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Articles récents

Trois éléments ravageurs pour une reprise rapide

13 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

La nouvelle jambe de baisse semble enclenchée. Il faut dire que nous sommes confrontés à trois éléments potentiellement explosifs, et qui pourraient bien empêcher une reprise économique rapide :

D’une part, l’augmentation du chômage, qui frôle à présent les 10% aux USA, et qui devrait continuer à progresser d’ici à la mi-2010.

 

D’autre part, la thésaurisation des particuliers qui revient à des niveaux élevés, inégalés depuis près de 20 ans

 

Et en outre nous constatons que le « deleveraging » bat son plein, les particuliers renonçant de plus en plus à l’art de s’endetter par le crédit, le veau d'or pourtant adulé les deux dernières décennies

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Un point sur les indices

6 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Un certain nombre de signaux étant donnés par les marchés à l’heure actuelle, il nous semble opportun de les noter pour surveiller une éventuelle nouvelle vague de baisse.

En premier lieu, nous constatons que les fameuses moyennes mobiles exponentielles à 13 et 34 jours viennent de se croiser à la baisse sur les indices européens, dont le Cac40.



Ce sont ces mêmes moyennes qui avaient laissé présager une embellie sur les marchés dès le début du mois de mars.

Par contre, la cassure ne s’est pas encore opérée sur les indices américains, Dow Jones et Nasdaq en tête. Une chute de ces indices en clôture pourrait signaler le début de cette coupure.







L’or, quant à lui, est en parfait équilibre, après sa hausse du mois de mai, hausse qui s’est à peine traduite sur les cours de l’or en euro, à cause de la dépréciation du dollar. Si une vague baissière débute sur les marchés, il devrait en profiter pour repartir à la hausse. A surveiller.


Le Vix, l’indice de volatilité des marchés, après s’être replié autour des 20, semble repartir à la hausse dans un mouvement qui rappelle vaguement celui du mois d’août 2008.

Ce graphe est intéressant car l’échelle du temps permet de montrer qu’en marché haussier (2003-07/2007), le Vix ne dépasse pas les 20, puis dans une période de doute des marchés (07/2007-09/2008), il se met à évoluer de manière plus nerveuse, entre 20 et 35, et en cas de crise, il s’affole et ne connaît plus de limite à la hausse.

Nous étions ces dernières semaines revenus à des niveaux très raisonnables, aux alentours de 23, alors que les autorités semblent soudainement prendre conscience de n’avoir pas encore évalué l’ensemble du risque financier, comme le signale le FMI dans cet articulet.

De même, le ratio bear/bull, qui met en relation les positions haussières et baissières prises par les acteurs de marché, faisait lui aussi montre d’une prédominance des haussiers (bulls) sur les marchés, et d’un retour de l’optimisme - bienvenu mais peut-être trop rapide – sur les marchés, avec près de 50% de haussiers pour 20% de baissiers, il y a quelques jours.




A suivre..
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La Chine vs la timidité des banques européennes

1 Juillet 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Les nouvelles nous apprennent que la Chine connaît un quatrième mois de croissance de son activité économique, traduit dans son indice manufacturier
Rappelons qu’un indice supérieur à 50 reflète une économie en croissance et sous les 50 points, l’on peut en règle générale considérer que l’économie se rétracte.


 
Cet élément est de nature à nous indiquer que la Chine est occupée à réussir parfaitement son découplage – recentrer son économie en développant le marché intérieur plutôt que de générer de la croissance uniquement sur base de ses exportations – et qu’elle y est parvenue grâce à un plan de relance ciblé, avec un volet focalisant les prêts bancaires sur la consommation intérieure.



En Europe, par contre, le bilan de la BCE au 30 juin montre qu’elle héberge 252’637 trilliards (252'637'000'000'000'000) EUR en provenance des banques commerciales européennes.
cfr ce graphe
Un montant record qui avait baissé significativement durant le rebond boursier, mais dont l’importance nous renvoie maintenant 6 mois en arrière, lorsque les banques préféraient comme aujourd’hui placer à la BCE – contre rémunération de 0,25% sur base annuelle – plutôt que de les mettre à disposition des entreprises, avec à la clef une stimulation de la croissance, ou de favoriser le placement sur les marchés boursiers.

Malheureusement la BCE ne communique pas le nom des banques d’où est issue cette masse monétaire.

