d’une autre manière, ce n’est qu’à partir du 21 juillet de chaque année qu’il pourra réellement mettre en poche ce qu’il gagne. Drôle de fête nationale…

 

Si la rémunération de cette personne se situe deux tiers au-dessus de la moyenne, le taux d’interception par l’Etat se monte à 60.7%, sans qu’il n’ait jamais le choix de l’affectation de ses impôts.

 

Une personne mariée, ayant deux enfants et une rémunération dans la normale, peut fêter le 25 mai de chaque année la fin de la ponction étatique de 40.3%, battu dans ce seul cas de figure par le contribuable français qui devra, lui, trépigner jusqu’au 3 juin pour être libéré de cette saisie.

 

Enfin, le contribuable marié avec deux enfants et dont le conjoint travaille aussi verra sa rémunération amputée de 48.2% en Belgique et 44.9% en France.

 

Probablement un encouragement à la paresse, ou une incitation à vivre au crochet de l’état qui, après s’être attribué une grande partie de cette confiscation sous forme de privilèges divers, gaspille ensuite une tranche importante de ce butin en subsides et autres allocations et attributions diverses, gardant ainsi un fonds de commerce, le rapport seigneur-vassal cher à tout ce petit monde.

 

 

  Single
no ch
67 (% AW)
Single
no ch
100 (% AW)
Single
no ch
167 (% AW)
Single
2 ch
67 (% AW)
Married
2 ch
100-0 (% AW)
Married
2 ch
100-33 (% AW)  (2)
Married
2 ch
100-67 (% AW)  (2)
Married
no ch
100-33 (% AW)  (2)
Chile 7,0 7,0 7,8 6,0 7,0 4,9 6,6 7,0
New Zealand 12,9 15,9 22,0 -18,7 -1,2 7,0 13,1 14,8
Israel 13,0 19,8 28,4 0,1 16,0 12,2 13,4 16,6
Mexico 13,2 16,2 21,6 13,2 16,2 14,4 15,0 14,4
Korea 17,7 20,3 22,2 17,0 17,9 17,9 18,1 19,4
Switzerland 18,0 21,0 25,3 2,8 8,4 11,1 14,2 18,6
Australia 20,6 26,7 32,2 -6,0 15,2 17,9 24,2 22,9
Ireland 21,3 26,8 38,7 -24,6 7,1 13,3 19,0 20,3
Canada 26,1 30,8 32,9 -6,3 18,9 23,8 27,0 27,7
United States 27,2 29,5 34,4 8,2 18,2 22,7 24,6 27,8
United Kingdom 28,5 32,5 37,9 7,1 26,4 25,0 28,1 28,5
Luxembourg 29,2 36,0 43,5 2,4 13,4 17,7 23,0 27,7
Iceland 29,2 34,0 38,2 18,5 21,0 27,6 31,4 29,5
Japan 29,5 30,8 33,8 19,7 23,0 25,1 26,4 30,0
Netherlands 33,1 37,8 41,5 11,5 30,7 29,2 31,5 33,8
Portugal 33,1 39,0 45,8 23,7 29,2 30,4 36,2 34,0
Poland 33,4 34,3 35,0 28,4 28,4 29,6 30,9 33,4
Norway 34,2 37,5 43,1 21,4 31,0 31,9 33,6 35,0
Turkey  (1) 35,4 37,7 40,9 34,2 36,3 37,3 37,9 37,9
Greece 35,6 38,0 42,6 35,1 37,8 37,1 37,3 37,9
Slovak Republic 36,1 38,9 40,8 23,6 25,0 29,5 32,8 35,8
Spain 36,6 39,9 42,5 29,5 34,2 35,8 36,9 36,9
Denmark 36,8 38,4 44,8 11,4 27,4 32,2 33,9 37,0
Finland 37,2 42,7 48,5 26,4 37,7 35,5 37,5 39,3
Slovenia 38,6 42,6 47,7 12,7 23,2 30,6 34,1 40,2
Estonia 38,8 40,1 41,2 24,3 31,2 34,2 35,9 38,8
Czech Republic 39,5 42,5 44,9 16,4 21,7 30,7 34,7 40,3
Sweden 40,7 42,8 50,8 32,5 37,3 36,9 38,7 41,0
Austria 43,7 48,4 51,6 26,8 37,1 37,2 40,5 44,7
Italy 44,5 47,6 53,0 29,0 38,6 40,3 43,1 44,5
Hungary 45,2 49,4 51,6 20,0 32,8 34,3 37,7 46,7
Germany 45,6 49,8 51,3 31,2 34,0 38,9 42,5 45,6
France 46,5 49,4 53,5 38,4 42,3 40,0 44,9 45,6
Belgium 49,7 55,5 60,7 35,5 40,3 41,4 48,2 48,0
Unweighted average                
OECD-Average 31,7 35,3 39,7 16,2 25,4 27,5 30,4 32,4
OECD-EU 21 37,8 41,5 46,1 21,0 30,3 32,4 35,6 38,1

