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Articles récents

Anxious Index, l'indice d'anxiété

22 Septembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

Le Survey of Professional Forecasters, publié par la Réserve Fédérale de Philadelphie  rassemble depuis 1968 un certain nombre de prévisions économiques collectées auprès de différents groupes de prévisionnistes, notamment des économistes indépendants ou de banques régionales.  Et leurs prévisions sont totalement anonymes, ce qui est important et ajoute au sérieux de ces statistiques.

En plus de mesures économiques traditionnelles comme les attentes en matière de chômage et d’inflation, les prévisionnistes sont invités à estimer la probabilité d’un déclin en matière de PIB pour le trimestre en cours et les deux années à venir.

Cet "indice d'anxiété" a toujours été un bon indice d’entrée en récession, et comme on le voit sur le graphe qui retrace 41 ans d’historique, chaque trimestre au cours duquel l’indice a été supérieur à 40% a annoncé par la suite une récession.

Actuellement l’indice pointe 23.7 ;  les prévisionnistes pensent donc qu’il y a 23.7% que le PIB diminue au quatrième trimestre. Comme on passe sous la barre des 40, ce pourrait signifier que la sortie de récession est en cours. Reste à voir si la croissance suivra.

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Les prévisions de PIB pour le trimestre en cours ont été revues à la hausse, de 0.4% à 2.4% et de 1.7% à 2.2% pour le quatrième trimestre.

Les prévisions en termes de pertes d’emploi sont par contre revues à la hausse, ce qui n’est pas bon signe pour la reprise, à 9.9% pour le quatrième trimestre, 9.6% pour 2010 et 8.9% pour 2011.

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Quelques erreurs dans l’évaluation d’entreprises à éviter par les temps qui courent

17 Septembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat

Dans le contexte actuel, qui fait montre d’une volatilité importante, il vaut mieux faire attention lorsque l’on s’exerce à valoriser une entreprise cotée, notamment quant à :

·         La valorisation de sa dette : la dette bancaire et financière doit être prise à sa valeur de marché et non à son montant comptable ; la plupart du temps la différence est peu significative et rassure donc sur la solvabilité de l’entreprise. Dans quelques cas par contre, la dette financière renseignée dans les annexes des comptes est moins élevée que la dette comptable – pensons notamment aux constructeurs automobiles dont les émissions obligataires sont renseignées à 100% au bilan, et que le marché ne valorise parfois qu’à 40 ou 50%, et qui a donc un impact positif significatif sur le calcul de la réduction de l’endettement.

·         L’importance de la trésorerie nette : lorsque l’on calcule la valeur de l’endettement net (dettes financières diminuées de la trésorerie), il est essentiel d’identifier la nature de cette trésorerie, et en temps réel. Certains placements financiers  - obligataires ou non - ont perdu toute valeur depuis la publication des comptes de certaines entreprises.
L’exemple repris ci-dessous de Alliance (source valuehunter), dont la position cash de 59,425 Mio USD était le principal poste du bilan n’était en réalité composé que d’actions Ambac, qui depuis cette publication, ont été totalement dépréciées. Résultat : au lieu d'une action décotée (0.25 en bourse, pour 1.82 usd de cash), nous nous retrouvons, après annulation de ces 60 Mio USD, avec une action dont le cours de bourse est largement surévalué !
 

·         Les provisions pour pensions : dans ce cas, l’entreprise couvre la plupart du temps ses engagements par des placements en actions, tandis que ses engagements ont une nature d’obligations.
Le montant net entre les deux paraît souvent équilibré au niveau comptable, mais il est important de vérifier ces deux postes individuellement. En effet, un effondrement des marchés actions, comme celui que nous avons connu, met à mal cet équilibre, ce qui n’est pas toujours palpable en comptabilité.

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5 banques représentent 40% du volume du Dow Jones

14 Septembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

En général, une hausse des volumes dans un marché haussier peut témoigner d’une reprise des marchés.

A étudier l’évolution du Dow Jones depuis la mi-août, nous pourrions nous dire que les volumes sont dans une tendance stable, pas trop baissière.

Mais il est nécessaire d’isoler les volumes de cinq actions ayant bénéficié au cours des mois derniers d’un transfert de richesses massif venant de l’Etat au détriment du contribuable (et des générations futures) : Fannie Mae, Freddie Mac, Citigroup, AIG et Bank of America.


Ces cinq actions représentent pas moins de 40% du volume des transactions effectuées sur le Dow Jones !

Ces actions qui ont grimpé de plusieurs centaines de pourcents les mois derniers grâce à cette aide d’Etat, profitent d’une folie spéculative, qui n’est pas en soi un signe de reprise durable.

