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Brent et WTI : la parité (aussi)

28 Décembre 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Brent et WTI : la parité (aussi)

Le Brent, baril de pétrole prélevé en mer du Nord, est censé être plus cher que le WTi américain pour des raisons logistiques (son stockage est moins important, ses coûts d’extraction plus élevés) et de qualité.

Le brent a aussi accentué sa progression depuis le « printemps arabe » qui a vu la Libye - sans plus de main de fer à sa tête à la demande des dirigeants européens - gaspiller son seul atout économique sur une guerre des tribus commencée il y a 5 ans, guerre civile toujours en cours. [On ne va pas épiloguer sur la mémoire courte de ces mêmes dirigeants qui demandent à présent en guise de trophée la destitution de Bachar-el-Hassad. C’est un autre débat.]

Le brent (37.89$) est revenu à parité avec le WTI (38.12$).Y aurait-il un plancher sur lequel les deux barils se rejoignent, un prix sous lequel le prix du baril quel qu’il soit est incompressible ? Regardons ce que nous offrent les archives.

Mars 2001 : c’est l’explosion de la bulle internet. Lors des 12 mois qui précèdent, le pétrole a chuté violemment 2 fois, corrigeant de 30% (10$) chaque fois pour passer d’abord de 34 à 24, puis de 36 à 26.

Le brent, jusque 7% plus cher que le WTI, maintenait sa surcote pendant la progression du cours du brut, et se réalignait sur le WTI à chaque « choc pétrolier ».

Mi-2008 : un engouement soudain pour les matières premières provoque une forte poussée inflationniste. Le Brent qui, cette fois, s’accrochait au cours du WTI les mois qui précédaient, accentue sa décrue lors de cette crise impactant les matières premières. La crise de la dette, palpable depuis 2007, déclarée fin 2008, accélère la décrue des prix du pétrole. Le cours des deux barils touche les 42 USD, puis les confirme, avant de repartir à la hausse . Le WTI reprend de l’avance.

De 2011 à 2014, phase de récupération des marchés, sous la méthode du « la crise est finie ». Le brent repart à la hausse, et s’adjuge jusqu’à 25% de surcote par rapport au baril américain.

Depuis mi-2014, sous l’influence de la désillusion d’une croissance molle, d’une chute de la consommation, crise économique majeure cachée par les opérations de déversage de monnaie opérées par les banques centrales, le baril passe de 100 à 45$ en moins d’une année, tente un rebond puis redonne encore -20% sur 2015. Les marchés ne dévissent pas au même rythme, soutenus par ce faux sentiment de liquidité.

Le brent, qui avait beaucoup d’avance sur le WTI, revient se coller à lui, avant le rebond où il reprend son avance. Rebond éphémère qui dure 6 mois. Les deux barils s’échangent à nouveau au même prix.

Cette parité Brent-WTI pourrait donc nous indiquer le début d’un phase de rebond du pétrole. Phase de rebond qui serait à suivre jusqu’à ce que le Brent affiche une surcote de 7% au moins.

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Comment éviter la "taxe sur la spéculation" ?

22 Décembre 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Quarante ans de politique de centre-gauche en Belgique ont débouché sur l'obtention d'un trophée cher aux socialistes qui ne sont d'ailleurs plus dans la coalition actuelle mais dont la bouche d'ombre est très écoutée par le gouvernement qui les a suivi.

Une ébauche de taxe sur les plus-values a été mal écrite "une nuit" (parce que le marketing politique moderne encourage à insister sur les réunions de nuit), et prévoit de taxer à 33% les plus-values sur actions détenues moins de 180 jours, à dater du 01/01/2016.

Peu importe une vente qui aurait lieu juste après un stock-picking parfait, peu importe si l'action (décotée) que l'on a achetée fait l'objet d'une offre publique d'achat dans les 6 mois, vente forcée à la clef. Tout ceci tombe sous le joug de cette loi qui a pour unique but de plaire au peuple.

Quels produits sont visés ? les actions et leurs produits dérivés les plus "soft" (warrants, options, turbo etc). Seulement les produits qui ont trait aux actions.

Les instruments financiers purs sont épargnés. Le gouvernement n'aurait quand même pas osé marcher sur les terres des banques, nouvelles filiales étatiques, en taxant les produits qu'elles utilisent le plus à des fins commerciales, et ceux qui reconstituent très aléatoirement leurs fonds propres.

Tous les produits dérivés sur les matières premières et les devises ne seront pas taxés. L'on sait bien que ces marchés ne sont pas du tout manipulés (et on se souvient que "ce sont les méchants vendeurs à découvert qui ont mis les banques en faillite")

Trackers ou ETF (grosse marge pour l'émetteur), obligations convertibles en actions (grosse marge, bis), CFD (idem, ter) et Sicafi, une particularité belge, n'entrent pas dans le champ d'action de cette nouvelle taxe.

Pour éviter la énième confiscation à venir, il faudra donc spéculer sur les devises, le pétrole, acheter des trackers (présumés sans risque), des ETF avec une action en sous-jacent (risque plus important que la mise de départ, avec l'effet de levier) et des options sur ETF.

La politique spectacle va faire des ravages. Gageons qu'en 2016, quelques épargnants auront été emportés par une vague de spéculation mise en place par ces professionnels de la politique (à ne pas confondre avec des politiciens professionnels).

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Rachat d’actifs pourris par les banques centrales : où va la Suisse ?

27 Novembre 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Rachat d’actifs pourris par les banques centrales : où va la Suisse ?

Un énième article sur la fuite en avant dans la gestion de la crise actuelle. Nous nous doutons que c’est probablement devenu inaudible, tant les tentatives de messages d’apaisement prennent le dessus dans les media traditionnels, devenus relais gouvernementaux privilégiés.

Nous savions déjà que les actifs pourris ayant généré la crise de la dette de 2007 ont d’abord été transférés des épaules d’investisseurs privés (les actionnaires des banques) vers celles, plus bonaces, des contribuables, lorsque les états - dans une manœuvre protectionniste - ont décidé de voler au secours de leurs établissements bancaires « pour sauver l’emploi ». Les états se sont alors endettés pour renflouer ces établissements et, de leur côté , les banques centrales ont commencé à imprimer de la monnaie, pour ensuite la donner aux banques, afin qu’elles puissent rembourser leurs emprunts souscrits auprès des états.

Comme ce n’était pas assez rapide pour les sortir de leur mort clinique, les banques centrales ont déployé des aides supplémentaires, en garantissant le rachat, à leur valeur faciale, d’actifs ne valant plus tripette logés dans les comptes de ces banques. C’était l’assurance-vie à laquelle ces établissements n’avaient jamais souscrit, qui se mettait en route.

Aujourd’hui les banques centrales regorgent de ces actifs, et nous approchons probablement d’une nouvelle évolution dans cette crise : lorsque ces actifs devront être dévalués pour les remettre à leur valeur réelle, les actionnaires des banques centrales (les états, donc à nouveau les contribuables) vont devoir les recapitaliser.

La mise en relation du PIB des principales zones économiques et du passif de leur banque centrale est éloquente (tableau en introduction)

Grosse surprise émanant de la Banque de Suisse, qui est dans une zone intenable, avec près de 90% de dette rapportés à son « chiffre d’affaires » ! On ne pariera pas sur une hausse du CHF dans les années qui viennent..

Le Japon suit, montrant la voie à ceux qui ont entamé la même politique « accommodante » qu’elle, 15 ans plus tard. USA et Europe devraient donc continuer, voire accélérer leurs rachats d’actif. Les annonces à venir de la BCE (le 03/12) devraient aller en ce sens.

Pour mémoire, l'évolution du pied de bilan de la BCE depuis sa création :

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Sur quelles devises spéculent les banques ?

11 Novembre 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Sur quelles devises spéculent les banques ?

Intéressant aperçu des monnaie sur lesquelles les établissements financiers sont positionnés.

A l'unanimité short sur l'euro (contre n'importe quelle autre devise),

à l'unanimité long sur le dollar (face à toutes les devises)

On observe ceci en contrarien, toujours avec une opinion inverse à la majorité qui prédit depuis début 2015, que la FED, va relever ses taux à court terme, tellement l'embellie semble stabilisée.

Effectivement, si la FED remonte le taux auxquel lui empruntent les banques, ce mouvement serait bien profitable au dollar, puisque la vente d'autres devises au profit d'un investissement en USD, plus rentable (le carry trade), favoriserait son émergence

Mais un dollar trop fort irait à l'encontre d'une reprise encore fébrile.

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Martin Armstrong : point haut sur les marchés ?

24 Septembre 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Martin Armstrong : point haut sur les marchés ?

Un petit point sur les marchés, à l’approche d’un point bas détecté par Martin Armstrong :

D’abord le ratio Dow Jones/once d’or qui nous retrace très bien le décrochage de fin août, mais qui revient progressivement à ses plus hauts de 2008. Aux alentours de 15 onces pour l’indice, il est cher, bien plus haut que l’opportunité d’achat « garantie » que nous avions déterminée sur ce blog lorsque le Dow Jones vaut moins de 5 onces.

Le VIX ensuite, cet outil qui prend la mesure de la fièvre des opérateurs. ,Pris de panique fin août, cet indice est remonté à 52 sur ses plus hauts de 2010. En 2008, lors de la découverte (et non l’aclatement) de la bulle du crédit, le VIX était monté à plus de 80.

Ces dernières semaines, face au calme relatif qui règne, cet indice est revenu vers les 22 points. S’il touche les 18, il a de fortes chances de s’emballer à nouveau, entraînant les marchés à la baisse.

Le CAD : toujours dans une zone de turbulences, sous les 0.80 USD. Tant qu’il ne retrouve pas ce niveau, mieux vaut s’épargner d’entrer sur les marchés. En attendant on garde les pétrolières Hyduke Services et Logan International sous monitoring, pour profiter de la décote des pétrolières et du CAD.

Au niveau de l’emploi, il ne se profile pas de récession aux USA dès lors que nous avons reçu une nouvelle annonce de diminution des chômeurs complets. Nous avions vu que, lorsque le taux de chômage remonte soudainement après une longue période de diminution (similaire à celle que nous vivons actuellement) , les USA entrent toujours en récession dans les 6 mois qui suivent (les traits grisés sur le graphique)

Sur le plan des taux, aucune alerte sur une inversion de courbe éventuelle . Même si les taux à très court terme sont négatifs, ils augmentent en corrélation avec la durée d’emprunt.

Cependant, en comparant l’évolution des actions au rendement des obligations à 10 ans, l’on sent une certaine fébrilité. A de rares exceptions près, un sommet de rendement obligataire (en rose) donne le signal d’une baisses des marchés actions. Ceci signifie que les opérateurs arbitrent les actions (dont les cours chutent alors) pour les obligations (dont le rendement baisse alors). C’est ce qui se produit pour le moment.

Enfin, pour l’anecdote, la Pape François est en visite aux USA, et comme en témoigne ce graphique, chaque visite papale a précédé une chute des marchés…

Tout ceci ne nous donne pas de signal clair sur un point d’entrée idéal, au contraire.

Nous attendons le 7 octobre et suivons ces indicateurs avec attention.

Martin Armstrong : point haut sur les marchés ?
Martin Armstrong : point haut sur les marchés ?
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Martin Armstrong : point haut sur les marchés ?
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CAD et pétrole : le moment d’y revenir

28 Août 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

CAD et pétrole : le moment d’y revenir

Nous avons déjà analysé la capacité du dollar canadien à anticiper les soubresauts des marchés.

Pour rappel, lorsque le CAD/USD sort de son canal presque perpétuel de 0.80-1.00 par le bas, il agit comme un indicateur avancé d’une baisse du marché.

Dans l’histoire récente, ceci s’est vérifié en septembre 2008 et maintenant, en juillet 2015, anticipant le Black Monday du 24 août.

Le CAD est arrivé à un point bas, ce sera l’occasion de valider cette opportunité en achetant du dollar canadien dès son retour haussier sur la ligne des 0.80 CAD pour 1 USD.

Idéalement, pour viser une double appréciation, et du titre et de la devise, on investira en valeurs pétrolières libellées en CAD, telles NGL ou SGY, puisqu’il s’agit du secteur le plus délaissé du moment. Et en bon contrarien, nous sommes preneurs de ces anomalies de marché.

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Chine : la bulle éclate

9 Juillet 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Chine : la bulle éclate

Merveilleux cas d'école d'une progression parabolique qui durait depuis 9 mois, et +150% de hausse, la bourse chinoise a perdu plus de 30% en moins d'un mois. Il ne se passe pas un jour sans qu'une des grandes valeurs de la cote perde 20 à 30% de sa valorisation. En Chine, pas d'intervention ni suspension de cours lorsqu'une valeur perd plus de 10%. Un véritable marché où l'offre et la demande se croisent réellement.

Le vrai problème de la croissance européenne se trouve ici, et non dans le "cartoon grec" qui se déroule actuellement.

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Qui détient la dette grecque ? (Update)

9 Juillet 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Qui détient la dette grecque ? (Update)

Pour la France et la Belgique, un peu plus de 1'000€ par habitant. Bien moins que ce qui a été engagé pour l"instant, sans consultation au nom du contribuable européen - on parle de 2'300€ par habitant - et qui seront de toutes façons pardus, étant donné notre incapacité à gérer la crise.

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Retour de l’inflation : juste un effet collatéral de l’euro faible

3 Juin 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Retour de l’inflation : juste un effet collatéral de l’euro faible

L’inflation redevient positive en zone euro… une nouvelle largement relayée et qualifiée d’ excellente par tous les media, car elle signifierait la reprise de la consommation, notamment portée par la baisse des prix du pétrole.

Dans ces media, visiblement personne pour se dire que la manipulation des devises par les banques centrales – implicitement autorisée depuis le sommet de Jackson Hole en août 2014 pour tenter de redonner de la compétitivité à l’une ou l’autre économie - est une pièce maîtresse dans le retour d’inflation actuel. Une inflation importée, donc.

Ces derniers mois, pour faire face à une dépréciation du dollar – qui n’arrivera pas à parité avec l’euro et qui devrait, sans interventionnisme à outrance, rejoindre les 1.20 - , de nombreuses sociétés exportatrices américaines pour lesquelles l’Europe représente un segment de marché important, ont dû significativement augmenter leurs prix pour conserver un rapatriement de résultats constant, aux fins de neutraliser l’effet de change défavorable.

Ces annonces se lisent pourtant tous les jours, dont les dernières pour Reichhold, Celanese, Oxea, Coca-Cola, Ansell, etc etc

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Mini Krach Obligataire, feu de paille ?

6 Mai 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Mini Krach Obligataire, feu de paille ?

Nous avons assisté ces derniers jours à un mini krach obligataire, avec une soudaine tension sur les taux. Le taux 10 ans allemand qui était à 0.05% la semaine dernière, se retrouve ar exemple à 0.58%.

Cependant, cette brutale chute des prix des obligations n’a profité à aucune autre classe d’actifs. En d’autres termes, les opérateurs qui sont sortis du marché obligataire n’ont pas réinvesti cet argent dans d’autres actifs. En outre aucune résolution de la crise qui dure depuis 8 ans n’est en vue, hormis l’achat de temps et d’obligations par la BCE.

Nous devrions donc revoir ces taux rejoindre les niveaux historiquement bas auxquels ils se traînent depuis des mois.

Nous entendons d’autre part que la BCE pourrait revoir son objectif d’inflation à 4% au lieu de 2% actuellement, se rendant manifestement compte que le pilier de son existence, la maîtrise de l’inflation, est un agissement délétère dans les conditions actuelles.

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