Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Qui détient la dette grecque ? (update) 50% pour 10 banques

6 Juillet 2011 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #europe grèce

D'un rapport établi par Barclays Capital, il ressort que la dette grecque peut assez facilement être individualisée par établissement financier.

 

Hormis la BCE et ses actionnaires, les banques centrales, qui détiendraient 62.1Mia de dette émise sous forme d'obligations souveraines, l'on trouve l'état grec qui via ses fonds publics qui devaient assurer le financement des retraites des fonctionnaires - la plus grosse proportion de la population active - en possède 30 Mia.

 

Les premières banques privées qui y sont répertoriées sont locales : la banque du Pirée, puis EFG, avec respectivement 8 et 9 Mia € de créances douteuses. Un peu plus loin, l'on retrouve ATE, Alpha Bank, la banque de la poste, Marfin, et la banque de Chypre.

 

Ensuite viennent les banques étrangères :

l'ancienne allemande Depfa, qui fut nationalisée au plus fort de la crise en 2008, qui transfère donc au contribuable allemand ses 6.3 Mia € d'obligations grecques ; BNP-Paribas (5 Mia), Dexia (3.5 Mia), mais encore Generali, Commerzbank, Société Générale, ING, Ageas - que l'on vend encore comme une société d'assurances sans plus de risque - qui ont toutes une exposition entre 1 et 3 Mia €. 

 

Voir apparaître les assureurs Generali, Groupama, CNP, Axa, Allianz, Ageas, dans cette liste nous confirme que notre credo régulier "fuir l'investissement dans tout établissement financier, de banque ou d'assurance" continue d'être sage, alors que certains doutent encore de l'exposition du secteur de l'assurance à la crise de la dette européenne.  

 

En dette cumulée, si l'on tient compte des prêts privilégiés du FMI et de l'UE, non adossés à une émission d'obligations, l'on peut constater que plus de 50% de cette dette est dans des mains publiques, les mêmes qui mettent en place les plans de secours et de relance.

 

Ceci va donc rendre plus facile l'acceptation de la dernière étape de la fuite en avant, qui consiste en un "roll-over", une extension de la maturité de la dette grecque, proposée par l'Europe, à l'initiative de la France et l'Allemagne.

On comprend leur empressement, en voyant le tir groupé de réductions de valeur à venir pour le tandem franco-allemand dans cette liste. 

 

 

 

20110625 WOC908

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article