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Articles récents

Dette publique : signes de contagion aux Pays-Bas ?

3 Avril 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Alors que la Grèce, à peine conclu le énième super-plan de fuite en avant du mois de mars, annonce qu’elle aura probablement besoin de 50 Mia € supplémentaires avant 2015, tandis que les marchés financiers semble seulement découvrir les difficultés de l’Espagne et du Portugal, nous prenons de l’avance en nous penchant sur le cas des Pays-Bas.

Nous avions repéré il y a quelques mois l’activisme du gouvernement hollandais au distributeur d’argent gratuit de la BCE. C’est au demeurant un gouvernement dont l’interventionnisme a été très marquant lors du sauvetage des nombreuses banques qui ornent son paysage économique.

Aujourd’hui le taux des emprunts d’Etat hollandais à 10 ans se tendent et, affichant 0.6% de prime sur son homologue allemand, creusent même l’écart avec ceux de Berlin.

A l’origine de cette tension, une inquiétude sur la capacité de réduction du déficit hollandais : les Pays-Bas n’ont pas encore perdu leur triple A, mais le pays est placé sous surveillance négative par Standard & Poor’s. L’économie devrait se contracter de 9% en 2012, la baisse de consommation est réelle, le moral des consommateurs est au plus bas, et les prix de l’immobilier commencent à se réduire. De plus en plus d’économistes doutent que La Haye puisse tenir son objectif de réduction du déficit sous les 3% du PIB en 2013.

NL-consumer-index.png

D’autre part, lors de la réunion de l’Eurogroupe de samedi dernier, les Pays-Bas ont accepté pour la première fois, sans rechigner, une augmentation (à crédit et ex-nihilo, rappelons-le) de la dotation du « pare-feu » européen, pour la porter de 500 à 800 milliards d’euro, destiné à lutter contre un nouvel effet de contagion au sein de la zone euro. 

Pourtant, la dette publique officielle des Pays-Bas est encore une des moins élevées d’Europe, avec 65% du PIB, mais cette dette publique ne tient pas compte – comme partout ailleurs – des dettes contractées au nom du contribuable pour sauver le système bancaire.

La santé économique chancelante des Pays-Bas pourrait donc nous fournir le premier signe d’une contagion de la « crise du Sud » au noyau fort de l’Eurozone.

 

Nous suivrons cela avec attention.

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Hedge Funds : à qui profite la gestion alternative ?

27 Mars 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

SL-Advisors  publie une étude intéressante sur la rentabilité des hedge funds sur le long terme.

C’est ainsi que, sur toute la période 1998-2010, il ressort que la part du bénéfice offert aux investisseurs se limite à 3%, les 97% restants de la performance étant réservés aux gestionnaires…

 

hedgefunds profits 1998-2010

 

 

profits-1998-2010-copie-1.png


Nous concevons qu’il est un peu réducteur de généraliser le résultat de cette étude à tous les gestionnaires de fonds, mais ceci nous conforte dans notre idée que les meilleures performances - en tous la plus grande contribution au bénéfice -  se dessinent lors d’un investissement direct en actions choisies individuellement, notamment sur base de leur décote.

 


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M&A 2012, fusions-acquisitions et indice contrarien : où en est-on ?

24 Mars 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Offre de reprise d’UPS sur TNT après surenchère, Adidas qui rachète Adams Golf, OPA sur Hitechpros, rumeur d’OPA chinoise sur Alcatel-Lucent, etc.

Les événements de ces dernières semaines nous font inévitablement repenser, en bon contrarien, aux pics d’OPA observés en 2000 et 2007, soit à chaque fois lorsque les marchés étaient au plus fort de leur exagération haussière et que certains dirigeants d’entreprises, terrorisés par la crainte de « rater le coche », s’empressaient de surenchérir sur leurs concurrents, ou même sur des acteurs dont ils ne connaissaient pas le métier.

 

Voici pour rappel le graphique de l’évolution des offres publiques de 1998 à 2011, au niveau mondial  d’abord

 

 

figure_announced-20mergers-20--20acquisitions-20-worldwide-.jpg

A l’échelle européenne ensuite :

 

figure announced%20mergers%20&%20acquisitions%20(europe)

   

A priori donc, pas d’augmentation significative, mais pas d’effondrement de ce créneau non plus. Pas de panique pour les marchés sur base de ce seul indicateur, donc.

