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Qui va racheter l’or détenu par l’Italie ?

8 Novembre 2011 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

 Selon le dernier rapport du World Gold Council, l’Italie détient près de 2'450 tonnes d’or en réserve. A un cours de 41'900 €/kg, la vente en dernier recours, et sans décote, de cet actif pourrait rapporter 102 Mia € au trésor.

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Même si l’état italien est un des plus gros détenteurs d’or, c’est très peu en comparaison de ses 1'900 Mia € de dette publique.

 

Il faut aussi se rendre compte que la vente éventuelle de cet actif ne permettrait  à l’Italie de rembourser...moins d’une année d’intérêts sur la dette publique, à un taux qui culmine à plus de 6.65% ce soir.  

Rappelons qu’à 7% l’appel au FMI et au EFSF, fonds de secours européen - qui n’aura déjà plus les moyens de venir au chevet de l’Italie – sera inévitable, ce qui nous promet l’organisation de nombreux nouveaux « sommets européens décisifs » dans le courant des mois à venir.

 

Tout comme elle a tenté- sans succès - de la faire pour le Portugal et l’Espagne, l’Allemagne presse l’Italie de vendre son seul actif tangible.

Peut-être en vue de conditionner sa future intervention et celle du contribuable allemand dans le rachat de la dette italienne à émettre, en échange de cet actif.

Probablement aussi pour négocier un rachat de dette européenne avec la Chine, qui est visiblement aussi intéressée, comme nous l’indique le Times, par un rachat de l’infrastructure européenne, comme le très central port de Pyrée, l’aéroport d’Athènes, etc.

L’or et l’infrastructure, décidément d'excellents remparts contre l’inflation.

 

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BA 21/11/2011 19:03

Lundi 21 novembre 2011 :

Allemagne : la Bourse de Francfort finit en baisse de 3,35 %.

L'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a fini lundi en baisse de 3,35 %, après des déclarations venues d'Allemagne montrant que Berlin reste sur une ligne dure face à la crise de la
dette.

Le porte-parole de la chancelière Angela Merkel a ainsi balayé lundi les propositions sur un rôle accru de la BCE, ou sur l'émission d'euro-obligations, en estimant qu'il ne s'agissait pas d'un
remède miracle.

France : la Bourse de Paris s'enfonce de 3,41 %.

La Bourse de Paris a terminé lundi sur un recul de 3,41 %, passant sous la barre des 2.900 points, dans un marché en totale perte de confiance, paniqué par les risques de contagion de la crise de
la dette.

Espagne : la Bourse de Madrid chute de 3,48 % à la clôture.

La Bourse de Madrid a clôturé lundi en chute de 3,48 % à 8.021 points, au lendemain d'élections législatives qui ont porté la droite au pouvoir, dans un climat général de panique sur les places
européennes face à la crise de la dette.

Les valeurs bancaires ont notamment été pénalisées : Santander, numéro un en zone euro par la capitalisation boursière, a perdu 3,45 % à 5,38 euros, BBVA a baissé de 3,48 % à 5,716 euros, et
CaixaBank a glissé de 4,47 % à 3,63 euros.

Italie : la Bourse de Milan clôture sur une chute de 4,74 %.

La Bourse de Milan a clôturé lundi sur une chute de 4,74 % à 14.510 points, paniquée comme les autres places financières par les problèmes de dette publique dans la zone euro.

BA 18/11/2011 21:02

Le nouveau président de la BCE, l'Italien Mario Draghi, a redit à Francfort sa fidélité à l'orthodoxie défendue par son prédécesseur, le Français Jean-Claude Trichet.

Le rôle de la BCE est de défendre la stabilité de la monnaie, un point c'est tout, a-t-il martelé. "C'est la contribution majeure que nous pouvons apporter pour soutenir la croissance, la création
d'emplois et la stabilité financière", a-t-il dit.

Pourtant, de plus en plus de dirigeants européens estiment que seule l'institution monétaire est à même de contenir la crise, en mettant beaucoup d'argent sur la table pour acheter la dette des
pays en difficulté.

La France est ainsi revenue à la charge sur ce thème, le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, dont le pays est de plus en plus dans le viseur des marchés, a fait de même. Sans parler des
investisseurs, qui placent dorénavant tous leurs espoirs sur cette option.

"Comme sauveur de l'Italie, mais aussi des autres pays précaires, il n'y a que la BCE", commentait l'analyste allemand Robert Halver, de Baader Bank, "c'est la seule à pouvoir lutter contre
l'explosion nucléaire de la zone euro".

