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Signal haussier sur l'or, l'argent en démultiplicateur

3 Mai 2016 , Rédigé par jean-christophe duplat

Signal haussier sur l'or, l'argent en démultiplicateur

Puissant signal de hausse sur l'or : le croisement des MME à 8 et 21 jours, comme nous l'avons déjà repéré sur ce blog.

C'est donc le moment attendu où l"once devrait tenter de rejoindre les 1'500 USD.

Comme sur les marchés, où l'on peut gagner deux fois : sur la plus-value et sur la revalorisation d'une devise, c'est probablement en achetant de l'argent que cette deuxième revalorisation s'opérera au mieux.

Trois fois dans l'histoire, une once d'or a valu plus de 80 fois une once d'argent : en 1940 lors de la seconde guerre mondiale, en 1989 lors de la guerre du Golfe, ...et il y a quelques jours.

S'il retourne dans son range normal de 40 ou 45 onces d'argent pour une once d'or, la plus-value du bon choix de support sera réévaluée de 40%.

Signal haussier sur l'or, l'argent en démultiplicateur
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Premier bail-in de 2016 : ça se passe près de chez vous

11 Avril 2016 , Rédigé par jean-christophe duplat

Premier bail-in de 2016 : ça se passe près de chez vous

Le régulateur autrichien vient d’autoriser la « bad bank » Heta Asset Resolution à prélever ce qui lui est nécessaire à sa survie, sur les avoirs qui lui ont été mis en dépôt. Les porteurs d’obligations ne reverront que 46€ pour chaque billet de 100€ y investi.

Troisième transfert de responsabilités (des actionnaires à l’état lorsqu’il eut été mieux de lâcher les banques, de l’état à la BCE, de la BCE aux épargnants) le bail-in constitue donc la recapitalisation des banques par ce qu’elles peuvent elle-même prélever sur les dépôts qui leur ont été confiés. Par opposition au bail-out, où des fonds externes venaient, en masse, renflouer les établissements financiers.

Alors, à entendre ceci, on se tourne naturellement vers l’or.

En consolidant légèrement, à 1240$, il semble préparer un grand épisode haussier, par lequel il irait toucher les 1500$ à relativement court terme. Il reviendrait d’abord sur les 1’180-‘1200$/once. Il y a 25% de hausse à prendre.

Premier bail-in de 2016 : ça se passe près de chez vous
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Euro : Game Over ?

31 Mars 2016 , Rédigé par jean-christophe duplat

Euro : Game Over ?

D’un côté on peut voir le bilan de la BCE qui n’arrête pas de grossir tant elle ne s’en sort plus à racheter des actifs qu’il lui était initialement interdit d’acquérir , en tentant de rallumer l’étincelle de la croissance par la consommation.

De l’autre, des états qui ne font qu’aggraver leurs déficits (ou qui se réjouissent lorsque ce déficit est moins pire que prévu..et veulent redistribuer « l’excédent »..) et ne se préoccupent pas d’une gestion meilleure des fonds publics

Entre les deux, un gigantesque tuyau qui permet de faire avaler toutes les dépenses liées à ces mauvais choix de politique locale, par la BCE ( et donc le contribuable européen, qui n’a pourtant élu personne dans cette institution).

Il n’existe aucun risque pour les états de se faire sanctionner pour gestion calamiteuse des fonds publics, car « la-confiance-est-là », toutes les dettes contractées pour courir derrière une croissance chimérique sont automatiquement couvertes par la BCE. Et comme tout est couvert, les taux passent en territoire négatif. Le monde tourne à l’envers.

Dans les faits, on est donc bien arrivé à une situation où chaque état fait imprimer ses billets à volonté, sans aucun souci ni risque d’inflation. L’inflation qui, à l’époque, entraînait des sanctions aux gouvernements par la voie des urnes, n’est plus du tout un risque majeur pour eux.

