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Transfert de dette, 4ème étape : Pourquoi la BCE s’oppose à une restructuration de la dette grecque

4 Juillet 2011 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Le total de bilan de la banque centrale européenne s’élève à 1'972 milliards d’euros, soit le plus haut niveau jamais atteint depuis qu’elle existe. En janvier dernier, son précédent record s’élevait à 1'966 milliards d’euros.

Ceci signifie que les banques, ayant temporairement fini de se prêter entre elles, retournent auprès de la BCE pour se financer, puisque le risque sur la Grèce en particulier et l’Europe en général est redevenu très sensible.

La BCE possède en contrepartie 81.2 milliards de fonds propres. Comme pour la plupart des banques, le basique ratio fonds propres/actifs sous gestion est très faible, 4.1%, ce fort effet de levier induisant donc que un doute sur la qualité d’1/25ème de ses actifs suffit à mener ses fonds propres en territoire négatif.

Or les estimations basses de restructuration de la dette grecque, qui tendrait à l’effacer  à concurrence de 50%, devraient donc diminuer de 95 milliards le total de 190 Mia d’actifs grecs logés à l’actif de la BCE..

Le travail de centrifugeuse de la BCE arrive à son terme, maintenant qu’elle se retrouve à son tour asphyxiée par une multitude d’actifs dont la dépréciation semble inévitable. C’est pour cela qu’elle va maintenant insister pour que les états actionnaires de la BCE, via leur banque centrale,  interviennent directement pour colmater les pertes probables de la BCE, en levant des taxes auprès de leurs contribuables locaux.

C’est la quatrième étape d’un report de la crise de la dette, qui avait d’abord été subi par les actionnaires des banques, puis transféré sur les épaules des états, et enfin aspirés par la BCE. 

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