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Articles récents

Chercheurs d'emploi vs jobs à pourvoir

3 Août 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

La hausse du chômage qui ne semble pas vouloir s’interrompre est interpellante quant à la reprise économique rapide que l’on espère.

Au Japon, le nombre de candidats rapporté au nombre d’offres d’emploi s’élève à 2,3 comme en atteste ce tableau (l'échelle est inversée), ce qui est déjà inquiétant en soi.


Aux Etats-Unis, que certains considèrent encore comme le pays qui va offrir la relance aux autres continents, ce même ratio s’élève à 5…

L’on peut aussi identifier un frein à la reprise en constatant que le nombre d’offres d’emploi a diminué de moitié en 3 ans - depuis la mi-2006 - tandis que le nombre de candidats à la recherche d’un job a doublé de volume sur la même période...


Cette situation est la probable conséquence d’une industrie désuète, maintenue artificiellement en vie parce que grosse pourvoyeuse d’emplois « basiques », mais sans chercher – ou en la faisant trop tardivement - à la moderniser ou la convertir en secteur d’avenir.

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JPY/EUR, une parité à suivre ?

27 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

 

Le Japon ayant maintenu ses taux à niveau 0 pendant presque 20 ans, tandis que les autres banques centrales augmentaient leur taux au fur et à mesure que l”économie s’améliorait, une sorte d’arbitrage s’est développée et accentuée au cours du temps, le couramment appelé "Carry Trade".

L’investisseur empruntait en Yen – moyennant un taux d’intérêt très bas – et replaçait cet argent dans un marché ou une économie plus attrayante en termes de rémunération, aux USA ou en Europe par exemple. Le différentiel de taux suffisait à offrir un rendement supérieur.

En conséquence de quoi la paire de devises JPY/EUR n’a cessé de refléter cette pression d'emprunt sur le JPY, à un tel point que l’on peut aujourd’hui compter sur cet indicateur pour figurer comme baromètre de l’aversion au risque du marché, et prévoir ses retournements.

En observant le graphique présenté ci-dessous, nous pouvons effectivement constater que le retournement très significatif de la parité EUR/JPY du mois d'août 2008 s’est effectué deux mois avant le retournement des marchés, anticipant cette baisse qui avait eu lieu début octobre.
 

 

Alors, que peut-on dire en observant cette parité aujourd’hui ? Apparemment, le renforcement de l’Euro par rapport au Yen indique une tendance à la hausse des marchés. Pas de "coup de pompe" en vue, apparemment.


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Grippe H1N1 : intox, lobby pharmaceutique et/ou erreur humaine ?

23 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

La grippe H1N1, dont on nous dit pis que pendre depuis le mois d’avril, serait-elle juste un « turbo » donné à une société pharmaceutique française par l’Etat français ? ou une erreur de manipulation ?  Nous sommes en droit de nous poser la question. Voici la chronologie des événements :

Le 9 mars, Nicolas Sarkozy se rend au Mexique pour officiellement essayer de libérer Florence Cassez, ou tout au moins lui faire purger sa peine en France puisqu’elle est emprisonnée à vie au Mexique.

Le même jour, le 9 mars, Sanofi-Aventis annonce par le biais de ce communiqué un investissement de 100 Mio EUR pour construire une usine de vaccin grippal saisonnier et pandémique au Mexique. Un investissement qui montre, je cite, « l’engagement local de Sanofi-Aventis pour la santé mondiale (…), un atout de santé publique ».

Le 9 mars, les autorités publiques sont alertées du premier cas d’une épidémie touchant les habitants de La Gloria. Les autorités ne concluent d’abord qu’à une banale grippe saisonnière. Un mois plus tard, le nombre de « malades » s’accroissant, il est procédé à un test des échantillons prélevés sur un garçon de 5 ans qui a survécu à cette grippe grâce à un cocktail d’antibiotiques. Surprise, on y trouve le fameux H1N1 dans un laboratoire d’Atlanta, alors que le laboratoire mexicain ne révélait aucune trace autre qu’une grippe classique.

Depuis lors les commandes de l’Etat français faites à Sanofi-Aventis « pour se préparer à une pandémie mondiale », dépasseraient les 700 millions d’Euro, chiffre contesté par le monde politique au début du mois de juillet.

 

Cependant cette aide indirecte de l'Etat, chère aux théoriciens du patriotisme économique, risque d’approcher le Milliard si l’on se réfère à la nouvelle commande de l’Etat français en fin de semaine dernière.
De quoi compenser l’annonce de l’abandon en phase de pré commercialisation d’un médicament « blockbuster » anti-obésité, l’Acomplia, en Novembre 2008, relaté notamment par cet article.

Je ne crois en général pas aux fameuses « théories du complot », certainement pas sur les marchés, mais lorsque l’Etat s’en mêle, il semble que l’on s’en rapproche toujours un peu.
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Trois éléments ravageurs pour une reprise rapide

13 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

La nouvelle jambe de baisse semble enclenchée. Il faut dire que nous sommes confrontés à trois éléments potentiellement explosifs, et qui pourraient bien empêcher une reprise économique rapide :

D’une part, l’augmentation du chômage, qui frôle à présent les 10% aux USA, et qui devrait continuer à progresser d’ici à la mi-2010.

