Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

QE 3 : tout bon pour son impact sur l'or

3 Août 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #or

Les rumeurs se font de plus en plus insistantes quant au lancement d'une troisième opération de Quantitative Easing de la part de la FED.

C'est le Wall Street Journal, généralement bien informé à ce sujet, qui l'annonce en primeur. 

 

Le gouvernement américian a effectivement l'intention de pouvoir continuer à combler le déficit annuel de 1'300 Mia USD  - déficit que même les émissions d'emprunts ne suffisent plus à financer depuis 2009 - sans restreindre ses dépenses, mais avec l'aide de la machine à imprimer de la FED.

 

Les multiples interventions - la spéculation par le verbe - de la BCE tendent aussi à annoncer une nouvelle étape politique de financement gratuit en Europe. 

 

Quel impact sur l'or ?

Lors des deux précédentes "campagnes de liquidités" orientées vers l'inflation, l'or s'est apprécié de plus de 30%. 

 

 

 

 

Stimulus-and-Gold_20120508223011-copie-1.jpg

 

A l'heure actuelle, l'once d'or consolide depuis 4 mois entre 1550 et 1650 USD.

 

Nous avions déjà observé une saisonnalité qui la ferait sortir de cette zone par le haut au mois d'août. 

 

Ce deuxième faisceau d'indice nous indiquerait alors une hausse de la "relique barbare", qui reviendrait tester le seuil des 1'800 USD. 

 

Gold

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

BA 08/08/2012 16:45

Mercredi 8 aout 2012 :

Selon un article du « Wall Street Journal », le FMI - un des principaux bailleurs de fonds de la Grèce - fait pression pour que les Etats de la zone euro acceptent de subir des pertes sur les
obligations grecques qu'ils détiennent et que, de son côté, Athènes ramène sa dette publique autour de 100% du PIB.

Jusqu'ici, seul le secteur privé (banques, assurances, etc.) a accepté de subir d'importantes pertes sur la dette grecque.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202208717094-grece-s-p-abaisse-la-perspective-de-la-note-a-negative-351406.php

"On n'a plus de marge de manoeuvre s'il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc
les contribuables nationaux", a estimé un diplomate européen.

En clair : il va y avoir une deuxième restructuration de la dette grecque. Cette fois, ce seront les prêteurs publics qui vont subir des dizaines de milliards d'euros de pertes.

Concrètement : lors de la deuxième restructuration de la dette grecque, la BCE et les Etats de la zone euro vont subir des dizaines de milliards d'euros de pertes.

Conséquence : il va falloir recapitaliser la BCE. Et il va falloir que les Etats de la zone euro subissent des pertes.

France : le Parlement s'inquiète de l'accumulation des engagements pris pour soutenir la Grèce.

Dans son rapport, le député Christian Paul (PS) chiffre à 50,8 milliards d'euros les prêts à la Grèce devant être garantis par la France dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière ; «
il ne s'agit pas de prêts, mais bien de pertes que les Etats de la zone euro acceptent de consentir vis-à-vis de la Grèce ».

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202205724179-le-parlement-s-inquiete-de-l-accumulation-des-engagements-pris-pour-soutenir-la-grece-351001.php

Contribuables français, préparez-vous à payer.

Contribuables français, préparez-vous à payer pour la deuxième restructuration de la dette grecque.

BA 07/08/2012 17:09

Mardi 7 aout 2012 :

Une dépêche AFP très importante :

En mars, la zone euro avait lancé un deuxième programme d'aide à la Grèce, d'un montant de 130 milliards d'euros, passant par un effacement notable de la dette grecque détenue par le secteur privé.
Grâce à ce programme, la dette du pays devait revenir en-deçà de 120% d'ici 2020 contre plus de 160% actuellement.

Mais le programme est "sorti des rails", selon de nombreux responsables européens, et a pâti de plusieurs mois d'inertie politique en Grèce. Résultat, les besoins financiers de la Grèce ont
augmenté.

"On n'a plus de marge de manoeuvre s'il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc
les contribuables nationaux", a estimé un diplomate européen.

La Grèce pourrait donc être contrainte de négocier une restructuration de sa dette vis-à-vis de la Banque centrale européenne et des Etats de la zone euro.

