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Plafond de dette US : hérésie et fuite en avant

20 Janvier 2013 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

La discussion très axée politiquement à laquelle nous avions assisté il y a un an et demi pour relever une nouvelle fois le plafond de la dette aux Etats-Unis, va reprendre de plus belle dans les jours qui viennent.

 

Rappelons, en ce jour d’investiture de Barack Obama, que la dette des Etats-Unis est passée, entre le premier et le dernier jour de son mandat précédent, de 9'900 à 16'400 Milliards USD, soit une augmentation de plus de 65%, ou une création de dette de 4.45 Milliards chaque jour qui passe.

L’on peut suivre l’état de la dette américaine en temps réel sur ce site 

 

Dans le premier épisode de ce téléfilm très médiatisé, certains acteurs (les Démocrates) manipulaient les critères utiles à l’augmentation du plafond, d’autres (les Républicains) insistaient sur l’importance d’une diminution des dépenses. Trois semaines de débats présentés comme « âpres et délicats » qui se sont terminé par un Happy-End : tout le monde est d’accord sur le relèvement du plafond « à condition qu’on fasse attention aux dépenses dans le futur ».

 

Le débat sur le « fiscal cliff » en fin d’année dernière fut du même acabit. Beaucoup de débats, excellemment médiatisés, pour une solution consensuelle qui convient à tous les partis en place, tant les deux bords mènent les mêmes politiques de croissance par la dette depuis 30 ans.

 

A l’aube de ce deuxième débat, qui va certainement déboucher sur un accord "unanime à condition que" portant sur un nouveau relèvement du plafond, l’on peut tout de même relever les idées de certains députés qui trahissent une nouvelle fois cette volonté de ne rien résoudre au niveau fondamental, et de continuer la fuite en avant.

 

Il y a cette notion de déclarer la détermination du plafond de la dette contraire à la Constitution américaine. Plus de plafond, plus de discussions inutiles, et surtout un chèque en blanc pour le second mandat d’Obama. 

 

Autre proposition hallucinante : le Trésor US – qui a tous les droits quant à l’émission des monnaies - frapperait une pièce de monnaie de 1'000 Milliards de USD, qu’elle déposerait ensuite sur son compte à la Fed, pour rembourser une partie de ses dettes. De cette manière, le plafond atteint repasserait à 15'400 Milliards et le gouvernement aurait tout latitude pour faire imprimer 1'000 Mia par la Fed pour assouvir ses dépenses, et avant de ré-atteindre le plafond de 16'400 Mia !

Le plus singulier est que les media relaient cette proposition comme étant un vrai débat de fond.

 

La richesse de ces « solutions » nous indique en tout cas que les Etats-Unis, incapables d’honorer leurs factures pour la deuxième fois en deux ans sans intervention politique, devraient faire défaut sur une partie de leur dette à terme.

Cette démarche nous indique également – point positif –que les dirigeants n’ont plus peur de déclarer qu’ils impriment de la fausse monnaie, puisque  sans contrepartie, pour sauver ce qui peut l’être, et peut-être faire prendre conscience à la population de l’absurdité de la politique monétaire actuelle, qui appellera une hyperinflation.

 

Et certainement enfin, que l’or reprend une place d’importance dans le système monétaire, devant cette énième rupture de confiance face aux principales monnaies en circulation. 

 

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BA 25/01/2013 20:05

Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht en 1992 ?

Vous vous rappelez toutes les belles promesses en 1992 pour nous inciter à voter « oui » à la monnaie unique, « oui » à l’euro ?

- « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde
; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

- « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

En réalité, nous avons eu exactement le contraire.

En réalité, la construction européenne aboutit à un désastre économique, un désastre financier, un désastre social, un désastre humain.

Vendredi 25 janvier 2013 :
France : chômage concernant les catégories A, B, C, D, E :
5 560 100 demandeurs d’emploi inscrits en fin de mois à Pôle Emploi.

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-VHP736-2.pdf

Espagne :
Les chiffres effarants du chômage de masse en Espagne.
Le taux de chômage espagnol a terminé l'année 2012 sur un nouveau record historique à plus de 26% de la population active, tandis qu'il monte même à 55% chez les jeunes. Et la situation a toutes
les chances de s'aggraver encore en 2013.

Grèce :
Avec 26,8%, le chômage en Grèce va de record en record.
Le taux de chômage grec a atteint un nouveau record en octobre à 26,8%, contre 26,2% le mois précédent (chiffre révisé), a annoncé jeudi l'agence nationale des statistiques Elstat.
L'économie grecque devrait subir une sixième année consécutive de récession en 2013.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00490279-avec-26-8-le-chomage-en-grece-va-de-record-en-record-527279.php

BA 23/01/2013 13:16

Mercredi 23 janvier 2013 : chiffres de la dette publique pour le troisième trimestre 2012.

En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats atteint des sommes inimaginables.

En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats est devenue hors de contrôle.

Plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

Nous entrons dans une nouvelle époque : l’époque des défauts de paiement de plusieurs Etats européens.

1- Médaille d'or : la Grèce. Dette publique de 301,193 milliards d'euros, soit 152,6 % du PIB. Tous les soi-disant « plans de sauvetage » de la Grèce ont échoué. Le premier défaut de paiement avait
effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

2- Médaille d'argent : l'Italie. Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1995,143 milliards d'euros, soit 127,3 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a
fait la preuve de son incompétence.

3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 201,003 milliards d'euros, soit 120,3 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique du Portugal
continue à augmenter. Le gouvernement portugais a annoncé que le Portugal était incapable de rembourser comme prévu les 78 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

4- Dette publique de l'Irlande : 190,954 milliards d'euros, soit 117 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l’Irlande continue à augmenter. Le
gouvernement irlandais a annoncé que l’Irlande était incapable de rembourser comme prévu les 85 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

5- Dette publique de la Belgique : 380,923 milliards d'euros, soit 101,6 % du PIB.

L'Irlande bénéficie depuis novembre 2010 d'un plan de sauvetage sur trois ans de l'Union européenne et du FMI. Le Portugal a quant à lui dû solliciter un plan de sauvetage sur trois ans en mai
2011.

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0ARB6520130122?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0