 

D’autre part, la thésaurisation des particuliers qui revient à des niveaux élevés, inégalés depuis près de 20 ans

 

Et en outre nous constatons que le « deleveraging » bat son plein, les particuliers renonçant de plus en plus à l’art de s’endetter par le crédit, le veau d'or pourtant adulé les deux dernières décennies

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Un point sur les indices

6 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Un certain nombre de signaux étant donnés par les marchés à l’heure actuelle, il nous semble opportun de les noter pour surveiller une éventuelle nouvelle vague de baisse.

En premier lieu, nous constatons que les fameuses moyennes mobiles exponentielles à 13 et 34 jours viennent de se croiser à la baisse sur les indices européens, dont le Cac40.



Ce sont ces mêmes moyennes qui avaient laissé présager une embellie sur les marchés dès le début du mois de mars.

Par contre, la cassure ne s’est pas encore opérée sur les indices américains, Dow Jones et Nasdaq en tête. Une chute de ces indices en clôture pourrait signaler le début de cette coupure.







L’or, quant à lui, est en parfait équilibre, après sa hausse du mois de mai, hausse qui s’est à peine traduite sur les cours de l’or en euro, à cause de la dépréciation du dollar. Si une vague baissière débute sur les marchés, il devrait en profiter pour repartir à la hausse. A surveiller.


Le Vix, l’indice de volatilité des marchés, après s’être replié autour des 20, semble repartir à la hausse dans un mouvement qui rappelle vaguement celui du mois d’août 2008.

Ce graphe est intéressant car l’échelle du temps permet de montrer qu’en marché haussier (2003-07/2007), le Vix ne dépasse pas les 20, puis dans une période de doute des marchés (07/2007-09/2008), il se met à évoluer de manière plus nerveuse, entre 20 et 35, et en cas de crise, il s’affole et ne connaît plus de limite à la hausse.

Nous étions ces dernières semaines revenus à des niveaux très raisonnables, aux alentours de 23, alors que les autorités semblent soudainement prendre conscience de n’avoir pas encore évalué l’ensemble du risque financier, comme le signale le FMI dans cet articulet.

De même, le ratio bear/bull, qui met en relation les positions haussières et baissières prises par les acteurs de marché, faisait lui aussi montre d’une prédominance des haussiers (bulls) sur les marchés, et d’un retour de l’optimisme - bienvenu mais peut-être trop rapide – sur les marchés, avec près de 50% de haussiers pour 20% de baissiers, il y a quelques jours.




A suivre..
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La Chine vs la timidité des banques européennes

1 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Les nouvelles nous apprennent que la Chine connaît un quatrième mois de croissance de son activité économique, traduit dans son indice manufacturier
Rappelons qu’un indice supérieur à 50 reflète une économie en croissance et sous les 50 points, l’on peut en règle générale considérer que l’économie se rétracte.


 
Cet élément est de nature à nous indiquer que la Chine est occupée à réussir parfaitement son découplage – recentrer son économie en développant le marché intérieur plutôt que de générer de la croissance uniquement sur base de ses exportations – et qu’elle y est parvenue grâce à un plan de relance ciblé, avec un volet focalisant les prêts bancaires sur la consommation intérieure.



En Europe, par contre, le bilan de la BCE au 30 juin montre qu’elle héberge 252’637 trilliards (252'637'000'000'000'000) EUR en provenance des banques commerciales européennes.
cfr ce graphe
Un montant record qui avait baissé significativement durant le rebond boursier, mais dont l’importance nous renvoie maintenant 6 mois en arrière, lorsque les banques préféraient comme aujourd’hui placer à la BCE – contre rémunération de 0,25% sur base annuelle – plutôt que de les mettre à disposition des entreprises, avec à la clef une stimulation de la croissance, ou de favoriser le placement sur les marchés boursiers.

Malheureusement la BCE ne communique pas le nom des banques d’où est issue cette masse monétaire.

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Taux négatifs au Japon

23 Juin 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Des économistes japonais proposent – pour sortir de la spirale déflationniste - d’instaurer des taux négatifs, ce qui passerait par une suppression de toute la monnaie qui circule et donc de l’épargne rémunérée positivement. Voir cet article
Le Japon a vécu une décennie avec des taux fixés à 0%, qui n’ont pas réussi à relancer l’économie. Ces taux sont donc encore trop élevés à l’heure actuelle et une marge de manœuvre de 5% à la baisse serait donc salutaire.

Nous avions vu précédemment qu’une banque centrale a deux options pour relancer une économie : baisser les taux et arroser le marché de liquidités. Ce qui n’a pas suffi à faire rebondir la consommation. Lorsque ces deux options ont été massivement utilisées, il faut donc faire preuve de créativité supplémentaire, en déplaçant les bornes de l’interventionnisme.