Par exemple il s'est échangé 479 Mio USD vendredi dernier sur le titre Citigroup, tandis que le Dow Jones peinait à atteindre le Milliard.
L'on voit aussi très bien sur le graphique suivant que depuis le début de la crise, les volumes moyens hebdomadaires sur ce titre ont plus que décuplé, passant de 200 Mio à  3.34 Mia USD d'échanges hebdomadaires, en notant au passage les 8  Mia USD échangés sur la première semaine du mois d'août.
Et la moyenne d'échange, indiquée par la ligne rouge sur les volumes continue d'augmenter.


En retirant le volume de ces actions du volume total des transactions, il est donc clair que nous constatons une baisse significative du volume sur le Dow Jones.


D’un autre côté, il ne faut perdre de vue que, même si elles sont moins médiatisées, les faillites bancaires continuent, avec trois de plus vendredi dernier :

1.      La Corus Bank de Chicago, qui représente, avec 7 milliards de dollars d'actifs, la quatrième plus grosse faillite bancaire de l'année.

2.      la Brickwell Community Bank, basée à Woodbury qui avait 72 millions de dollars d'actifs

3.      La Venture Bank à Washington, avec 970 millions de dollars d’actifs

 

La disparition de ces banques porte à 92 le nombre de faillites bancaires depuis le début de l'année, et 159 depuis le début de la crise du crédit, comme en témoigne ce site

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Ecart cours actuel - plus haut sur un an

11 Septembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Selon le technicien P. Paillole, l’on pourrait identifier les périodes de croissance des indices boursiers  en ajoutant un critère de recherche à nos études : l’écart entre les cours actuels et le plus haut sur une période d’un an.

En mettant ceci sur un graphe, l’on peut considérer qu’une hausse durable des indices est à chaque fois initiée lorsque l’indicateur évolue entre 0% et -12% ; en-deçà de -12%, il est nécessaire de rester prudent.


Nous sommes à -20% pour le moment, il n’est donc pas encore acquis, selon ce modèle – à ne pas considérer seul – que la hausse actuelle des marchés puisse être pérenne.

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Le climat, terreau idéal pour lever de nouvelles taxes ?

7 Septembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat



Le climat étant un de leurs principaux alibis pour les aider à colmater les brèches des budgets publics, nos politiciens sont occupés à essayer de faire passer de nouvelles taxes sur le compte de ce changement climatique.

D’autre part,  au vu de ce qu’une certaine presse colporte sur le même climat en faisant fi de neutralité , nous avons modestement trouvé ci et là quelques éléments qui permettront peut-être au lecteur de rester critique ou à tout le moins tempérer ce qu’on lit et qui est souvent accepté comme tel par rapport à ce sujet.

Les données enregistrées par les satellites de la NASA - organisme on ne peut plus sérieux qui, lui, collecte les données de la surface entière de le Terre et non d’une partie seulement comme le font d’autres - montrent que la superficie de glace évolue constamment, à la hausse comme à la baisse, depuis 1979, mais n’enregistre aucune anomalie significative. Le trait rouge qui retrace les anomalies revient régulièrement à 0% d’anomalie.


Ils signalent aussi que la Terre est comme une goutte : toute fonte des glaces au Pôle Nord est compensée par un accroissement de même amplitude des glaces du Pôle Sud. D’où l’intérêt de ne s’intéresser qu’aux données collectées sur l’ensemble de la surface terrestre.

D’autre part, ce tableau , dans sa première colonne  (« Globe ») nous indique la température moyenne constatée au mois le mois depuis 1979, mesurée à une hauteur de 15 kilomètres de la Terre.

Lorsque l’on met ces chiffres sur un graphe, il n’y a pas de variation de température significative, la moyenne de 0.13° sur cette période étant normale. Notons le seul pic observé au début de l’année 1998, avec un plus haut de 0.76°.

Le CO2, contrairement à ce qui est régulièrement affirmé, ne pollue pas ; au contraire, une forte concentration de CO2 favorise la pousse rapide des plantes, notamment sur terrain désertique. Voir ce très bon site scientifique qui dénonce toute une série de fausses idées sur le climat et indique aussi, à titre anecdotique, que les thermomètres scientifiques officiels – nettement moins neutres que les satellites de la NASA - sont souvent situés dans des îlots de chaleur urbaine (zonings industriels, etc) ou surexposés aux radiations.

Certains scientifiques pensent que c’est l’activité solaire qui augmente et provoque un réchauffement, lui-même compensé par un certain refroidissement de la Terre, mais ils ne sont pas médiatisés.

Enfin un livre de chevet aux fins de ne plus, notamment, lier gaz à effet de serre et réchauffement climatique.