Cette idée a déjà circulé en mars dernier mais n'a jamais pris forme, face au refus de la zone euro et de l'institut monétaire.

http://www.romandie.com/news/n/UEBruxelles_ne_va_pas_demander_a_Athenes_de_reduire_son_deficit_plus_que_prevu58070820121630.asp

La phrase importante est ici :

"On n'a plus de marge de manoeuvre s'il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc
les contribuables nationaux", a estimé un diplomate européen.

En clair : il va y avoir une deuxième restructuration de la dette grecque. Les prêteurs publics vont perdre des dizaines de milliards d'euros : il va falloir recapitaliser la BCE.

Les contribuables de la zone euro peuvent préparer leurs carnets de chèques.

La deuxième restructuration de la dette grecque sera, en bout de chaîne, payée par les contribuables de la zone euro.

BA 07/08/2012 14:24

Mardi 7 aout 2012 :

L'Italie s'enfonce dans la récession au deuxième trimestre.

L'économie italienne s'est enfoncée dans la récession au deuxième trimestre avec une nouvelle contraction de 0,7% de son Produit intérieur brut (PIB) par rapport au trimestre précédent, selon une
première estimation publiée mardi par l'institut de statistiques Istat.

Cette contraction correspond exactement aux prévisions des économistes, qui tablaient sur une baisse de 0,7%, selon un consensus établi par Dow Jones Newswires.

Plombée par la crise de la dette et des plans d'austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, la troisième économie de la zone euro est entrée en récession au quatrième trimestre 2011 avec
un repli de 0,7% du PIB.

Avec cette nouvelle contraction de 0,7%, le PIB italien enregistre une baisse pour le quatrième trimestre consécutif. En glissement annuel, celui-ci s'est contracté de -1,9%, selon les données
diffusées mardi par l'Istat.

La contraction du deuxième trimestre reste néanmoins inférieure à celle du premier trimestre 2012 (-0,8%) et bien moindre que celle enregistrée au premier trimestre 2009 quand le PIB s'était
effondré de 3,5% sur un trimestre, sous les coups de boutoir de la crise économique mondiale.

Le 17 juillet, la Banque d'Italie a revu à la baisse ses prévisions pour le PIB italien tablant sur un repli de -2% en 2012 (contre un maximum de -1,5% prévu précédemment) et une poursuite de la
récession en 2013 (-0,2%) alors qu'auparavant elle misait sur une reprise (+0,8%) l'an prochain.

Pour sa part, le gouvernement italien table toujours sur une contraction de 1,2% du PIB en 2012 et un retour à la croissance de 0,5% en 2013, tandis que Bruxelles et le FMI sont plus pessimistes
prévoyant respectivement une contraction de 1,9% et de 2% pour le PIB italien.

"Les prévisions du gouvernement sont clairement dépassées", a analysé pour l'AFP Chiara Corsa, économiste à Unicredit.

L'experte tablait en réalité sur un net ralentissement de la récession au deuxième trimestre et une chute du PIB limitée à - 0,5%. "Après l'annonce de mardi, la fin de l'année suscite une forte
inquiétude", a-t-elle souligné.

"Nous sommes dans une phase de contraction grave. Les investisseurs sont désormais à la recherche d'une preuve que le gouvernement Monti peut aller au-delà de l'austérité, vers la croissance", a
estimé Giuliano Noci, expert économique à l'Ecole polytechnique de Milan.

L'Istat ne donne pas de détail sur les composantes du PIB, mais selon les dernières statistiques publiées, la production industrielle, pilier de l'économie italienne très liée aux exportations
manufacturières, s'est contractée de 1,7% au premier trimestre 2012, et de 8,2% sur un an.

La consommation a également accusé un nouveau repli de 0,2% en mai sur un mois, après avoir déjà enregistré des baisses de 1,7% en avril et 0,7% en mars, selon des données diffusées par l'institut
de statistiques Istat, les Italiens se serrant la ceinture sur fond d'austérité et de récession.

http://www.romandie.com/news/n/_L_Italie_s_enfonce_dans_la_recession_au_deuxieme_trimestre44070820121321.asp

BA 06/08/2012 10:41

Les gouvernements se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait. Les grandes compagnies d'assurance se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait. Les grandes
banques se préparent à la dislocation de la zone euro : ça, on le savait.

Nous venons d'apprendre que les compagnies aériennes se préparent à la dislocation de la zone euro, elles-aussi.

Et nous venons d’apprendre que les compagnies pétrolières se préparent à la dislocation de la zone euro, elles-aussi.

Conclusion : en zone euro, les acteurs politiques et les acteurs économiques se préparent tous à la dislocation de la zone euro.

IAG prête à une sortie de l'Espagne.

Le groupe International Airlines Group (IAG), qui réunit la compagnie aérienne britannique British Airways et l'espagnole Iberia, a reconnu se préparer à l'éventualité d'une sortie de l'Espagne de
la zone euro.

"Vu notre présence dans ce pays, et notre exposition en zone euro de façon générale, nous avons réfléchi à la manière de réagir en cas de dislocation de la zone euro", a expliqué le directeur
exécutif du groupe, Willie Walsh, vendredi lors de la présentation des résultats d'IAG, cité par The Telegraph.

Un groupe de travail "Sortie de l'Espagne de la zone euro" a été mis en place il y a quelques temps avec l'aide de conseillers extérieurs.

Ses travaux ont "très bien avancé", a précisé Willie Walsh.

Résultat, le groupe IAG a réduit son exposition aux établissements financiers espagnols de 27% à 3% en six mois.

Il serait "surprenant" que les autres grandes compagnies qui opèrent en Europe n'aient pas des plans d'urgence similaires, a estimé Willie Walsh.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/08/04/97002-20120804FILWWW00357-iag-prete-a-une-sortie-de-l-espagne.php

Le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell préfère retirer des fonds des banques européennes à cause des risques associés à la crise de la dette en zone euro, a indiqué l'un de ses dirigeants.

"Nous n'avons plus la même volonté de prendre des risques de crédit en Europe", a expliqué le directeur financier Simon Henry au journal The Times paru lundi.

Shell préfère ainsi déposer ses 15 milliards de dollars de liquidités sur des comptes américains ou les transformer en bons du Trésor américains, poursuit le responsable, selon des propos rapportés
par le quotidien britannique.

Le groupe basé à La Haye est certes contraint de garder des liquidités en Europe pour y financer ses opérations mais préfère ainsi en laisser l'essentiel ailleurs pour éviter les risques associés à
la crise en zone euro.

"Nous faisons une différence entre les différents risques de crédit" en Europe, a toutefois précisé M. Henry, alors qu'on lui demandait s'il considérait de la même manière l'Allemagne et les pays
les plus fragiles du sud du continent.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00458922-shell-retire-des-fonds-des-banques-europeennes-a-cause-de-la-crise-350797.php

BA 04/08/2012 11:53

Le jeudi 2 aout 2012, dans la zone euro, l’information la plus importante de l’année 2012 a été cachée par les télévisions, par les radios, et par presque tous les grands titres de la presse papier
:

En zone euro, il y a eu le réarmement d’une banque centrale nationale, en violation de tous les traités européens.

Qu’est-ce que le réarmement d’une banque centrale nationale ?

C’est quand une banque centrale nationale prête de l’argent à un Trésor public national.

TOUS LES TRAITES EUROPEENS INTERDISENT QU’UNE BANQUE CENTRALE NATIONALE PRETE DE L’ARGENT A UN TRESOR PUBLIC NATIONAL :

« Conformément à l'article 123 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d'accorder des découverts ou tout autre type de
crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises
publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

OR LA BANQUE CENTRALE DE LA GRECE VIENT DE PRETER 6 MILLIARDS D'EUROS AU TRESOR PUBLIC GREC :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/08/02/20002-20120802ARTFIG00564-le-plan-grec-pour-echapper-au-defaut-de-paiement-cet-ete.php

Le réarmement de la banque centrale de la Grèce est une information historique.

Le réarmement de la banque centrale de la Grèce montre ce qui nous attend dans les années qui viennent, en Grèce et dans d’autres pays européens :
- L’éclatement de la zone euro.
- Le retour aux monnaies nationales.
- Le réarmement des banques centrales nationales.
- En Grèce et dans d’autres pays européens, une banque centrale nationale prêtera de l’argent à un Trésor public national.