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Taux négatifs au Japon

23 Juin 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Des économistes japonais proposent – pour sortir de la spirale déflationniste - d’instaurer des taux négatifs, ce qui passerait par une suppression de toute la monnaie qui circule et donc de l’épargne rémunérée positivement. Voir cet article
Le Japon a vécu une décennie avec des taux fixés à 0%, qui n’ont pas réussi à relancer l’économie. Ces taux sont donc encore trop élevés à l’heure actuelle et une marge de manœuvre de 5% à la baisse serait donc salutaire.

Nous avions vu précédemment qu’une banque centrale a deux options pour relancer une économie : baisser les taux et arroser le marché de liquidités. Ce qui n’a pas suffi à faire rebondir la consommation. Lorsque ces deux options ont été massivement utilisées, il faut donc faire preuve de créativité supplémentaire, en déplaçant les bornes de l’interventionnisme.

Ceci dit, il y a des secteurs comme les technologies dont les prix de vente sont déflationnistes tandis que les coûts de recherche et développement sont sans cesse croissants,  dont on peut deviner qu’ils vont souffrir de cette éventuelle mesure.

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Bonbons, caramel, esquimaux...et or

22 Juin 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

La société allemande TG Gold Supermarkt a prévu d’installer à terme 500 distributeurs d’or physique dans des lieux publics tels que aéroports, gare, métro etc. L’on trouverait donc à côté des distributeurs de barres chocolatées ou autre boissons, des grammes d’or à prix déterminé chaque jour..

Outre le côté burlesque de cette opération, il faut se rendre compte que le cheminement de la conversion de monnaie fiduciaire en or physique pour se protéger d’une inflation galopante, qui ferait suite à la période de déflation que nous entamons, dans les 3 à 5 ans à venir a fait son chemin.

leur business plan ne tient probablement pas compte du fait que les ressources d ‘or ne sont pas infinies, et que les banques centrales ne pourront pas démultiplier cet actif  - contrairement aux devises - en faisant tourner une « planche à or » par laquelle elles créeraient de l’or en échange de bons du Trésor ou autres papiers prétendument sûrs.

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Revoilà les financières

17 Juin 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

 

Après une éclipse de plusieurs mois, les financières reviennent sur le devant de la scène.
L’on constate effectivement qu’après ce rally de printemps, leur pondération dans le S&P 500 les replace en seconde position derrière les technologiques, comme avant la crise, en 2008.

En témoigne ce tableau (cfr. bespoke) qui ventile le poids des secteurs dans l’indice :




Peut-on penser que les investisseurs ont la mémoire courte en les revalorisant à ce point rapidement ? Car Il serait quand même très utile de rappeler que les garanties d’Etat mises à disposition des banques se sont effectuées sans dilution de l’actionnariat, et donc des résultats jusqu’à présent. Tout investisseur en valeurs bancaires ne doit pas oublier que le jour où les Etats sortiront du capital de ces banques – cet actionnaire coûte très cher aux banques -  la plupart des banques européennes devra faire appel au marché, qui se fera, lui, avec une dilution importante, puisqu’il y aura alors création de nouvelles actions représentatives du capital de ces établissements.

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Le spread marché-conjoncture

5 Juin 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

La crise financière n’est pas encore achevée, lorsque l’on constate que le nombre de crédits hypothécaires à risque (subprime, Alt-A, et autres) ne commencera à se tarir que vers la mi-2011

 

Nous pourrions nous demander pourquoi alors le Baltic Dry Index, indicateur avancé de la conjoncture, dont nous avons déjà parlé,  en est à son 31° jour de hausse consécutif…



D’une part nous avons donc de l’affrètement qui reprend de la vigueur, du transport maritime qui entretient l’espoir d’une reprise économique et d'un retour à une conjoncture favorable.

 

Et d’une autre part, nous avons la réalité économique, avec notamment :

§  General Motors en faillite, mais sans impact sur l’enthousiasme des marchés financiers ;

§  l’ONU qui revoit ses prévisions économiques mondiales à la baisse ;

§  Le taux de chômage en Europe qui s’établit à 9.2%. Notons les 18.1% de l’Espagne –le risque du pays n’est plus couvert par les assurances-crédits -  ou la France qui s’octroie une hausse jamais vue de 1.1% en un trimestre pour s’établir à 8.7% ;

§  L’Europe au bord de la déflation, avec  une inflation annoncée à 0.0% au mois de mai

 

  • Un contraste certain aussi entre la valorisation du minerai de fer, à des sommets, tandis que les sociétés sidérurgiques, Mittal en tête, ne cessent de réduire leur capacité de production.
  • Un USD en perdition, avec un effet mécanique de hausse de l’or et du pétrole. Avec des reprises d’OPA sur les pétrolières – toutes les matières premières sont devenu des alternatives à une monnaie faible - , notamment cette rumeur d’offre sur Dragon Oil, une des pétrolières les plus décotées eu égard à ses réserves, et qui avait déjà effectué une formidable performance boursière ces derniers mois.

Il ne faut donc probablement voir dans cette hausse du Baltic Dry Index qu’un faux signal de reprise, les entreprises ayant vécu jusque récemment sur leurs stocks, et se réapprovisionnant actuellement, probablement de manière prudente, pour obtenir des flux moins tendus, mais restant prudentes.

Le rebond boursier en cours risque néanmoins de se prolonger  - comme mentionné dans un article précédent – quelques semaines encore. Les volumes de transactions sont en effet à la hausse depuis quelques semaines.
Les opérateurs qui ont raté le train de la hausse de mars vont probablement saisir l’opportunité qui se présente pour continuer à entrer prudemment dans un marché haussier technique. L’épaississement ou la diminution de ces volumes de transactions est à suivre.



Enfin, les EMA 13 et 34 sur le Cac40 ont montré un fléchissement la semaine dernière, mais un croisement à la baisse n’est pas encore détectable.

 

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Pic historique pour le P/E ratio S&P500

28 Mai 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Voici l'évolution des bénéfices des actions composant les S&P 500.
Ce ration n'avait jamais historiquement aussi haut qu'il ne l'était à la mi-2007, et depuis il a réussi à perdre 90% de sa valeur, en se retrouvant au plus bas, dans une zone qui n'avait jamais été testée en 75 ans.


Mécaniquement, le rapport cours/bénéfice des actions composant cet indice est propulsé à des sommets jamais atteints : 120, alors que la borne haute moyenne historique se situe aux alentours de 25, la brone basse aux alentours de 7.
Il est utile de rappeler que lorsque ce ratio est élevé, l'on peut considérer que les actions sont chères.

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retour à l'arbitrage

27 Mai 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

retour sur l'opération Club Med dont question dans un article précédent.
L'opération en trois phases permettait au cours de clôture de ce soir de sécuriser 8,59% en moins d'une journée via l'opération suivante (ou multiple de ces nombres)  :

vente à découvert de 1000  actions à  10,25 10250
achat de droits de souscription 3000 bons de soucription 0,49 -1470
exercice de nouveaux droits de soucription 1000 7,9 € -7900
bénéfice sécurisé 880,00 8,59%


Il est fort possible que ce rendement soit encore amélioré au cours de la journée de demain. Il faudra suivre cela avec attention, tout en n'oubliant pas, dès l'achat des droits de soucription, de prévenir son courtier de son intention de participer à l'augmentation de capital, sans quoi les droits perdent toute valeur demain soir à la clôture.

Ceci confirme que les derniers jours des différentes augmentations de capital sont sources d'arbitrages rémunérateurs dans les circonstances actuelles.

Danone a annoncé également vouloir faire appel au marché dans les semaines qui viennent pour lever 3 Mia, soit 15% de son capital. Dès que les modalités seront connues nous referons le même exercice.

Ces opérations ne sont pas une incitation à acheter, et sont à faire valoir par un conseiller en placements..

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EDF : emprunt obligataire

27 Mai 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

L'annonce par EDF de sa prochaine émission obligataire est le signe que les banques sont toujours très réticentes à octroyer du crédit aux entreprises très endettées, même ayant pignon sur rue.

Effectivement, que EDF envisage de proposer un taux "compris entre 4 et 5% bruts pour une durée de 5 ans" selon les dires de son PDG Pierre Gadoneix, signifie que lors du tour de table, aucune de leurs banques ne leur a accordé un taux inférieur à 5%, alors même qu'elles sont toujours sous baxter en empruntant elles-mêmes à des taux très bas auprès de la BCE.
Les banques sont donc en train d'essayer de restaurer leurs marges en restreignant l'accès au crédit à leurs clients, et en n'injectant plus de liquide dans l'économie réelle, tandis que la BCE les a inondé de liquidités par un quantitative easing salvateur.

L'on pourrait presque en déduire que les banques, véritables moteurs de l'économie dans un passé pourtant proche, ont quitté ce rôle, le seul qui les rendait indispensables et utiles.
Elles se sont très rapidement transformées en simple véhicules d'investissements financés par l'Etat, et n'ont donc vraisemblablement plus de rôle vital dans l'économie contemporaine.

Car il est quasi-certain que les banques vont souscrire à ces emprunts obligataires, pour encore accentuer la rentabilité de leurs investissements sur fonds publics. C'est beaucoup plus rentable pour elles que de prendre le risque de financer la collectivité, comme elles le faisaient auparavant.

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