Il est donc probablement temps de se dire que les variations de climat sont régulières, qu’il faut se mobiliser pour s’adapter à ces variations plutôt que de vouloir contrôler ou maîtriser ces variations.

Et éviter de lever de nouvelles taxes en se protégeant derrière des idées pas toujours objectives.

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L'or, précurseur ?

4 Septembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Cette semaine, on assiste à une belle envolée de l’once d’or : +40$ en 2jours.

La configuration reste haussière, signalée précédemment par un croisement à la hausse des MME13 et 34.

Cette hausse semble isolée, car (i) le pétrole est en stagnation, voire en faible reflux (ii) le USD ne s’est pas apprécié par rapport à l’EUR, et (iii) les marchés boursiers n’ont pas significativement décroché

L’on pourrait donc en conclure que, et c’est visible sur ce graphique, l’once d’or fait l’objet d’achats massifs par des acteurs importants lors de tout accès de faiblesse. L’on constate d’ailleurs que l’amplitude de ces moments de faiblesse se fait de moins en moins forte.


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Peut-être l’or est-il devenu un signal précurseur d’une faiblesse des marchés ?

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Le dollar en déclin est devenu le meilleur choix de carry trade

1 Septembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Le Yen n’est depuis lundi dernier plus la valeur préférée des « carry traders ». Il est en effet devenu plus intéressant de s’endetter en USD, puisqu’il coûte moins cher que le JPY en termes de coût d’endettement.

Le Libor à 3 mois sur le USD est descendu à un minimum historique (0.36%), tandis que le spread sur le JPY, à -33 points de base est le plus élevé depuis mai 1993.

(graphique : thefinancials.com)

A ce niveau, les investisseurs pourraient être tentés de contracter des prêts en USD et les convertir en monnaie qui leur offriraient un rendement supérieur, par exemple en EUR où le rendement du cash est rémunéré à 1%.

Si ce scénario est suivi, l’EUR devrait se renforcer encore, tandis que l’USD, déjà sanctionné, n’aurait plus l’occasion de s’apprécier.

Transformé en monnaie de carry trade de premier choix, comme le fut le JPY pendant 16 ans,  jusqu’à la semaine dernière, le billet vert risque en outre de perdre son statut de monnaie refuge – qui était déjà mis à mal ces derniers temps – avec comme conséquence une diminution de son poids dans les réserves mondiales de devises.

Il faudra donc suivre l’évolution du spread USD/JPY dans les jours qui suivent, afin de vérifier que cette baisse n’est pas temporaire.

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Allocation actions : retour gagnant

20 Août 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Selon une enquête de Reuters , l'allocation "actions" (equities) des gérants est revenue à des niveaux que l'on n'avait plus vu depuis le faillite de Lehman..
Ce qui est peut-être logique du point de vue psycholique, la hausse des marchés encourageant les acheteurs à se précipiter, entraînant une nouvelle vague de hausse, etc, mais qui, au vu de ce que nous avons passé en revue précédemment devrait inévitablement amener les marchés à une correction.
Le graphe est éloquent :


Cette migration se fait au détriment des positions de trésorerie pure, en cash.

Quant aux obligations, elles n'affichent pas de tendance très claire - signalons que les obligations d'Etat et privées ne sont pas séparées dans ces statistiques


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Retour en 1938 ?

14 Août 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Les crises comme nous les connaissons se caractérisent par un marché globalement baissier et des rebonds techniques multiples au cours de cette baisse.

L’on pourrait être tenté de voir quelques similitudes entre les graphe du Dow Jones présenté ci-dessous, et la situation actuelle des marchés :

  1. Un premier élan baissier très rapide (similaire à la période octobre 2008 –janvier 2009 );
  2. Un rebond puissant, comme celui de mars 2009 ;
  3. Une petite (et saine) correction (mi-août ?)
  4. Un nouveau plus haut (octobre ?)
  5. Qui serait violemment corrigé par après (novembre à mars ?)
  6. Avant de retourner au Nord pour former un double top, préfigurant la continuation du marché baissier sur les 36 mois suivants.



Décidément, il ne fait pas bon garder ses positions (« buy and hold ») sur du long terme dans des conditions pareilles, et  les meilleurs gérants sont ceux qui exploiteront ce timing de manière optimale.

Voici le graphe du S&P 500 sur les derniers mois, à suivre donc.

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Peak oil : plus proche que prévu ?

6 Août 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

Fatih Birol, chief economist de l’Agence Internationale pour l’Energie, annonce que le « peak oil », ce moment où l’ensemble des ressources pétrolières seront exploitées sans arriver à satisfaire la demande, arrivera au moins dix ans avant que la date prévue.

D’autre part, il signale que cet effet aura un impact négatif durable sur la possibilité de sortir de la crise actuelle puisque la demande en sera affectée.

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