Le monde est simplement criblé de dettes, et depuis mi-2007 les dirigeants ne veulent toujours pas s’attaquer au dégonflement ordonné de cette bulle de la dette.

Croire que cette chimère de la croissance va revenir subitement par une simple impression d’argent, quitte même à le donner directement à la population (ce qui était mieux que de vouloir sauver les banques à tout prix) n’induira pas de miracle économique. Bien au contraire.

En forçant les contribuables à dépenser de l’argent dont ils n’ont pas besoin pour des produits dont ils n’ont pas besoin, on va empêcher l’innovation, clé de l’évolution et du bien-être d’une société et provoquer une chute de la productivité.

En prêtant de l’argent sans taux d’intérêt, et en décourageant la libre épargne par le spectre de la confiscation, ils vont créer d’autres bulles, notamment au niveau de l’immobilier, et créer des inégalités criantes sur le plan, entre autres, des revenus du travail.

Et à moyen terme, l’ensemble de ces mauvais choix va jeter l’opprobre sur la monnaie unique qui aura bien du mal à survivre lorsque toute la structure de soutien mise en place actuellement, va s’effondrer.

A ce sujet, mieux vaut déjà convertir son épargne en dollar canadien ou singapourien.

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Se prémunir des idées reçues en période déflationniste

1 Mars 2016 , Rédigé par jean-christophe duplat

Voilà. Nous sommes arrivés au point où la politique expansionniste menée par la BCE pourrait ne plus suffire à relancer la croissance, que recherchent à tout prix des états qui n’ont jamais diminué leur train de vie dispendieux.

Le circuit fermé et bien étanche qui s’est établi entre ces états et la BCE, organisme créé de toutes pièces pour racheter toutes les dettes d’état au moyen d’argent émis sans aucune contrepartie, empêche toute condamnation de ces politiques par un marché qui serait autonome et libéral.

Il y a encore 20 ans, un état mauvais gestionnaire était directement sanctionné par une inflation du prix de sa dette. Ce n’est plus le cas actuellement. Les états bénéficient de la complicité de la BCE pour ruiner la monnaie dans laquelle ils opèrent.

Cette volonté de ne pas vouloir résorber le niveau des dettes d’état , pour ne s’obstiner que sur la relance par la consommation, non seulement nous mène en territoire déflationniste, mais en plus crée des inégalités au niveau de la valorisation de certains actifs, compromet le renouvellement des investissements, et empêche la société d’innover et donc d’évoluer.

Nous sommes donc entrés dans un cycle de déflation. Les investisseurs doivent se réinventer. Toutes les classes d’actifs ne subiront pas le même sort.

En déflation, le consommateur procrastine. Il remet au lendemain ses décisions d’achat, car comme les prix baissent, il achètera forcément moins cher s’il peut patienter. De ce fait, la production industrielle et de services baisse, avec effet sur l’emploi, les revenus, le profit des entreprises, et donc le moral du consommateur. C’est un cercle vicieux.

La déflation tord le cou aux idées reçues ou aux préceptes rabâchés, du genre « l’argent qui dort ne rapporte rien ». L’argent qui dort va justement pouvoir permettre au consommateur d’acheter plus pour le même prix.

L’épargnant qui avait laissé son argent dans un trou au fond de son jardin en 1929, et l’a déterré en 1933, a pu augmenter son pouvoir d’achat de…40% avec la même somme d’argent . Plus récemment,le Japonais qui serait tombé dans le coma en 1990, pour se réveiller en 2003, aurait pu s’acheter :

  1. 4 fois plus d’actions pour la même somme d’argent ;
  2. 2,5 fois plus d’immobilier commercial ;
  3. 1/3 d’immobilier résidentiel en plus…

La classe d’actifs à privilégier est donc le cash, dont la valeur faciale ne change pas, et qui permettra au consommateur d’acheter plus pour le même prix, si cet argent est disponible et en sécurité, dans son coffre, et non à la banque qui va tout doucement penser à rémunérer négativement les dépôts, et faire s’éroder le valeur de l’argent.

L’or (physique) aussi a certainement un rôle d’assurance à jouer. Tant critiqué parce qu’il n’offre aucun rendement, la période dans laquelle on entre va lui permettre de montrer ses vertus, notamment celle qui le voit résister alors que les acteurs perdent progressivement confiance dans le système financier mis en place depuis quelques années. Il est traditionnellement épargné lors d’une baisse générale des actifs . On sent d’ailleurs déjà la méfiance des investisseurs, qui remettent la « relique barbare » au goût du jour, lui offrant une progression de 16% depuis le premier janvier dernier.

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Tour des marchés : toujours l'hiver

24 Janvier 2016 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Dans ce billet d'avril 2009, nous avions analysé les saisons de Kondratieff. L'entrée dans une phase hivernale était inéluctable après l'implosion du système bancaire, que l'on disait vouloir sauver au détriment du contribuable, pour "préserver l'emploi". On a vu que cette fuite en avant ruineuse n'a pas servi la bonne cause évoquée, et n'a toujours pas non plus définitivement mis le système bancaire à l'abri.

Notons quand même une évolution des mentalités face à la faillite inéluctable des états : le "filet de sécurité" que nous proposions comme alternative à toutes les politiques actuelles de clientélisme social (subsides, allocations, chèques formations, rétrocessions sociales etc) et comme incitant mécanique à l'embauche , semble faire son chemin. Non pas par volonté politique, mais parce que l'heure n'est simplement plus au choix de l'une ou de l'autre de ces politiques.

Bon, Kondraftieff..

7 ans plus tard, force est de constater que les paramètres n'ont pas beaucoup évolué : on s'est enfoncé dans cette phase hivernale

La puissance des forces déflationnistes - la BCE dont les deux piliers fondateurs sont d'assurer une monnaie unique, et de maîtriser l'inflation, est en passe de perdre ses deux raisons d'exister - est inouïe.

Le pétrole d'abord : il continue d'aller vers des plus bas, entraînant le marché des actions avec lui. En cassant ses plus bas de 2009 sans véritable frein, le ton était donné. On devrait dorénavant le voir tester les 25 USD et potentiellement rejoindre les 17 dollars. L'on constate qu'il est un peu survendu pour le moment (RSI inférieur à 30), ce qui lui confère une petite phase de rebond à prévoir, avant ces objectifs.

Tour des marchés : toujours l'hiver

Les matières premières ensuite : Le CRB Index de Reuters, un panier de 17 matières premières, tant cultivées que trouvées en sous-sol, est revenu à ses plus bas des années 1970. C'est un graphique très éducatif quant à la force que la déflation peut susciter.

Tour des marchés : toujours l'hiver

Comme nous l'avons déjà vu, les deux classes d'actifs qui sortent du lot en cette période d'hiver, celles qui font mieux que les autres, sont le cash et l'or.

Mieux vaut ne pas choisir la voie des trackers boursiers qui répliquent parfaitement les indices, ni les "big caps" par ce temps tumultueux. Un excellent stock-picking, entre petites valeurs délaissées, injustement massacrées, ou excessivement décotées, est à privilégier pour les amateurs.

Le Vix semble confirmer, par une relative mollesse à aller trouver un plus haut par une poussée très vive, que le marché n'a pas encore capitulé, et n'aurait donc pas terminé sa phase de baisse.

C'est encore confirmé en confrontant ce Vix au S&P500. Il montre clairement que la fin de la baisse des marchés actions était signalée par un Vix au-dessus de 40 en clôture. Comme en 2001, 2002, 2010 et 2011.

On va suivre ceci de près.

Tour des marchés : toujours l'hiver
Tour des marchés : toujours l'hiver
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Brent et WTI : la parité (aussi)

28 Décembre 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Brent et WTI : la parité (aussi)

Le Brent, baril de pétrole prélevé en mer du Nord, est censé être plus cher que le WTi américain pour des raisons logistiques (son stockage est moins important, ses coûts d’extraction plus élevés) et de qualité.

Le brent a aussi accentué sa progression depuis le « printemps arabe » qui a vu la Libye - sans plus de main de fer à sa tête à la demande des dirigeants européens - gaspiller son seul atout économique sur une guerre des tribus commencée il y a 5 ans, guerre civile toujours en cours. [On ne va pas épiloguer sur la mémoire courte de ces mêmes dirigeants qui demandent à présent en guise de trophée la destitution de Bachar-el-Hassad. C’est un autre débat.]

Le brent (37.89$) est revenu à parité avec le WTI (38.12$).Y aurait-il un plancher sur lequel les deux barils se rejoignent, un prix sous lequel le prix du baril quel qu’il soit est incompressible ? Regardons ce que nous offrent les archives.

Mars 2001 : c’est l’explosion de la bulle internet. Lors des 12 mois qui précèdent, le pétrole a chuté violemment 2 fois, corrigeant de 30% (10$) chaque fois pour passer d’abord de 34 à 24, puis de 36 à 26.

Le brent, jusque 7% plus cher que le WTI, maintenait sa surcote pendant la progression du cours du brut, et se réalignait sur le WTI à chaque « choc pétrolier ».

Mi-2008 : un engouement soudain pour les matières premières provoque une forte poussée inflationniste. Le Brent qui, cette fois, s’accrochait au cours du WTI les mois qui précédaient, accentue sa décrue lors de cette crise impactant les matières premières. La crise de la dette, palpable depuis 2007, déclarée fin 2008, accélère la décrue des prix du pétrole. Le cours des deux barils touche les 42 USD, puis les confirme, avant de repartir à la hausse . Le WTI reprend de l’avance.

De 2011 à 2014, phase de récupération des marchés, sous la méthode du « la crise est finie ». Le brent repart à la hausse, et s’adjuge jusqu’à 25% de surcote par rapport au baril américain.

Depuis mi-2014, sous l’influence de la désillusion d’une croissance molle, d’une chute de la consommation, crise économique majeure cachée par les opérations de déversage de monnaie opérées par les banques centrales, le baril passe de 100 à 45$ en moins d’une année, tente un rebond puis redonne encore -20% sur 2015. Les marchés ne dévissent pas au même rythme, soutenus par ce faux sentiment de liquidité.

Le brent, qui avait beaucoup d’avance sur le WTI, revient se coller à lui, avant le rebond où il reprend son avance. Rebond éphémère qui dure 6 mois. Les deux barils s’échangent à nouveau au même prix.

Cette parité Brent-WTI pourrait donc nous indiquer le début d’un phase de rebond du pétrole. Phase de rebond qui serait à suivre jusqu’à ce que le Brent affiche une surcote de 7% au moins.

Brent et WTI : la parité (aussi)Brent et WTI : la parité (aussi)Brent et WTI : la parité (aussi)
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Comment éviter la "taxe sur la spéculation" ?

22 Décembre 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Quarante ans de politique de centre-gauche en Belgique ont débouché sur l'obtention d'un trophée cher aux socialistes qui ne sont d'ailleurs plus dans la coalition actuelle mais dont la bouche d'ombre est très écoutée par le gouvernement qui les a suivi.

Une ébauche de taxe sur les plus-values a été mal écrite "une nuit" (parce que le marketing politique moderne encourage à insister sur les réunions de nuit), et prévoit de taxer à 33% les plus-values sur actions détenues moins de 180 jours, à dater du 01/01/2016.

Peu importe une vente qui aurait lieu juste après un stock-picking parfait, peu importe si l'action (décotée) que l'on a achetée fait l'objet d'une offre publique d'achat dans les 6 mois, vente forcée à la clef. Tout ceci tombe sous le joug de cette loi qui a pour unique but de plaire au peuple.

Quels produits sont visés ? les actions et leurs produits dérivés les plus "soft" (warrants, options, turbo etc). Seulement les produits qui ont trait aux actions.

Les instruments financiers purs sont épargnés. Le gouvernement n'aurait quand même pas osé marcher sur les terres des banques, nouvelles filiales étatiques, en taxant les produits qu'elles utilisent le plus à des fins commerciales, et ceux qui reconstituent très aléatoirement leurs fonds propres.

Tous les produits dérivés sur les matières premières et les devises ne seront pas taxés. L'on sait bien que ces marchés ne sont pas du tout manipulés (et on se souvient que "ce sont les méchants vendeurs à découvert qui ont mis les banques en faillite")

Trackers ou ETF (grosse marge pour l'émetteur), obligations convertibles en actions (grosse marge, bis), CFD (idem, ter) et Sicafi, une particularité belge, n'entrent pas dans le champ d'action de cette nouvelle taxe.

Pour éviter la énième confiscation à venir, il faudra donc spéculer sur les devises, le pétrole, acheter des trackers (présumés sans risque), des ETF avec une action en sous-jacent (risque plus important que la mise de départ, avec l'effet de levier) et des options sur ETF.

La politique spectacle va faire des ravages. Gageons qu'en 2016, quelques épargnants auront été emportés par une vague de spéculation mise en place par ces professionnels de la politique (à ne pas confondre avec des politiciens professionnels).

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Rachat d’actifs pourris par les banques centrales : où va la Suisse ?

27 Novembre 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Rachat d’actifs pourris par les banques centrales : où va la Suisse ?

Un énième article sur la fuite en avant dans la gestion de la crise actuelle. Nous nous doutons que c’est probablement devenu inaudible, tant les tentatives de messages d’apaisement prennent le dessus dans les media traditionnels, devenus relais gouvernementaux privilégiés.

Nous savions déjà que les actifs pourris ayant généré la crise de la dette de 2007 ont d’abord été transférés des épaules d’investisseurs privés (les actionnaires des banques) vers celles, plus bonaces, des contribuables, lorsque les états - dans une manœuvre protectionniste - ont décidé de voler au secours de leurs établissements bancaires « pour sauver l’emploi ». Les états se sont alors endettés pour renflouer ces établissements et, de leur côté , les banques centrales ont commencé à imprimer de la monnaie, pour ensuite la donner aux banques, afin qu’elles puissent rembourser leurs emprunts souscrits auprès des états.

Comme ce n’était pas assez rapide pour les sortir de leur mort clinique, les banques centrales ont déployé des aides supplémentaires, en garantissant le rachat, à leur valeur faciale, d’actifs ne valant plus tripette logés dans les comptes de ces banques. C’était l’assurance-vie à laquelle ces établissements n’avaient jamais souscrit, qui se mettait en route.

Aujourd’hui les banques centrales regorgent de ces actifs, et nous approchons probablement d’une nouvelle évolution dans cette crise : lorsque ces actifs devront être dévalués pour les remettre à leur valeur réelle, les actionnaires des banques centrales (les états, donc à nouveau les contribuables) vont devoir les recapitaliser.

La mise en relation du PIB des principales zones économiques et du passif de leur banque centrale est éloquente (tableau en introduction)

Grosse surprise émanant de la Banque de Suisse, qui est dans une zone intenable, avec près de 90% de dette rapportés à son « chiffre d’affaires » ! On ne pariera pas sur une hausse du CHF dans les années qui viennent..

Le Japon suit, montrant la voie à ceux qui ont entamé la même politique « accommodante » qu’elle, 15 ans plus tard. USA et Europe devraient donc continuer, voire accélérer leurs rachats d’actif. Les annonces à venir de la BCE (le 03/12) devraient aller en ce sens.

Pour mémoire, l'évolution du pied de bilan de la BCE depuis sa création :

Rachat d’actifs pourris par les banques centrales : où va la Suisse ?
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Sur quelles devises spéculent les banques ?

11 Novembre 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Sur quelles devises spéculent les banques ?

Intéressant aperçu des monnaie sur lesquelles les établissements financiers sont positionnés.

A l'unanimité short sur l'euro (contre n'importe quelle autre devise),

à l'unanimité long sur le dollar (face à toutes les devises)

On observe ceci en contrarien, toujours avec une opinion inverse à la majorité qui prédit depuis début 2015, que la FED, va relever ses taux à court terme, tellement l'embellie semble stabilisée.

Effectivement, si la FED remonte le taux auxquel lui empruntent les banques, ce mouvement serait bien profitable au dollar, puisque la vente d'autres devises au profit d'un investissement en USD, plus rentable (le carry trade), favoriserait son émergence

Mais un dollar trop fort irait à l'encontre d'une reprise encore fébrile.

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Martin Armstrong : point haut sur les marchés ?

24 Septembre 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Martin Armstrong : point haut sur les marchés ?

Un petit point sur les marchés, à l’approche d’un point bas détecté par Martin Armstrong :

D’abord le ratio Dow Jones/once d’or qui nous retrace très bien le décrochage de fin août, mais qui revient progressivement à ses plus hauts de 2008. Aux alentours de 15 onces pour l’indice, il est cher, bien plus haut que l’opportunité d’achat « garantie » que nous avions déterminée sur ce blog lorsque le Dow Jones vaut moins de 5 onces.

Le VIX ensuite, cet outil qui prend la mesure de la fièvre des opérateurs. ,Pris de panique fin août, cet indice est remonté à 52 sur ses plus hauts de 2010. En 2008, lors de la découverte (et non l’aclatement) de la bulle du crédit, le VIX était monté à plus de 80.

Ces dernières semaines, face au calme relatif qui règne, cet indice est revenu vers les 22 points. S’il touche les 18, il a de fortes chances de s’emballer à nouveau, entraînant les marchés à la baisse.

Le CAD : toujours dans une zone de turbulences, sous les 0.80 USD. Tant qu’il ne retrouve pas ce niveau, mieux vaut s’épargner d’entrer sur les marchés. En attendant on garde les pétrolières Hyduke Services et Logan International sous monitoring, pour profiter de la décote des pétrolières et du CAD.

Au niveau de l’emploi, il ne se profile pas de récession aux USA dès lors que nous avons reçu une nouvelle annonce de diminution des chômeurs complets. Nous avions vu que, lorsque le taux de chômage remonte soudainement après une longue période de diminution (similaire à celle que nous vivons actuellement) , les USA entrent toujours en récession dans les 6 mois qui suivent (les traits grisés sur le graphique)

Sur le plan des taux, aucune alerte sur une inversion de courbe éventuelle . Même si les taux à très court terme sont négatifs, ils augmentent en corrélation avec la durée d’emprunt.

Cependant, en comparant l’évolution des actions au rendement des obligations à 10 ans, l’on sent une certaine fébrilité. A de rares exceptions près, un sommet de rendement obligataire (en rose) donne le signal d’une baisses des marchés actions. Ceci signifie que les opérateurs arbitrent les actions (dont les cours chutent alors) pour les obligations (dont le rendement baisse alors). C’est ce qui se produit pour le moment.

Enfin, pour l’anecdote, la Pape François est en visite aux USA, et comme en témoigne ce graphique, chaque visite papale a précédé une chute des marchés…

Tout ceci ne nous donne pas de signal clair sur un point d’entrée idéal, au contraire.

Nous attendons le 7 octobre et suivons ces indicateurs avec attention.

Martin Armstrong : point haut sur les marchés ?
Martin Armstrong : point haut sur les marchés ?
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Martin Armstrong : point haut sur les marchés ?
Martin Armstrong : point haut sur les marchés ?
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