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Articles récents

Franc suisse (CHF) et or : divergence sur valeurs refuges

24 Mai 2019 , Rédigé par jean-christophe duplat

L'or et le franc suisse ne sont plus les deux valeurs refuges que l'on citait volontiers jusqu'à la fin des années 2000. 

Peut-être se méfie-t-on des tensions mondiales actuelles d'ordre commercial, puisque la Suisse est un pays dont l'économie est essentiellement tournée vers les exportations ? Peut-être les investisseurs découvrent-ils que le franc suisse est une monnaie comme les autres, duplicable à l'envi ? Et en cette nouvelle ère de taux pratiquement nuls, et sans inflation, le franc suisse perd de son aura.  

En janvier 2015, intervention de la main invisible de la BNS. La banque centrale suisse avait été prise la main dans le pot de confiture, et dévoilait qu'elle rachetait depuis 2011 des euros par containers pour éviter que le CHF ne s'apprécie trop fort et trop vite.  Elle avait surpris les marchés en désespérant de garder sa monnaie à un taux plancher, très visible ci-dessous. Le cours du franc avait atteint la parité avec l'euro sans attendre. 

L'on est en droit de penser que la BNS a recommencé son intervention, mais à un plancher plus élevé que celui de 0,85 puisque c'est maintenant aux alentours de 0,90 ou 0,92 que la BNS fait tiédir la fièvre qui s'empare du CHF. 

L'or (en vert) pour sa part reste assez inversément corrélé aux prestations boursières (ici, le S&P 500 en jaune) sans plus s'affranchir des 1350 USD. En cas de risque géopolitique majeur, comme il s'en trame entre les Etats-Unis et la Chine ou l'Iran actuellement, ou simplement parce que le risque d'implosion du système des banques centrales est réel, il est bon de se réfugier dans un lingot. 

Car d'inflation intenable des dettes publiques on ne parle pas assez. 

 

 

 

 

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Combien de personnes soumises à l'IPP ? Combien ne paient pas d'impôt en Belgique ?

21 Mai 2019 , Rédigé par jean-christophe duplat

Un peu de factuel. On trouve réponse à ces questions en fouillant dans les quelques questions parlementaires y relatives. 

Pour 2015 - oui, ces chiffres n'ont été dévoilés qu' à la mi-2018 - la Belgique, 11,2mio d'habitants, comptait 4,5mio de déclarants. 

Il faut probablement rajouter les 93.225 déclarations pour lesquelles l'administration a dû lever une amende pour absence de dépôt de déclaration. 

Combien parmi tous les contribuables ne paient-ils pas d’impôt ? 

Là, on se réfère à l'année de revenus 2016 pour assurer la confusion. 
Pour cet exercice, le nombre de déclarations à l’impôt des personnes physiques pour lesquelles aucun impôt n’est dû s’élève à 2.291.587. 

Il faut bien sûr déduire de ce chiffre les étudiants soumis à l'IPP mais sans revenu ou revenu exonéré d'impôt et d'autres cas similaires, mais ça ne devrait pas influencer significativement la proportion. 

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Etalon-or, retour en grâce et achats massifs

15 Mars 2019 , Rédigé par jean-christophe duplat

Tandis que l'on apprend que l'achat d'or par les banques centrales n'a jamais été aussi fourni qu'en 2018, lorsque ces banques ont négocié l'acquisition de 640 tonnes d'or, - du jamais vu depuis 1970 -  et même que dans la "folle crainte" dont riaient encore les banquiers il y a quelques années, certains pays (BE, NL, DE, AU notamment) ont demandé à la BCE de pouvoir obtenir leur or physique sur leur territoire pour le surveiller eux-mêmes, la BRI, banque des règlements internationaux, la super-banque centrale a décidé, à partir du 29 mars, de faire revenir l'or dans le système monétaire !

C'était auparavant juste un actif de sécurité qui devait faire l'objet de réserves au bilan des banques centrales ; l'or a aujourd'hui le même statut que le cash ou les obligations d'état. 

C'est un coup de semonce. Et un nouveau tournant majeur dans la gestion de la crise initiés en 2007.

La BCE qui échangeait ses beaux billets tout fraîchement imprimés contre des obligations d'état (malgré son interdiction statutaire historique de les acheter), et qui enregistrait la plupart du temps des pertes sur les rendements négatifs offerts par cette classe d'actifs, peut maintenant acheter des lingots, en attendant que cette fuite en avant monétaire s'effondre totalement.  Elle le pressent sans doute enfin. 

 

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Aplatissement durable des rendements, l'or en embuscade

21 Février 2019 , Rédigé par jean-christophe duplat

Comme pour le marché des actions, les rendements obligataires mondiaux sont fortement corrélés. Cela signifie qu'ils vont généralement dans la même direction, qu’ils suivent la même tendance. C’est particulièrement vrai dans les grandes économies développées comme les États-Unis et l’Allemagne, la plus grande économie d’Europe et la quatrième au monde. La baisse des rendements allemands entraîne une baisse des rendements obligataires en Europe, ce qui se répercute sur l'évolution des rendements des bonds du trésor américain.

Le rendement des obligations allemandes à 10 ans est tombé à 0,10% hier, ce qui représente un plus bas de deux ans. Il est à deux doigts d’entrer en territoire négatif. Certains investisseurs sont donc prêts à payer pour récupérer une somme identique en nominal dans 10 ans ! Un comble. Totalement incompréhensible. Le rendement allemand sur deux ans est déjà en territoire négatif à -0,56%, à l'instar de plusieurs autres taux en Europe. Cela met en évidence des conditions économiques en Europe beaucoup plus faibles qu’annoncées ou espérées..

Les rendements américains sont aussi emportés par cette spirale négative. Ceci ne présage pas grand-chose de bon, et resserre encore l’étau d’une possibilité de krach récessionnaire pour la deuxième moitié de cette année.

 

Par contre, dans une situation où, depuis 2011, tous les repères traditionnels sont bousculés, l’or retrouve son attrait face à des taux zéro-ou-presque des rendements obligataires.

La courbe de sa progression des 4 derniers mois contrevient parfaitement à l’effondrement des taux des obligations.

Au contraire des obligations, l’or n’offre aucun rendement, mais s’apprécie en cas de doute et crise sur les marchés. On l’a déjà assez répété, mais il n’est pas non plus multipliable à l’infini comme les banques centrales qui, en ce faisant, continuent de décrédibiliser les monnaies les plus courantes.

 

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2018, quelle performance des indices, des matières premières et en sectoriel ?

4 Janvier 2019 , Rédigé par jean-christophe duplat

Les indices mondiaux terminent sur des performances comprises pour la plupart entre -10 et -20%. Seuls l'Inde et le Brésil sortent leur épingle du jeu, pour le dernier dopé par une élection qui, entre autres, promet de redresser les comptes publics et d'encourager l'entrepreneuriat.

Au niveau des matières premières, seul le cacao s'est revalorisé au cours de cette année, dont toutes les performances se sont envolées au cours du quatrième trimestre

Et enfin, au niveau sectoriel, ce sont des secteurs très conservateurs qui ont réussi à garder la tête hors de l'eau, la santé et les utilities. 

 

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La BCE annonce vouloir diminuer la dose

17 Décembre 2018 , Rédigé par jean-christophe duplat

Donc la BCE a annoncé le 13 décembre 2018, par l'intermédiaire de son président Mario Draghi, qu'elle allait arrêter le "quantitative easing", ces injections massives de liquidités qui ont soutenu artificiellement les marchés, en lui permettant de créer 2'600 milliards d'euros sur les seules quatre dernières années, sans aucune contrepartie.

2'600 milliards € sur 4 ans, et 3'500 milliards € depuis 2008. On aurait pu croire - très naïvement - que le soutien aux marchés était nécessaire et avait été plus important sur la période 2008-2012 que sur les 5 années qui ont suivi..

Avec un total de 5'300 milliards $ (4.7 mia €), le bilan de la BCE détient maintenant l'équivalent de 39.7% du PIB de la zone euro..

Nous ne pensons pas qu'elle tiendra parole, et que la BCE sera forcée de relancer ce programme de rachat d'emprunts publics et privés vers la mi-2019, lorsque les dégâts sur la sacro-sainte croissance (en fait : l'impératif de consommation) sera annoncée en déclin, affolant tout le microcosme politique.

Ensemble, les 3 banques centrales (Europe, USA, Japon) détiennent 15'000 milliards $ de dettes invendables à des tiers. La BCE est la banque centrale la plus exposée. 

La BCE a déjà tenté quelques fois de ne plus racheter d'actifs, son bilan n'affichant pas de progression mais le contrecoup a chaque fois été tellement virulent que la machine à billets a dû reprendre du service. 

La zone Euro n'a pas besoin de liquidités mais chacun de ses états a besoin d'opérer de réformes structurelles pour se relancer la machine, avant que l"inflation ne vienne mettre fin à cette gabegie. C'est un air connu, une évidence qui échappe à la classe dirigeante, tellement, mais tellement déconnectée face à l'émergence d'une contestation populaire de plus en plus marquée, que ça en devient risible. 

 

 

 

 

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Evolution des prix du pétrole et des prix à la pompe en 2018

15 Novembre 2018 , Rédigé par jean-christophe duplat

55% du prix du litre de diesel est constitué d'accises, taxes, si l'on s'empêche de compter les diverses contributions qui partent vers des organismes parastataux. C'est 11% de plus qu'il y a 6 ans, soit une augmentation des taxes de 25%. 

Le graphique est rapporté à une base 100, mais l'on constate aussi que, depuis le mois d'août, le cours du baril est passé de 76,90 à 56,40 aujourd'hui. Avec un euro stable, il est difficile d'expliquer la hausse des prix du carburant par une hausse des cours du pétrole..

Nos voisins français semblent faire mieux, en proposant, après avoir également porté les taxes et accises à un niveau indécent, de "voler au secours du contribuable" en lui proposant une nouvelle usine à gaz, des chèques-essence ! On augmente drastiquement les taxes puis, magnanime et avec le délai nécessaire, l'on redistribue selon des critères subjectifs. Tout ceci sera au final financé par le contribuable. 

 

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Europe, totalitarisme soft, le combat des idées plutôt que celui des fondamentaux : France vs Italie

28 Octobre 2018 , Rédigé par jean-christophe duplat

Ainsi donc, la commission européenne a pour la première fois rejeté un budget, celui de l'Italie, pour déficit excessif et non respect des exigences européennes.

Rappelons que le nouveau gouvernement Conte s'est montré sceptique quant à la capacité de l'Europe à résoudre les problèmes des Etats membres, ce qui lui a valu - comme à toutes les personnes un peu critiques vis-à-vis de ces autorités - d'être taxé de "souverainiste", "nationaliste", "populiste", voire même"fasciste", tant de termes dégradants pour celui qui en est affublé. 

Aujourd'hui, il vaut mieux s'afficher "progressiste", terme assez vague et flou, pour être bien noté, afficher sa normalité bien pensante, et recevoir les faveurs des élites autoproclamées. Quiconque pense différemment est soit inaudible, soit fait l'objet d'une nouvelle forme de chasse aux sorcières. 

L'Italie a présenté un budget en déficit de 2.4%, en-dessous des 3% autorisés par les accords de Maastricht. 

L'historique des déficits italiens se présente comme suit, en redressement constant depuis 2008 : 

L'Italie dégage chaque mois un excédent commercial de 4 à 5 mia€ : 

 

Tournons-nous vers la France, élève européen modèle, progressiste, qui distille des compliments et n'a de cesse de vanter les mérites de son vassal européen, et dont le budget - en déficit de 2.8% - a été validé sans aucune mauvaise note par l'élite. Les deux mêmes graphiques ci-dessous, montrant des déficits jamais dans les clous et un déficit commercial de -5 mia€ tous les mois..

 

 

Cet exemple est démonstratif du combat des idées qui prévaut actuellement. La France fait figure de maillon faible européen, mais ce n'est pas une préoccupation. La souveraineté absolue européenne, qui se cache derrière un totalitarisme très 'soft' pour le moment, préfère combattre l'opinion qu'on a d'elle, plutôt que de s'inquiéter pour ses fondamentaux. C'est inquiétant. 

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15 septembre 2018, 10 ans après

16 Septembre 2018 , Rédigé par jean-christophe duplat

Le 15 septembre 2018, il y a 10 ans que Lehmann Brothers était mise en faillite. Le début d'une longue crise. Nous nous étonnons aujourd'hui de voir certains media feindre de craindre une nouvelle crise. En réalité, nous n'en sommes jamais sortis. Toute la procédure de fuite en avant que nous avons dénoncée, n'a jamais fait place au bon sens qui aurait dû prévaloir. 

Dix ans plus tard, les taux sont à 0, la croissance s'essouffle, la dette mondiale s'élève à 247'000 milliards de dollars. C'est plus de trois fois le PIB mondial. Une entreprise dont l'endettement s'élèverait à 3 millions alors que son chiffre d'affaires totalise 1 million, et son résultat net (le déficit de 3%) - 30'000 euros, n'aurait aucune chance de survie. Heureusement pour les Etats, l'appel au contribuable lui permet de continuer à ne pas devoir gérer ses dépenses. 

Dix ans plus tard rien n'a réellement changé  : 

- Aucun centime de dette n'a jamais été effacé

- Aucun bail-in n'a été effectuée, seuls les bail-out - les renflouements par des fonds externes - sont toujours d'application.

- Le "Too Big To Fail" qui servait de justificatif au sauvetage des banques en 2008, est toujours d'application. La Deutsche Bank est un exemple remarquable de sauvetage en continu, de perfusion permanente d'un établissement financier dont on se demande à chaque trimestre comment sa situation peut se redresser

- Les règles et la législation n'ont pas vraiment changé, et les exceptions que l'on justifie pour ne pas devoir appliquer certaines nouvelles règles, durcies,  sont tellement obscures que même les professionnels s'y perdent.  

Heureusement, nous avons le laboratoire nipon - puisque l'économie japonaise a sombré dans la déflation bien avant l'Occident - qui nous montre ce que la BCE peut encore utiliser comme munitions pour poursuivre cette fuite en avant : La BoJ s'est octroyé le droit de racheter des actions et, nous l'avons vu, est devenue actionnaire majoritaire du Nikkei. En 2011, la BCE est sortie du cadre de ses attributions en se donnant le droit de racheter des obligations. Pas encore des actions. 

Comme il sera compliqué pour la BCE de remonter les taux - hypothèse qu'elle a récemment postposé - cette fuite en avant devrait donc pouvoir continuer. 

 

 

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Un krach à venir, mais pas tout de suite

2 Septembre 2018 , Rédigé par jean-christophe duplat

Nombreux sont ceux qui se demandent quand l'emprise des marchés par les banques centrales - notamment la BoJ qui détient maintenant près de 50% des titres du Nikkei - cessera, probablement par un écroulement du bilan de ces banques centrales lorsque les taux devront être redressés. Le réveil sera dur, mais tant que nos signaux d'alarme ne présagent rien de sensible à 3 ou 6 mois, nous resterons investis. Les indices US ont encore battu leurs plus hauts historiques cette semaine. 

 

 

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