Quant au premier trimestre 2012, si l’on s’en réfère au dernier rapport de Thomson Reuters, les fusions et acquisitions annoncées sont en diminution significative,  passant de 737 Mia USD à 416 Mia USD en un an glissant.

Au  niveau régional, l’on y apprend que l’activité de fusions-acquisitions a diminué de 60% au Etats-Unis, de 33 % en Europe, et enfin de 42% en Asie, ce qui démontre qu’une économie global fébrile affecte la psychologie des acteurs tant sur les marchés matures que ceux qui sont en croissance.

Ce rapport nous apprend enfin que JPMorgan Chase est la banque d’affaires qui a mené la partie la plus importante de ces deals en 2012, devançant Goldman Sachs et Citigroup.

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Contribution au PIB mondial : le monde tourne

15 Mars 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

L'axe du monde a tourné ces dernières années.

 

Voici exprimés sous forme de très intéressants graphiques l'évolution au fil des 100 dernières années de l'importance du PIB des différents continents.

Exprimé de manière très didactique, plus les pays sont "gonflés", plus leur contribution au PIB mondial est important.

 

D'abord en 1900 :  la révolution industrielle bat son plein, les mines la sidérurgie font de l'Europe un continent tout-puissant

 

1900.png

 

Même photo, mais en 1960 : les Etats-Unis et l'Amérique du Sud montent en puissance et cette poussée se fait principalement au détriment de l'Asie .

 

162.png

 

Et finalement aujourd'hui..

Une formidable émergence des pays asiatiques comme lame de fond, l'Europe en grosse crise d'amaigrissement qui ne contribue plus que pour moins du quart à la richesse mondiale, et l'importance des Etats-Unis qui se réduit également.  

Le Brésil et la Russie, pourtant 2 pays "BRIC", n'arrivent pas à suivre la progression de la Chine et de l'Inde.

Quant à l'Afrique et son exploitation permanente par le milieu politique, elle n'a jamais fait que de la figuration.

 

164.png

 

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PSP Private Equity, un indice normalement précurseur de sortie de crise

7 Mars 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Nous avions à l’époque déterminé que la reprise des fusions et acquisitions de par le monde préfigurait un plus haut sur les marchés, et que ce signal était un bon indicateur de prises de bénéfice.

 

Pour compléter ces recherches, toujours en quête d’indicateurs avancés susceptible de nous signaler un renversement de tendance,  nous pourrions nous pencher sur une éventuelle reprise de l’activité des fonds de private equity, ces fonds qui investissent dans des entreprises non cotées, et qui acceptent de supporter des flux de trésorerie négatifs pendant quelques années, avant de revendre leurs participations une fois le « turnaround » -  la restructuration et le retour à la rentabilité - effectué.

 

Ces fonds devraient nous indiquer en priorité une sortie de crise puisqu’ils sont restés très actifs depuis le début de la crise de l’endettement, mi-2007 et, si la situation économique s’améliore réellement, leurs investissements de 2007 et 2008 devraient progressivement, après 3 ou 4 ans, retrouver une profitabilité, un cash-flow positif, qui leur permettraient d’avoir des actifs prêts à être revendus.

 

Le PSP est un des plus gros fonds de pension du secteur public coté aux USA, et qui investit principalement en private equity.

Voici sa performance depuis sa création, fin 2006.

 PSP-070312.png

 

En le représentant en parts du S&P500, l’on peut voir que son comportement sous-performe largement l’indice.

L’équilibre des volumes, qui devrait monter lorsque la situation est saine,  nous indique aussi une inquiétante faiblesse de la performance du private equity depuis mi-2011.

 

 PSP_SPX_070312.png

Ceci pourrait en conséquence nous confirmer (i) que la crise actuelle est très profonde et que les repères traditionnels des investisseurs – comme une revente bénéficiaire des participations après 5 ou 7 ans -  sont bousculés, mais aussi que (ii) le rebond boursier en cours est rapide, fragile et exagéré.