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BA 30/04/2012 21:33

Lundi 30 avril 2012 :

L'Espagne continue de faire trembler le Cac 40 : - 1,64 %.

Début de semaine difficile sur les marchés financiers : le retour de la récession en Espagne et des indicateurs mitigés aux Etats-Unis ont fait plier le Cac 40. L'indice de référence parisien
abandonne 1,64 % à la clôture, à 3.212,80 points. Aucun mastodonte de la cote n'a échappé à la vague vendeuse, à l'exception de Bouygues, qui prend 0,59 %. En cette veille de jour férié, le volume
d'affaires est demeuré faible, à 2,29 milliards d'euros.

Les autres indices européens n'ont guère fait mieux : Londres finit en repli de 0,68 %, Francfort perd 0,59 %, Milan recule de 1,26 % et Madrid lâche 2 %.

Une fois de plus, l'Espagne cristallise les inquiétudes des opérateurs. Outre un chômage massif, qui frappe 5,6 millions de personnes à la fin du premier trimestre, soit 24,44 % de la population
active, s'ajoute la bascule en récession de l'économie ibérique. Selon les données préliminaires de l'institut national des statistiques, le produit intérieur brut (PIB) s'est contracté de 0,3 % au
premier trimestre 2012 par rapport aux trois mois précédents, où l'activité avait déjà accusé une baisse similaire.

Ce retour en récession est un non-événement puisque le ministre de l'Economie, Luis de Guindo, l'avait annoncé il y a deux semaines mais les opérateurs n'en restent pas moins inquiets. Le pays a
d'ailleurs vu sa note dégradée de deux crans par l'agence américaine Standard & Poor's en fin de semaine dernière.

«Il a fallu moins de cent jours pour que le nouveau gouvernement espagnol soit confronté à sa première grève générale le 29 mars et, compte tenu des mesures d'austérité supplémentaires planifiées,
de nouveaux troubles sont très probables», observe Valentijn van Nieuwenhuijzen, responsable de la stratégie d'ING Investment Management. « Les banques espagnoles, qui sont fortement exposées à la
bulle immobilière qui se dégonfle, devront probablement être recapitalisées si l'économie reste dans l'impasse», ajoute-t-il.

Source : lesechos.fr

BA 26/04/2012 22:10

Jeudi 26 avril 2012 :

L'Italie lève 8,5 milliards d'euros à six mois, mais à des taux d'intérêts très élevés.

latribune.fr (source AFP)

L'Italie a emprunté comme prévu jeudi 8,5 milliards d'euros de titres de dette à six mois dont les taux d'intérêt ont progressé en raison du récent regain de tensions en zone euro, a annoncé la
Banque d'Italie.

Comme prévu, l'Italie a pu emprunter 8,5 milliards d'euros de titres de dette à six mois. Mais le récent regain de tension en zone euro par rapport aux crises de la dette a fait monter en flèche
les taux d'intérêts.

Les taux de ces obligations se sont inscrits à 1,772%, contre 1,119% lors de la dernière opération similaire le 28 mars, a précisé la Banque d'Italie.