Ceci dit, il y a des secteurs comme les technologies dont les prix de vente sont déflationnistes tandis que les coûts de recherche et développement sont sans cesse croissants,  dont on peut deviner qu’ils vont souffrir de cette éventuelle mesure.

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Bonbons, caramel, esquimaux...et or

22 Juin 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

La société allemande TG Gold Supermarkt a prévu d’installer à terme 500 distributeurs d’or physique dans des lieux publics tels que aéroports, gare, métro etc. L’on trouverait donc à côté des distributeurs de barres chocolatées ou autre boissons, des grammes d’or à prix déterminé chaque jour..

Outre le côté burlesque de cette opération, il faut se rendre compte que le cheminement de la conversion de monnaie fiduciaire en or physique pour se protéger d’une inflation galopante, qui ferait suite à la période de déflation que nous entamons, dans les 3 à 5 ans à venir a fait son chemin.

leur business plan ne tient probablement pas compte du fait que les ressources d ‘or ne sont pas infinies, et que les banques centrales ne pourront pas démultiplier cet actif  - contrairement aux devises - en faisant tourner une « planche à or » par laquelle elles créeraient de l’or en échange de bons du Trésor ou autres papiers prétendument sûrs.

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Revoilà les financières

17 Juin 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

 

Après une éclipse de plusieurs mois, les financières reviennent sur le devant de la scène.
L’on constate effectivement qu’après ce rally de printemps, leur pondération dans le S&P 500 les replace en seconde position derrière les technologiques, comme avant la crise, en 2008.

En témoigne ce tableau (cfr. bespoke) qui ventile le poids des secteurs dans l’indice :




Peut-on penser que les investisseurs ont la mémoire courte en les revalorisant à ce point rapidement ? Car Il serait quand même très utile de rappeler que les garanties d’Etat mises à disposition des banques se sont effectuées sans dilution de l’actionnariat, et donc des résultats jusqu’à présent. Tout investisseur en valeurs bancaires ne doit pas oublier que le jour où les Etats sortiront du capital de ces banques – cet actionnaire coûte très cher aux banques -  la plupart des banques européennes devra faire appel au marché, qui se fera, lui, avec une dilution importante, puisqu’il y aura alors création de nouvelles actions représentatives du capital de ces établissements.

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Le spread marché-conjoncture

5 Juin 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

La crise financière n’est pas encore achevée, lorsque l’on constate que le nombre de crédits hypothécaires à risque (subprime, Alt-A, et autres) ne commencera à se tarir que vers la mi-2011

 

Nous pourrions nous demander pourquoi alors le Baltic Dry Index, indicateur avancé de la conjoncture, dont nous avons déjà parlé,  en est à son 31° jour de hausse consécutif…



D’une part nous avons donc de l’affrètement qui reprend de la vigueur, du transport maritime qui entretient l’espoir d’une reprise économique et d'un retour à une conjoncture favorable.

 

Et d’une autre part, nous avons la réalité économique, avec notamment :

§  General Motors en faillite, mais sans impact sur l’enthousiasme des marchés financiers ;

§  l’ONU qui revoit ses prévisions économiques mondiales à la baisse ;

§  Le taux de chômage en Europe qui s’établit à 9.2%. Notons les 18.1% de l’Espagne –le risque du pays n’est plus couvert par les assurances-crédits -  ou la France qui s’octroie une hausse jamais vue de 1.1% en un trimestre pour s’établir à 8.7% ;

§  L’Europe au bord de la déflation, avec  une inflation annoncée à 0.0% au mois de mai

 

  • Un contraste certain aussi entre la valorisation du minerai de fer, à des sommets, tandis que les sociétés sidérurgiques, Mittal en tête, ne cessent de réduire leur capacité de production.
  • Un USD en perdition, avec un effet mécanique de hausse de l’or et du pétrole. Avec des reprises d’OPA sur les pétrolières – toutes les matières premières sont devenu des alternatives à une monnaie faible - , notamment cette rumeur d’offre sur Dragon Oil, une des pétrolières les plus décotées eu égard à ses réserves, et qui avait déjà effectué une formidable performance boursière ces derniers mois.

Il ne faut donc probablement voir dans cette hausse du Baltic Dry Index qu’un faux signal de reprise, les entreprises ayant vécu jusque récemment sur leurs stocks, et se réapprovisionnant actuellement, probablement de manière prudente, pour obtenir des flux moins tendus, mais restant prudentes.

Le rebond boursier en cours risque néanmoins de se prolonger  - comme mentionné dans un article précédent – quelques semaines encore. Les volumes de transactions sont en effet à la hausse depuis quelques semaines.
Les opérateurs qui ont raté le train de la hausse de mars vont probablement saisir l’opportunité qui se présente pour continuer à entrer prudemment dans un marché haussier technique. L’épaississement ou la diminution de ces volumes de transactions est à suivre.



Enfin, les EMA 13 et 34 sur le Cac40 ont montré un fléchissement la semaine dernière, mais un croisement à la baisse n’est pas encore détectable.

 

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