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Quantitative Easing, saison 2

5 Novembre 2010 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

 A quoi servira la nouvelle injection de liquidités de 600 Mia USD qu’a annoncé la Fed hier, qui est au passage un montant inférieur aux prévisions médianes allant de 1'000 à 4'000 Mia USD – les plus keynésiens ayant même calculé un « besoin d’argent » de 10'000 Mia USD ? Pas à l’investisseur particulier ni au consommateur car, nous l’avons vu tout récemment, la consommation est en panne, et l’élément-clé d’un retour à la confiance est une baisse du chômage durable.

La Fed, qui a déjà dans ses livres un montant supérieur à  2'300 Mia USD, va donc imprimer ces billets, et  rajouter leur valeur faciale à son actif, puis les distribuer aux acteurs économiques qu’elle finance à très bon compte, à savoir les banques.

Fed-bilan-041110.jpg

Ces banques, déjà noyées sous les liquidités, vont directement reprêter la plus grande partie de cette monnaie, décidément multipliable à l’infini, à la Fed pour en obtenir un rendement minimum. Voyons en graphique ce que donnent ces opérations dans le bilan de la Réserve fédérale .

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Ce circuit bien fermé depuis le début de la crise – plus de la moitié des « prêts » revient dans ses comptes, le reste étant géré par les banques sur les marchés, pour bien les soutenir - est bien la preuve que la relance de l’économie par l’injection de liquidités ne fonctionne pas, ou plus.

Il s’agit donc d’une énième opération de soutien aux banques qui, en recevant cette monnaie, peuvent se recapitaliser à très bon compte,  sont capables par la même occasion de transférer leurs actifs toxiques vers la banque centrale, et de les troquer contre de l’argent frais, puisque la Fed leur garantit l'achat de ces actifs.

C’est, pour les autorités, aussi une manière un peu simpliste d’éviter que les établissements financiers ne recourent au deleveraging massif pour rembourser ou combler les « trous » qui apparaîtraient dans leurs bilans en cas de nouvelle comptabilisation de moins-values sur actifs toxiques.

Car ce deleveraging massif serait annonciateur d’une déflation - cette situation où, dans un contexte de baisse générale des prix, les acteurs économiques postposent leurs décisions d’achat – qui matraquerait définitivement tout espoir de reprise. La Fed n’a jamais caché son combat permanent contre la déflation, quitte même à ne plus maîtriser l’inflation à venir suite aux prestations d’heures supplémentaires de l’imprimante à billets.

Pour terminer, un tour d’horizon sur l’actualité bancaire du jour :

(i)Freddie Mac, déclencheur avec Fannie Mae de la crise des subprimes et déjà sauvé par l’Etat,  annonce 2.5 Mia USD de pertes sur le 3ème trimestre suite à d’importantes dépréciations d’actifs immobiliers, et prévient que le quatrième trimestre sera encore plus catastrophique.

(ii) BNP Paribas annonce une fois de plus d’excellents résultats et un bénéfice de 1.9 Mia EUR sur le T3, avec une amélioration des ratios officiels de Bâle III.

En regardant les comptes plus en détail, nous ne trouvons malheureusement aucune données de bilan au 30 septembre – la banque ne communiquant que sur ses résultats -, mais, sur base des comptes du 30 juin dernier, et avec notre ratio basique d’homme de la rue - fonds propres de la banque rapportés au total des actifs en dépôt - l’on constate que BNP Paribas détient 30 fois plus d’actifs sous gestion qu’elle n’a de fonds propres.

Ce qui signifie qu’une dépréciation de 3% de ses actifs suffirait à annihiler l’entièreté de ses fonds propres.

Du ratio officiel (Tier one) de 11.2% - qui prétend rassurer les marchés -, notre ratio simpliste nous ramène à 3 % ! La marge de sécurité est insignifiante, et nous conforte dans notre choix de rester bien à l’écart du secteur bancaire.

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Midterm elections : quel impact sur le USD et l’or ?

2 Novembre 2010 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

L'ensemble des sondages, et certainement le dernier , projettent une défaite des Démocrates  aux élections de mi-mandat qui se tiennent aujourd’hui.

Les électeurs ont ainsi l’occasion de sanctionner la politique keynésienne de fuite en avant par la dette du président Obama, mise en place par les mêmes personnes qui conseillent la Maison Blanche depuis plus de 20 ans, et dont nous parlions en janvier dernier.

Si les sondages se vérifient, les investisseurs pourraient alors considérer que le temps de la dépense publique soit révolu, anticipant de la sorte une gestion de sortie de crise avec un dégonflement raisonné de la bulle du crédit. C’est un scenario qui nous semble un peu optimiste, mais nous aurions certainement une réaction épidermique sur le cours de l’or qui, en perdant provisoirement son rôle de valeur-refuge, pourrait revenir sur les 1'200 USD par once.

 

 

gold-011110.pngD’autre part, l’impact psychologique de ce changement de majorité à la Chambre et même au Sénat, pourrait redonner du tonus au USD en donnant une meilleure visibilité sur les perspectives d’assainissement des finances publiques et du déficit américain.  

L’or perdrait aussi très provisoirement son nouveau statut de « monnaie de rechange et de sécurité » au profit du dollar. Un retour rapide à 1.35 est probable.

On le voit, l’or exprimé en euro devrait rester stable, l’évolution de ses deux curseurs – prix de l’once en USD et conversion EUR/USD – s’auto-équilibrant.

 

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OPA sur Cardiac Science

1 Novembre 2010 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

 Le retour des multiples OPA et autres opérations financières est, comme déjà abordé, en général annonciateur d’un point haut sur les marchés, et une mauvaise affaire pour les actionnaires de la société acquéreuse.

 

Les actionnaires de Cardiac Science viennent de se voir offrir 2.30 USD par titre. Cardiac Science était une de ces valeurs que, toujours dans la quête d’une martingale, nous avions sélectionnées sur base d’une décote extrême sur fonds propres, d’une absence de dette, et de liquidités abondantes, lorsqu’elle cotait 1.11 USD en juin dernier.

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Qu’en est-il de ce petit portefeuille de valeurs qui étaient passée au travers du tamis ?

 

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Même si la performance globale (les valeurs sont équipondérées) de +5.36% peut paraître convenable, le détail des performances n’est pas très convaincant sur les 4 premiers mois d’existence. La méthode de sélection devra être affinée, notamment eu égard au probable hors-bilan des titres qui ont sous-performé.

 

Les valeurs qui apparaissent dans le radar aujourd’hui, sur base des mêmes critères et en plus de celles qui sont déjà dans ce portefeuille, sont les suivantes :

 

AH Bello (AHC) à 7.27 usd

Atrinsic (ATRN) à 0.50 usd

Chromcraft Revington (CRC) à 1.93 usd

Cryptologic (CRYP) à 1.27 usd

Delias (DLIA) à 1.63 usd

Global-Tech Advanced Innovations (GAI) à 9.56 usd

Infosonics (IFON) à 0.87 usd

Paulson Capital (PLCC) à 1.12 usd

 

Nous suivrons leur évolution avec intérêt..

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Panne de consommation ?

30 Octobre 2010 , Rédigé par jean-christophe duplat

La publication, ce midi, d’un « retour de la croissance grâce à la consommation » aux Etats-Unis, à de quoi nous laisser perplexe. Non seulement parce qu’elle ne s’élève qu’à 2% (en rythme annuel, 0.5% sur le trimestre donc), mais aussi parce que le cumul des deuxième et troisième trimestres équivalent au seul premier trimestre, qui indiquait une croissance de 3.7%.

On comprend que - sans logique particulière, mais c’est ce qui a fonctionné les 50 dernières années - le monde politique tente une nouvelle fois de se convaincre que la relance de l’économie passe par un soutien à la consommation.

 

La réalité est tout autre, et le graphique ci-dessous l’indique parfaitement : jusqu’à la crise de la dette initiée en 2007, et avant que l’hiver de Kondratieff ne frappe à la porte, les marchés financiers et le moral des consommateurs étaient intimement corrélés. Plus encore, depuis 2003, la hausse des marchés financiers avait même peut-être un effet bénéfique sur les intentions d’achat des personnes interrogées, puisque l’on voit que la hausse des marchés précède de peu la frénésie d’achat. Probablement ce sentiment de richesse induit par une bourse qui progresse et fait consommer.

wall_street_main_street.jpg

 

 

Mais aujourd’hui, ce système est en panne : la psychologie de l’investisseur et du consommateur semble être totalement délaissée par ces mêmes politiciens-statisticiens.

Alors que ces consommateurs sont toujours occupés à rembourser leurs dettes et prêts plutôt que de contracter de nouveaux emprunts, la dépense au quotidien semble être enrayée.

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Le différentiel entre les deux paramètres du premier graphique nous montre que l’argent circule sur les marchés, mais n’est pas du tout présent dans le circuit de la consommation quotidienne. Il s’agit probablement de l’augmentation de la masse monétaire (le quantitative easing version 1.0 de la Fed), qui profite aux seuls établissements financiers bénéficiant de l’argent gratuit de Ben Bernanke.

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Quel serait le vrai taux d'inflation ?

25 Octobre 2010 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

 

Nous avions déjà abordé le sujet précédemment, en analysant que, pour des raisons politiques et psychologiques, la méthode de calcul de l’inflation a fortement changé au cours des 40 dernières années. L'on remarque en effet que, progressivement, les secteurs les plus sensibles à l’inflation ont systématiquement été retirés du panier constitutif du calcul de l’inflation, au profit de produits déflationnistes - qui perdent de la valeur au fur et à mesure que le temps avance –,la composante high-tech de ce panier notamment.

Aujourd’hui, il est en effet absurde de constater que l’inflation ne tient plus du tout compte des dépenses de nourriture et des achats de produits pétroliers, alors que dans la société actuelle, il s’agit probablement des dépenses les plus courantes.  

Sur base de ce constat, l’on doit donc se rendre compte que le calcul officiel de l’inflation s’empêchera de retrouver les 15% ou 18% d’inflation enregistrés dans les années 70 et 80.

Sitôt que l’inflation fera mine de s’installer durablement, les composantes du panier de calcul de l’inflation dont les prix baissent ou stagnent vont voir leur part grandir au sein de cet échantillon.

C’est d’autre part pour cela qu’il est illusoire d’investir dans des produits bancaires purs qui jouent sur le retour de l’inflation, car ils se basent tous sur les chiffres officiels de l’inflation.

 

Alors y a-t-il moyen d’avoir une idée de l’inflation réelle ?

Si nous prenons par exemple les chiffres du budget américain, nous pouvons noter que :

(i)                  les dépenses qui s’élèvent à 3'500 Mia USD (soit 3’500+12 zéros) n’ont en compensation que

(ii)                des recettes pour 2'000 Mia USD

 

Le déficit courant s’élève donc à (1'500 Mia) USD

Ce déficit est compensé par une création de monnaie (le quantitative easing, dont la Fed nous annonce une version 2) ou le lancement d’emprunts obligataires pour un montant équivalent, afin de pouvoir – par cette constante politique de fuite en avant – régler ce qui est dû immédiatement en contractant une dette à rembourser dans un délai plus long.  

Mettons maintenant en parallèle ce déficit de 1'500 Mia USD à la totalité de la monnaie en circulation, la M3 (la mesure la plus complète de la monnaie en circulation, et qui a aussi curieusement cessé de figurer dans les chiffres officiels depuis 2006), qui s’élève à plus ou moins 14’000 Mia USD actuellement, et nous avons notre chiffre d’inflation « idéal » à l’heure actuelle, celui qui permettrait de réduire le déficit à 0.00 USD. Il s’élève à 10.7%.

 

Loin des 2 % sur lesquels les banques centrales essaient de communiquer.

 

 

 

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La baisse organisée d’une devise donne-t-elle un coup de fouet aux marchés financiers ?

15 Octobre 2010 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

 A la lumière de ce qui se trame au travers des grandes manœuvres organisées par les banques centrales pour essayer de dévaluer leur monnaie et s’assurer des échanges commerciaux énergiques, en plus d’un dynamisme sur le marché de l’emploi que cette « relance » induit, il me semblait intéressant de vérifier si cette destruction de valeur organisée était favorable aux investissements en actions;

 

Si, sur une période de 10 ans, l’on met en correspondance les performances du Dollar Index (en mauve, le USD face à un panier de devises) et celles du Dow Jones (en noir), il apparaît clairement - notamment en décembre 2003, mars 2006 et mars 2009 – que toute baisse du dollar donne du « fuel » aux marchés financiers. Par opposition, la revalorisation du dollar en juin 2008, couplée à la crise de la dette, a sérieusement mis à mal la performance du Dow Jones.  

 

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En bon observateur contrarien, il nous faut noter que la baisse du dollar s’achève en général peu de temps après un appel au secours de EADS (Airbus). Jugez plutôt : les deux dernières menaces de délocalisation ont eu lieu fin 2007 et en décembre 2009. Deux points bas sur le front du USD…

Nous scruterons donc avec intérêt toute nouvelle sortie du PDG d’EADS, Louis Gallois.

 

Pour vérifier les angoisses de la banque centrale japonaise qui ne veut pas voir sa monnaie s’apprécier, nous avons mis en exergue l’évolution du Yen et de l’indice Nikkei. Graphique très parlant lui aussi, et qui confirme que toute hausse du yen est oppressante pour les marchés financiers locaux.

 

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On comprend l’intérêt des banques centrales qui, en jouant sur la dévalorisation des monnaies fiduciaires, influent positivement sur le psychologique des intervenants. 

 

 

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Gold vs. silver : combien d'onces d'argent pour une once d'or ?

11 Octobre 2010 , Rédigé par jean-christophe duplat

 

 

Nous avions abordé ce sujet il y a un an et demi, lorsque l’once d’or, à 881 USD, valait plus de 73 fois celle d’argent, s’échangeant alors à 12 USD. Un ratio impressionnant, sortant largement du traditionnel ratio de 45, et qui devait en toute logique nous amener une revalorisation de l’argent plus rapide que l’or.   

L’or - que nous suivons ici régulièrement puisque vecteur d’inflation -  a depuis poursuivi sa hausse, ayant maintenant dépassé les 1’350 USD. Une belle progression de plus de 50%.

Et l’argent ? Il s’est revalorisé de presque 100% sur le même période, l’once se négociant à présent à 23,22 USD.

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Néanmoins, encore plus que la baisse du ratio or-argent qui se traite donc à 58 pour le moment, c’est  le démarrage rapide de la valorisation de l’once d’argent qui nous intéresse. En cas d’anticipation inflationniste, l’argent a toujours  évolué plus rapidement que l’or.

 

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Enfin, il faut signaler que le marché de l’argent, avec une production annuelles de 600 Mio d’onces, dont 500 partent à l’industrie, est un micromarché, nettement plus petit que celui de l’or. S’il reste 100 millions d’once pour les marchés financiers, ça nous fait une profondeur de marché de 2.3 Mia USD.

Et c’est ce chiffre qui nous interpelle, car, toujours dans notre réflexion inflationniste, nous constatons qu’il est inférieur aux émissions de bons d’état américains, qui placent un montant équivalent sur les marchés…chaque semaine !

Raison de plus de s’attacher aux valeurs tangibles, celles qui ne sont pas multipliables à l’infini.

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Alors, Septembre..?

5 Octobre 2010 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

 

 

 

 

Les indices européens n’ont pas été en reste, avec en moyenne 5% de hausse.

Beaucoup de volatilité quand même puisque les indices ont redonné tout ce qu’ils avaient gagné sur les 20 premiers jours, en l’espace de 48 heures, et puis ont réalisé la performance du mois sur ses 10 derniers jours.  !

 

Alors que voir en ces mouvements ? Une hyper-sensibilité des ordres électroniques qui s’engagent d’abord dans un cercle vertueux de hausse, puis s’effondrent comme dans un jeu de domino lorsque le premier ordre stop est enfoncé, jusqu’à un retour au calme qui permet de reprendre le chemin de la hausse ? Ces mouvements accréditeraient la thèse selon laquelle nous serons dans les mois et années à venir amenés à subir des variations de plus en plus nombreuses sur un marché chaotique et excessivement volatil.

 

Il faut peut-être aussi et davantage penser que cet engouement boursier américain , les grandes manœuvres des banques centrales ayant commencé, avec notamment (i) l’annonce par la Fed d’une seconde vague de quantitative easing en préparation – annonce ayant amorcé le repli du dollar – (ii)l’intervention de la Chine sur le Yen, achetant en masse les obligations libellées en cette devise pour mécaniquement faire baisser le dollar, auquel sa monnaie, le Yuan, est couplée, et de la sorte garantir sa compétitivité en en s’assurant les meilleurs prix à l’exportation, et (iii) l’intervention de la banque centrale japonaise la nuit dernière, qui en rabaissant ses taux directeurs à 0, veut aussi relancer son économie.  

Tandis qu’en Europe, la BCE assiste à ces manœuvres en simple spectatrice, n’ayant visiblement aucun pouvoir sur le devenir de sa monnaie, tributaire des autres banques centrales.

 

Dans un prochain article, nous examinerons l’impact d’une variation du dollar sur le marché des actions.

 

 

+7.72%.. Alors que le mois de septembre est généralement craint par les investisseurs car destructeur de valeur pour les portefeuilles, ce mois de septembre 2010 a battu tous les records de hausse.

 

 



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A quand l’overdose ? Ou le retour des actifs toxiques

30 Septembre 2010 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Tiens, les banques sont de retour et vont essayer de placer sur les marchés de nouveaux actifs toxiques dans les semaines à venir.

Cette fois il semblerait que les établissements financiers vont titriser des actifs tangibles, comme les emprunts personnels sur voitures, les leasings, qui sont  en synthèse « beaucoup plus liquides en cas de saisie que des biens immobiliers ».

Au vu du comportement erratique du marché de l’automobile d’occasion – les sociétés de leasing pressent actuellement les entreprises à prolonger les contrats existants plutôt que de commander de nouveaux véhicules, ce qui leur évite de se retrouver avec un grand nombre de véhicules d’occasion invendables sur un marché d’occasion qui s’est effondré, et fragilisant donc fort leur solvabilité -, on est en droit de se demander si ces émetteurs ont vraiment pris le pouls du marché avant de le tester à nouveau..

Quant aux paroles du monde politique et des fonctionnaires européens, dont les discours creux promettaient un retour aux sources pour les banques,    l’on est maintenant certain de leur inefficacité dans un monde où l’économique a définitivement pris le dessus sur le politique.

Donc, Royal Bank of Scotland, banque d'Etat puisque nationalisée à hauteur de 80% suite à l’explosion de la crise de la dette - en plus d’avoir été sérieusement ébranlée suite au rachat de certains actifs de ABN-Amro, qu’elle avait dû recéder ensuite - va mettre sur les marchés une tranche obligataire de 4.7 Mia GBP

Ensuite c’est au tour de Investec , une banque sud-africaine, de tenter de lever 250 Mio USD en saucissonnant ses créances douteuses et les revendant avec une prime sur un marché « très demandeur »

C’est le retour de la titrisation, et il faudra être attentif à l’allocation de ces « mortgage bonds », et suivre l’évolution du portefeuille des institutionnels qui y souscriront.

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L'or, une bulle ? Vraiment ?

27 Septembre 2010 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

 

La monté actuelle de l’or est, dans l’esprit des gens, souvent assimilée à une bulle. Pourtant, il existe quelques éléments concordants qui nous aident à croire que cette valorisation du métal se fait de manière très raisonnable, et que la hausse devrait se poursuivre, et même à un rythme soutenu.

 

Qu’est-ce qu’une bulle, d’abord ? On pourrait la définir comme un engouement soudain pour un actif financier qui rend le prix d’échange de cet actif très supérieur à sa valeur fondamentale.

 

Premièrement, nous l’avons déjà évoqué, l’or a une valorisation en tant que métal, matière première, mais aussi une valeur d’échange. Or la crise de la dette actuelle, qui ne pourra tôt ou tard se résoudre que par le défaut de paiement d’un ou plusieurs pays occidentaux, et la mise en liquidation de certains établissements financiers, pour éviter un transfert encore plus lourd de la dette privée sur les épaules des Etats a jeté un sérieux doute et l’opprobre sur la solidité de toutes les devises dans lesquelles ces dettes publiques sont émises. De cette manière, l’on a assisté à un transfert massif de devises fiduciaires, multipliables à l’infini, affaiblissant leur valeur, vers un actif tangible que l’on ne peut pas dupliquer. L’or, outre sa valeur en tant que matière première, a pris un véritable statut de devise alternative.

 

Ensuite, l’or se trouve dans un cycle haussier, entamé en 2001, rendant son ascension calme et durable, tout au contraire d’une bulle qui en général se forme, puis éclate en un laps de temps assez rapide.

Le cours de l’or a été multiplié par 3 (+200%) en dix ans, rappelez-vous le temps où le Nasdaq avait fait *10 en 3 ans, et plus récemment, où le pétrole avait été multiplié par 3 en l’espace de quelques mois, avant de rendre 8 dixièmes de sa valeur, et encore l'immobilier américain.

 

Au vu de cette comparaison graphique, l’on pourrait même se dire que si l’or est en phase de bulle, le meilleur est à venir..

 

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Enfin, pour les technicistes, aucun signal graphique n’est venu remettre en cause cette tendance haussière, tant au niveau des MME 8 et 21, ou des MM 7 et 23 qui ne se croisent pas à la baisse depuis des mois, et qui sont des signaux très puissants de hausse durable de cet actif.

 

Nous ne pensons donc pas qu’une bulle se forme sur l’or ; reste à observer son évolution attentivement, afin de s’assurer que l’ascension continue à être solide et régulière.  

 

 

 

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