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LTRO II, ruée sur le distributeur presque gratuit de la BCE

29 Février 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

C’est aujourd’hui qu’a eu lieu l’allocation du deuxième LTRO (Long Term Refinancing Operation) organisé par la BCE pour les établissements financiers qui le souhaitent.

800 banques se sont ruées sur les soldes – un prêt à 1% pour 3 ans, c’est inespéré – et se sont noyées sous les liquidités créées ex-nihilo pour emprunter  530 Mia€.

Un galop pour étancher une soif de liquidités qui en dit long sur la santé financière des établissements financiers européens..

En trois mois, et deux opérations de cette envergure, la BCE vient de mettre sur le marché 10% du PIB de la zone Euro pour venir en aide à des banques en faillite.

La plupart des banques ne donnent pas de commentaires sur l’allonge qu’elles ont été quémander.  Il sera toujours temps de clamer à l'assemblée générale du mois de mai que tous les problèmes ne sont plus que souvenirs

-------- (DJ)

BELGIQUE:

*Dexia a indiqué avoir participé sans dévoiler le montant.

*KBC : un porte-parole a indiqué que le bancassureur avait emprunté environ 5 milliards d´euros.

FRANCE:

Société Générale  a refusé de livrer tout commentaire.

BNP Paribas   et Crédit Agricole SA   n´ont pas non plus souhaité faire de commentaires.

AUTRICHE:

*Erste Group : la banque a annoncé qu´elle emprunterait 1,1 milliard d´euros pour s´assurer une certaine flexibilité financière.

IRLANDE:

*Bank Of Ireland  a probablement participé à l´opération, selon une personne proche des transactions. Bank of Ireland a pris part à la dernière opération LTRO en décembre.

*Allied Irish Banks PLC a également prévu de prendre part à l´opération LTRO, selon une source proche du dossier.

ITALIE:

*Intesa Sanpaolo a reçu 24 milliards d´euros, a annoncé son administrateur délégué, Enrico Tommaso Cucchiani.

*UBI Banca   a reçu environ 6 milliards d´euros, selon une personne proche du dossier.

PAYS-BAS:

*ING Bank a déclaré ne pas avoir participé.

*SNS Reaal   a annoncé avoir recouru à l´opération, sans préciser pour quel montant. La banque a reçu 1,5 milliard d´euros lors de la première opération LTRO de décembre.

PAYS NORDIQUES:

*DNB ASA   a indiqué avoir emprunté 1 milliard d´euros.

*Nordea Bank AB   Svenska Handelsbanken AB   Swedbank AB   et SEB AB   ont signifié précédemment qu´elles ne participeraient pas.

*Danske Bank : un porte-parole a indiqué que la banque avait emprunté 4 milliards d´euros.

PORTUGAL:

*Banco BPI   a participé, selon des personnes proches du dossier.

*Banco Espirito Santo : la banque avait indiqué qu´elle participerait à l´opération, sans préciser pour quel montant. Elle a reçu 5 milliards d´euros lors de la première opération de ce type.

*Banco Comercial Portugues : la banque avait indiqué qu´elle participerait, sans préciser pour quel montant. Elle a emprunté environ 5 milliards d´euros lors de la première opération LTRO.

ESPAGNE:

*CaixaBank : la banque a déclaré avoir participé, en disant qu´elle ne prévoyait pas de faire de commentaires sur le montant.

*Banco Bilbao Vizcaya Argentaria a annoncé avoir emprunté un "montant similaire" à celui de 11 milliards d´euros qu´elle avait obtenu lors de la première opération de ce type en décembre.

*Banco Santander n´a pas souhaité faire de commentaires.

*Bankia SA s´est abstenu de commenter.

Royaume-Uni:

*HSBC a confirmé avoir emprunté environ 350 millions d´euros lors de la seconde opération LTRO. La banque avait reçu 5,2 milliards de dollars à l´occasion de la première opération.

*Lloyds Banking Group a obtenu 11,4 milliards de livres sterling via l´opération de LTRO.

*Standard Chartered : le directeur général de la banque a indiqué qu´elle ne participait pas à l´opération.

 

 

 

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USA 2011 : 50 statistiques qui font frémir

23 Février 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #USA

Nous  reproduisons ici la liste de 50 chiffres que publie le site theeconomiccollapse , et qui en disent long sur l'état de déliquescence et le rythme de paupérisation de l'économie occidentale en général, américaine en particulier. Toujours suite à la fuite en avant politique de la relance de la consommation par la contraction de crédit.

 

Outre ce que nous avions déjà dénoncé, notamment les 4 ans de mandat d'Obama qui ont doublé la dette publique américaine et  les statistiques faussées du chômage, on y apprend notamment que 48% des Américains vivent à proximité ou sous le seuil de pauvreté, que le prix moyen des maisons à Detroit -berceau de l'automobile, aujourd'hui sans avenir - est de..6'000 USD sans spécialement trouver de preneur, que le tiers des américains ne pourrait plus rembourser ses dettes s'ils venaient à perdre leur emploi, et sont d'ailleurs sous-employés pour le travail qu'ils pourraient réellement effectuer, que 15% des citoyens possède plus de 10 cartes de crédit, et que la première fortune mondiale, celle de Bill Gates, s'il venait à la céder à l'état américain, n'épongerait que 15 jours de prise de dette, dette publique qui progresse de 4 milliards tous les jours.

 

 

 

#1 A staggering 48 percent of all Americans are either considered to be "low income" or are living in poverty.

 

#2 Approximately 57 percent of all children in the United States are living in homes that are either considered to be "low income" or impoverished.

 

#3 If the number of Americans that "wanted jobs" was the same today as it was back in 2007, the "official" unemployment rate put out by the U.S. government would be up to 11 percent.

 

#4 The average amount of time that a worker stays unemployed in the United States is now over 40 weeks.

 

#5 One recent survey found that 77 percent of all U.S. small businesses do not plan to hire any more workers.

 

#6 There are fewer payroll jobs in the United States today than there were back in 2000 even though we have added 30 million extra people to the population since then.

 

#7 Since December 2007, median household income in the United States has declined by a total of 6.8% once you account for inflation.

 

#8 According to the Bureau of Labor Statistics, 16.6 million Americans were self-employed back in December 2006.  Today, that number has shrunk to 14.5 million.

 

#9 A Gallup poll from earlier this year found that approximately one out of every five Americans that do have a job consider themselves to be underemployed.

 

#10 According to author Paul Osterman, about 20 percent of all U.S. adults are currently working jobs that pay poverty-level wages.

 

#11 Back in 1980, less than 30% of all jobs in the United States were low income jobs.  Today, more than 40% of all jobs in the United States are low income jobs.

 

#12 Back in 1969, 95 percent of all men between the ages of 25 and 54 had a job.  In July, only 81.2 percent of men in that age group had a job.

 

#13 One recent survey found that one out of every three Americans would not be able to make a mortgage or rent payment next month if they suddenly lost their current job.

 

#14 The Federal Reserve recently announced that the total net worth of U.S. households declined by 4.1 percent in the 3rd quarter of 2011 alone.

 

#15 According to a recent study conducted by the BlackRock Investment Institute, the ratio of household debt to personal income in the United States is now 154 percent.

 

#16 As the economy has slowed down, so has the number of marriages.  According to a Pew Research Center analysis, only 51 percent of all Americans that are at least 18 years old are currently married.  Back in 1960, 72 percent of all U.S. adults were married.

 

#17 The U.S. Postal Service has lost more than 5 billion dollars over the past year.

 

#18 In Stockton, California home prices have declined 64 percent from where they were at when the housing market peaked.

 

#19 Nevada has had the highest foreclosure rate in the nation for 59 months in a row.

 

#20 If you can believe it, the median price of a home in Detroit is now just $6000.

 

#21 According to the U.S. Census Bureau, 18 percent of all homes in the state of Florida are sitting vacant.  That figure is 63 percent larger than it was just ten years ago.

 

#22 New home construction in the United States is on pace to set a brand new all-time record low in 2011.

 

#23 As I have written about previously, 19 percent of all American men between the ages of 25 and 34 are now living with their parents.

 

#24 Electricity bills in the United States have risen faster than the overall rate of inflation for five years in a row.

 

#25 According to the Bureau of Economic Analysis, health care costs accounted for just 9.5% of all personal consumption back in 1980.  Today they account for approximately 16.3%.

 

#26 One study found that approximately 41 percent of all working age Americans either have medical bill problems or are currently paying off medical debt.

 

#27 If you can believe it, one out of every seven Americans has at least 10 credit cards.

 

#28 The United States spends about 4 dollars on goods and services from China for every one dollar that China spends on goods and services from the United States.

 

#29 It is being projected that the U.S. trade deficit for 2011 will be 558.2 billion dollars.

 

#30 The retirement crisis in the United States just continues to get worse.  According to the Employee Benefit Research Institute, 46 percent of all American workers have less than $10,000 saved for retirement, and 29 percent of all American workers have less than $1,000 saved for retirement.

 

#31 Today, one out of every six elderly Americans lives below the federal poverty line.

 

#32 According to a study that was just released, CEO pay at America's biggest companies rose by 36.5% in just one recent 12 month period.

 

#33 Today, the "too big to fail" banks are larger than ever.  The total assets of the six largest U.S. banks increased by 39 percent between September 30, 2006 and September 30, 2011.

 

#34 The six heirs of Wal-Mart founder Sam Walton have a net worth that is roughly equal to the bottom 30 percent of all Americans combined.

 

#35 According to an analysis of Census Bureau data done by the Pew Research Center, the median net worth for households led by someone 65 years of age or older is 47 times greater than the median net worth for households led by someone under the age of 35.

 

#36 If you can believe it, 37 percent of all U.S. households that are led by someone under the age of 35 have a net worth of zero or less than zero.

 

#37 A higher percentage of Americans is living in extreme poverty (6.7%) than has ever been measured before.

 

#38 Child homelessness in the United States is now 33 percent higher than it was back in 2007.

 

#39 Since 2007, the number of children living in poverty in the state of California has increased by 30 percent.

 

#40 Sadly, child poverty is absolutely exploding all over America.  According to the National Center for Children in Poverty, 36.4% of all children that live in Philadelphia are living in poverty, 40.1% of all children that live in Atlanta are living in poverty, 52.6% of all children that live in Cleveland are living in poverty and 53.6% of all children that live in Detroit are living in poverty.

 

#41 Today, one out of every seven Americans is on food stamps and one out of every four American children is on food stamps.

 

#42 In 1980, government transfer payments accounted for just 11.7% of all income.  Today, government transfer payments account for more than 18 percent of all income.

 

#43 A staggering 48.5% of all Americans live in a household that receives some form of government benefits.  Back in 1983, that number was below 30 percent.

 

#44 Right now, spending by the federal government accounts for about 24 percent of GDP.  Back in 2001, it accounted for just 18 percent.

 

#45 For fiscal year 2011, the U.S. federal government had a budget deficit of nearly 1.3 trillion dollars.  That was the third year in a row that our budget deficit has topped one trillion dollars.

 

#46 If Bill Gates gave every single penny of his fortune to the U.S. government, it would only cover the U.S. budget deficit for about 15 days.

 

#47 Amazingly, the U.S. government has now accumulated a total debt of 15 trillion dollars.  When Barack Obama first took office the national debt was just 10.6 trillion dollars.

 

#48 If the federal government began right at this moment to repay the U.S. national debt at a rate of one dollar per second, it would take over 440,000 years to pay off the national debt.

 

#49 The U.S. national debt has been increasing by an average of more than 4 billion dollars per day since the beginning of the Obama administration.

 

#50 During the Obama administration, the U.S. government has accumulated more debt than it did from the time that George Washington took office to the time that Bill Clinton took office.

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BCE, maintien des taux bas en Europe, dernier pas vers la "Japonisation"

21 Février 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

La BCE insiste sur le message qui prévoit qu'elle va laisser ses taux à niveau très bas, et sous-entend qu'elle pourrait encore les baisser sous le seuil actuel de 1% pour encourager "un frisson de reprise".

 

La fuite en avant continue - tant il est vrai que les politiques économiques des 40 dernières années ont tourné autour de ce credo et qu'il semble aujourd'hui compliqué de même penser à une autre alternative - tout cela pour entretenir l'espoir sublime de la reprise par la consommation.

Dans la tête de nos gouvernants, il est certain que l'arme de la baisse des taux suffira pour voir le consommateur reprendre beaucoup de dette pour s'acheter des choses dont il n'a pas forcément besoin.

 

Entre 1990 et 2003, une autre région du monde, le Japon, nous a montré le modèle d'une explosion de bulle du crédit, et avait entrepris les mêmes démarches que ce que le monde occidental utilise comme bouée depuis 3 ans : transfert de dette privée sur le citoyen, sauvetage des banques - Daiwa notamment - via la feuille d'impôt du contribuable, baisse des taux jusqu'à obtenir des taux réels négatifs, creusement de la dette publique dans des tentatives vaines de relance de la consommation.  

 

Tout ceci n'a pas fonctionné, et le Japon s'est résolu à accepter une croissance nulle et une perte de compétitivité totale depuis 20 ans.

 

Voici l'évolution de l'indice Nikkei durant ces 13 années de récession. Cette politique de fuite en avant s'est soldée par une baisse de l'indice de 75%, outre le ratio dette publique/PIB qui reste perché à 160% depuis lors.

Les dommages collatéraux ont évidemment été une paupérisation rampante de la société japonaise, qui était largement investie dans des fonds et assurances qui étaient censés leur assurer des vieux jours paisibles.

 

 

nikkei-1990-2003-1-.png

 

Entre parenhèses, ceci nous conforte dans l'hypothèse que le rebond des marchés européens est artificiellement soutenu par des effets d'annonce purs, qui ont du mal à cacher une fuite en avant, et qu'un nouveau point bas est à chercher sur les marchés dans les mois à venir.

 

Le seul effet positif de ce genre de mesures est la résistance de la devise à la crise. Le Yen a durant cette même période de 13 ans gagné 35%, après avoir atteint une revalorisation de plus de 70% dans la première partie de cette crise de la dette.

 

Et le mécanisme qui explique ce fort mouvement de soutien à la devise est assez simple à justifier : le consommateur n'ayant plus confiance en son envionnement recommence à épargner en devise locale d'une part, et donne surtout, d'autre part, la priorité au remboursement de ses dettes, libellées en Yen également et dont l'apurement contribue à la mise sur le marché d'un excédent de devises. C'est un effet du deleveraging, ce processus de désendettement de masse.

 

Yen-1990-2003-1-.png

 

La politique de baisse des taux de la BCE n'est donc pas une solution - si ce n'est servir l'intérêt des banques qui vont mécaniquement restaurer une partie de leurs fonds propres.

D'autre part, cette analyse  nous conforte dans notre optique de hausse du dollar par rapport à l'euro puisque la dette privée américaine est nettement plus importante que celle qui est entre les mains des citoyens de l'eurozone.

Nous avons toujours dans le viseur une parité euro-dollar avant la fin de l'année.

 

 

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Quels pays ont acheté de l'or en 2011 ?

17 Février 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #or

Voici un aperçu des principaux renforcements et délestages d'or effectués par les banques centrales en 2011.

Notons le mouvement interne de la vente d'or par la banque centrale allemande au Ministère des Finances pour pouvoir émettre une pièce commémorative en octobre dernier.

 

Paradoxe : aucun pays européen ne se trouve en situation d'acheteur net en 2011, hormis..la Grèce et son renforcement symbolique de 200 kilos sur l'année.

 

Mis à part la Russie, aucun des autres  pays émergents considérés comme les plus puissants - Brésil, Inde, Chine - n'est en situation d'achat net.

Ce qui pourrait signifier qu'elles préfèrent soutenir le USD et se préparer à injecter des liquidités - au détriment de la diversification de leurs réserves -  notamment au vu du degré d'endettement de leur population - qui est occupée à répéter les erreurs propres à la crise de croissance occidentale actuelle.

 

goldcore_bloomberg_chart2_24-01-12.png

 

 

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Saint-Valentin pour les économistes

14 Février 2012 , Rédigé par jean-christophe duplat

Pour cultiver ce beau paradoxe du romantisme et de l'amour des modèles mathématiques, voici un échantillon de déclarations d'amour possibles en ce 14 février :

 

 

vseven 

 vfour

 

vone

 

 vsix

 

 

 

  vfive

 

veleven

 

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