A Rome pourtant, le nouveau chef de gouvernement Mario Monti a affirmé ne "pas voir de raison de modifier" le mandat de la BCE. Il a annoncé un mini-sommet avec le président français Nicolas
Sarkozy et Mme Merkel jeudi prochain à Strasbourg.

Mais l'obstacle principal, c'est l'Allemagne, qui refuse au nom de l'indépendance de la BCE et de son rôle de garant de la stabilité des prix de la laisser s'embarquer dans cette voie.

http://www.romandie.com/news/n/Zone_euroLa_crise_s_etend_Berlin_s_obstine_a_refuser_un_role_accru_pour_la_BCE181120111811.asp

BA 17/11/2011 18:05


Jeudi 17 novembre 2011 :

L'Espagne s'endette à 7 %, du jamais vu depuis 1997.

L'Espagne, où se tiennent des élections législatives ce dimanche, a dû concéder un taux d'intérêt proche de 7 % pour placer ses obligations à 10 ans, dans un contexte de contagion généralisée de la
zone euro.

« C'est une tragédie nationale. Plus personne ne nous prête », a réagi sur Twitter le directeur du quotidien « El Mundo », Pedro José Ramírez, dans les minutes qui ont suivi la clôture de
l'adjudication espagnole.

Le Trésor a dû payer, jeudi 17 novembre, un taux d'intérêt moyen de 6,975 % pour émettre 3,563 milliards d'euros d'obligations à 10 ans, soit le taux le plus élevé depuis la création de l'euro.
L'Espagne n'a pas placé le maximum prévu (4 milliards d'euros), certainement dans le souci de ne pas vouloir dépasser la barre psychologique des 7 %. C'est à partir de ce seuil que la Grèce,
l'Irlande et le Portugal ont accédé à une aide financière internationale.

« Le Trésor a payé 6,975 %, c'est une atrocité, le taux le plus élevé depuis 1997 ! », s'exclame Daniel Pingarrón, stratégiste chez IG Markets. Les derniers titres émis avec une maturité similaire
l'ont été à un taux maximum de 5,453 %, le 20 octobre dernier.

Juste avant l'opération, la prime de risque de l'Espagne, c'est-à-dire l'écart de taux entre les titres espagnols et allemands à 10 ans, grimpait inexorablement jusqu'à frôler les 500 points de
base. Un seuil qu'elle a dépassé dans la foulée de l'émission, malgré les achats de la Banque centrale européenne (BCE) sur le marché secondaire.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201749339423-l-espagne-s-endette-a-7-du-jamais-vu-depuis-1997-250523.php


BA 16/11/2011 19:59


Mercredi 16 novembre 2011 :

La crise de la zone euro frappe aux portes de la France.

Après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie, la crise de la zone euro frappe désormais aux portes de la France, forçant la Banque centrale européenne à monter en première ligne
pour freiner l'hémorragie.

Selon des courtiers, la BCE a intensifié mercredi ses rachats de titres italiens et espagnols au lendemain d'une journée noire sur le marché obligataire, au cours de laquelle les primes de risque
de la France et de plusieurs autres pays du coeur de la zone euro ont bondi à des niveaux jugés impensables il y a encore quelques jours.

Cette intervention n'a toutefois pas permis de desserrer l'étau autour de la dette française, alors que les investisseurs voient l'Europe prendre le chemin périlleux de la récession et restent
défiants face à la capacité des dirigeants du continent à prendre des décisions structurelles mettant fin à la crise.

L'écart de rendement entre les dettes française et allemande se rapproche des 200 points de base, un niveau inconnu depuis le début des années 1990.

La porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse, a jugé cette évolution injustifiée et a réaffirmé que la France tiendrait ses engagements de réduction des déficits, à 4,5% du PIB en
2012, et 3% en 2013, afin de conforter sa note "triple A".

Elle a ajouté que Paris avait "toute confiance" dans la capacité de la BCE à assurer la stabilité de la monnaie unique. Un message à l'attention des marchés, qui espèrent que l'institution de
Francfort, vue comme le seul rempart crédible à l'éclatement de la zone euro, n'hésitera pas, le moment venu, à endosser le rôle de prêteur en dernier ressort des Etats, ce à quoi s'opposent la BCE
elle-même et l'Allemagne.

http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-crise-de-la-zone-euro-frappe-aux-portes-de-la-france-16-11-2011-1396896_240.php


BA 15/11/2011 20:30


Mardi 15 novembre 2011 :

Espagne : taux des obligations à 10 ans : 6,336 %. Record historique battu.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

Italie : taux des obligations à 10 ans : 7,068 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND