Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Articles récents

La bourse par les bulles

24 Avril 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

  • La Bourse chinoise qui fait +100% en seulement 9 mois, malgré des indices conjoncturels se dégradant trimestre après trimestre ;
  • les IPO de biotechs qui se multiplient à des prix affolants (Summit Therapeutics et Cellectis entre autres)
  • l’IPO de Etsy, très significative sur la zone de candeur actuelle des marchés américains, avec une valeur qui double de prix à son premier jour de cotation portant sa capitalisation à 3,5milliards USD… pour 195 millions de chiffre d’affaire et des résultats tant d’exploitation (-6mio) que net (-15mio) dans le rouge..
  • L’intensification des OPA, avec notamment le déroulement très démonstratif de celle-ci :

02/2012 : Retrait (et squeeze-out, expulsion des minoritaires) de Omega Pharma de la cote bruxelloise suite à sa reprise par son management et un fonds (50/50) pour 36€ par action, soit un peu moins d’1 mia€ (100% cash)

11/2014 : Revente de Omega Pharma à Perrigo pour 3.6mia € (75% cash, 25% actions Perrigo)

08/04/2015 : Mylan lance une OPA sur Perrigo pour 29 mia USD (30% cash, 70% actions), offrant une prime de 26% sur le dernier cours

17/04/2015 : Teva fait une offre de 40 mia USD (50% cash, 50% actions) sur Mylan, proposant par là une prime de 48% sur le dernier cours.

Tout ceci nous démontre que la surchauffe est bel et bien visible à l’analyse des marchés. Particulièrement du côté américain où cette surchauffe ne s’accompagne d’une augmentation ni des ventes au détail ni de la production des entreprises, bien au contraire. Le ralentissement de ces 2 indices, à mettre sur le compte d’un dollar fort et de la tentative de la FED de réduire l’injection de liquidités sur les marchés, ne présage rien de bon et intensifie le grand écart qui s’effectue entre économie réelle et marché.

Du côté européen, nous avons probablement encore quelques semaines voire des mois à suivre une tendance haussière. Nous sommes effectivement dans une situation historique, unique par la conjonction de taux à 0% voire négatifs, d’un euro faible , et des prix du pétrole au plus bas. En plus du robinet de liquidités ouvert au maximum par la BCE, ces éléments s ne devraient pas signifier une décrue des cours.

Lire la suite

22 graphiques pour voir le monde différemment

20 Avril 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Vox publie une série de graphiques macro qui permettent de se rendre compte de la vitesse à laquelle le monde évolue, par lesquels on apprend - on visualise, plutôt - que la moitié de la population mondiale habite dans une petite zone du globe, on réalise que l'Afrique est un continent gigantesque, on est sidéré que les USA figurent parmi les 3 derniers pays à ne pas utiliser le système métrique, ou encore que le Royaume-Uni a, tout au long de son histoire, tenté de conquérir 90% des pays qui constituent le monde actuel.

C'est ici

Bonne lecture, excellente introduction à la macro-économie pour nos enfants, sans oublier bien sûr les bases de l'économie racontés tellement facilement par Frédéric Bastiat.

Lire la suite

Réévaluation du dollar

23 Mars 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

Réévaluation du dollar

Graphique un peu complexe mais parlant, celui-ci nous devoile l'appréciation du dollar contre les principales autre devises sur 12 mois.

Le USD a donc pris 23.8% sur l'euro sur un an, mais l'euro reste quand même à 64.8% de ses plus bas de 1985 (pour les anciens, le dollar de Reagan avait atteint 80 BEF. C'est 2 € pour 1 USD)

Quant aux exportations américaines vers la Russie, elles devraient pâtir de l'effondrement du rouble.

Nous pensons toujours que le dollar est surévalué et devrait bien vite revenir à 1.20 USD/EUR. Notre sentiment contrarien est renforcé lorsque commencent à fleurir ci et là des prédictions apocalyptiques annonçant 0.80 € pour 1 USD notamment..

Lire la suite

1 EUR = 1 USD = 1 CHF

11 Mars 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

1 EUR = 1 USD = 1 CHF

Dans nos prévisions pour..2011, nous mentionnions la probabilité d’atteindre une parité 1 EUR = 1USD = 1CHF

C’était bien sûr à mettre dans un contexte où le marché était libre, les acteurs libéraux, et n’étaient pas perpétuellement gênés dans leur équilibre par des manipulations et un interventionnisme politiques constants assortis d’effets d’annonce – l’effet parlotte - qui corrompent ces marchés depuis 7 ans et demi.

L’on peut encore voir aujourd’hui le marché se cramponner aux lèvres de la Troïka et des dirigeants grecs, qui vont encore une fois annoncer que l’accord-miracle-de-sortie-de-crise aura été trouvé d’ici la fin de la semaine, avant de repartir plus haut, peut-être une dernière fois avant une correction plus importante. Attention au mois de mars.

Aujourd’hui nous sommes presque à cet équilibre entre les 3 devises.

La parité EUR-CHF - qui s’est apprécié durablement de 20% en 30 secondes en janvier dernier, nous l’avons abordé - est due à la fatigue soudaine de la BNS qui, pendant 5 ans, avait racheté de l’euro pour affaiblir sa devise et permettre au pays rester compétitif, avant de se rendre compte que le poids d’une devise aussi risquée que l’euro, qui constitue toujours 45% de ses réserves de change, devenait un problème beaucoup plus systémique que le seul soutien de sa devise.

Le dollar par contre ne s’est pas spécialement apprécié par rapport à l’euro, ces deux monnaies circulant dans des économies à bout de souffle, mais l’incohérence et le manque de clarté de la politique économique européenne ont eu raison de la plus faible.

A l’époque (1.3384 le 31/12/ 2010) tout le monde préconisait de vendre le dollar, sans aucun avenir. Aujourd’hui, à 1.08 USD/EUR le consensus prévoit une poursuite de la hausse du dollar.. Nous nous méfions de cette forme de pensée unique.

Vu l’importance de leur commerce extérieur, la menace de déflation en Europe fait bien sûr stresser les Etats-Unis sur la qualité et la durabilité de leur propre reprise économique. Ceci justifie une action conjointe de la BCE et la FED pour manipuler le cours des devises en faveur des exportations européennes. Cette première « action coordonnée » vise à redonner un fond de vigueur, et donc un peu d’inflation en Europe.

Mais ceci ne doit pas durer très longtemps car les USA pénalisent leur propre commerce extérieur. Si la monnaie, comme ce fut le cas, s’apprécie de 15% en 10 semaines, non seulement les produits américains devenus chers vont moins s’exporter, mais les bénéfices rapatriés par les multinationales américaines implantées ailleurs que sur leur territoire, vont mécaniquement baisser une fois traduits en USD.

La FED pourrait alors devoir relever ses taux pour freiner l’appréciation du dollar, mais c’est un cas peu probable dans l’immédiat, eu égard aux circonstances de reprise actuelles.

La FED et la BCE devraient donc se concerter - c'est une question de jours - pour faire revenir le USD dans la zone 1.20 USD pour 1 EUR, zone neutre pour les deux économies, une fois la « confiance » revenue en Europe, sur des annonces comme « l’inflation revient sur des plus hauts » etc..

Lire la suite

La BCE délègue ses rachats d'actifs aux autres banques centrales

22 Janvier 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #0

La BCE délègue ses rachats d'actifs aux autres banques centrales

Après les effets d'annonces ayant inondé les media depuis deux semaines, la BCE a aujourd'hui officiellement annoncé qu'elle rachètera les dettes souveraines qui empoisonnent le bilan des établissements financiers européens, à concurrence de 60 milliards par mois, sur une période qui s'étale de mars 2015 à septembre 2016.

Dans les faits, en observant l'évolution du pied de bilan de la BCE depuis la mi-décembre mois, l'on constate que ce rachat massif d'obligations est déjà venu le gonfler de 130 milliards...

Rappelons que les statuts de la BCE interdisaient ces rachat d'actifs jusqu'en 2011 où, déjà, l'on parlait d'avoir sauvé la Grèce, l'euro, etc. Initialement, la BCE ne pouvait que prêter de l'argent (de la véritable monnaie, pas celle qui, depuis lors est créée ex nihilo) en acceptant ces dettes en collatéral.

Intéressant de noter que, dans le programme de rachat d'actif, la BCE ne consent à racheter que 20% des montants évoqués, en dette souveraine (12 mia/mois), les autres 80% étant à racheter par...les différents banques nationales ! La Banque de Grèce rachèterait ainsi de la dette grecque, la Banque d'Italie de la dette italienne, la Banque de France rachèterait les positions perdantes des banques françaises, etc etc probablement pour ensuite mieux mutualiser les pertes sur les contribuables de chaque pays.

Faut-il y voir une pression de l'Allemagne, actionnaire principal de la BCE avec 26% des parts, devant la France (20%), l'Italie (17%) et l'Espagne (13%) ? Ou une dislocation de l'unité monétaire européenne ? Nous suivrons ceci avec intérêt.

Lire la suite

Qui détient la dette grecque ? (update)

16 Janvier 2015 , Rédigé par jean-christophe duplat

La confiscation de l’économie des épargnants chypriotes, toujours durant le week-end, est encore dans tous les esprits. Les Grecs ont retiré 3 milliards d’euros de leurs comptes sur le seul mois de décembre 2014, lançant par là un bank run.

Mises à mal par ces retraits massifs, deux banques grecques auraient déjà demandé à être secourues par le « Emergency Liquidity Assistance » de la BCE. Encore une occasion manquée d’enfin avancer dans la liquidation de cette crise en les laissant tomber en faillite.

Nous n’osons pas imaginer la conséquence supplémentaire de l’abandon du soutien de l’euro par la BNS, annoncé hier – le CHF s’est apprécié de 20% en un éclair, passant de 1.20€ à 1€ ! – et l’annonce de certaines faillites ou mises sous tutelle de certains brokers, comme FXCM, sur ces banques grecques.

Alors, pour mettre à jour ce bilan de 07/2011, passons en revue ceux qui détiennent la dette grecque, victimes de premier rang en cas de défaut et sortie de la zone euro de ce pays – scenario auquel nous ne croyons pas, toujours convaincus que c’est par une sortie de l’Allemagne qu’une solution peut être trouvée -

Les banques allemandes ont 23.5 mia € d’exposition à la Grèce, principalement captée par la banque KfW, qui détient à elle seule ..15 mia d’actifs grecs. Commerzbank et Deutsche Bank suivent de loin avec respectivement 400 et 300 millions.

En France, le Crédit Agricole déclarait en 2014 avoir 3.5 mia€ d’exposition hellénique. BNP Paribas détient 2.0 mia € en dette et actifs grecs.

Lire la suite

Fusions-Acquisitions : de retour à des plus hauts en 2014

31 Décembre 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Indicateurs avancés

Fusions-Acquisitions : de retour à des plus hauts en 2014

En cette fin d’année, et comme nous suivons de près cet indice avancé de l’euphorie des dirigeants et donc d’un point de sortie sur les marchés,nous apprenons que le montant global des opérations de fusions et acquisitions s’est élevé à 3.270 milliards de dollars. C’est une hausse de 40% par rapport à 2013.


Rappelons l’évolution de cette tendance :


2007 : 4'980 mia USD


2008 : 3'000 mia USD


2009 : 2'200 mia USD


2010 : 2'850 mia USD


2011 : 2'750 mia USD


2012 : 2'500 mia USD


2013 : 2'393 mia USD


2014 : 3'270 mia USD


L’on fait directement le lien avec l’évolution des marchés financiers pour les périodes concernées.

Le graphique présente ci-dessus le parallélisme entre l’indice mondial des marchés Bloomberg (trait blanc) et la ligne jaune qui retrace l’évolution de la valeur totale des opérations de fusions-acquisitions.

Notons aussi le redémarrage à la hausse des opérations hostiles, où l’escalade des enchères, - comme on le voit actuellement pour le Club Med - se fait souvent à des valorisations déraisonnables.

Fusions-Acquisitions : de retour à des plus hauts en 2014
Lire la suite

Baisse du pétrole : son impact sur le PIB des producteurs

8 Décembre 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #pétrole

Baisse du pétrole : son impact sur le PIB des producteurs

Ceci, c'est le cours du baril de pétrole américain, de retour vers ses plus bas à 5 ans, lorsque l'explosion de la mèche inflationniste avait annoncé les "printemps arabes" de 2010.

Et maintenant, selon une très sérieuse étude d'UBS l'impact d'une baisse durable de 10 USD par baril en termes d'impact sur le PIB..

Ouch, coup de bambou pour les principaux producteurs, mais vecteur de croissance indirect pour les pays importateurs :

Décroissance de -1.4% pour la Russie, déficit 3 fois plus que celui de ses poursuivants directs, les Emirats et les membres de l'Opep. L'on réalise par ailleurs l'importance de l'exploration pétrolière sur l'économie norvégienne, qui souffrirait d'une perte de -0.4% de PIB, et l'influence d'une baisse du prix du baril sur les frais d'acheminement et d'approvisionnement vers des terres insulaires comme les Philippines..

Baisse du pétrole : son impact sur le PIB des producteurs
Lire la suite

Banques centrales : l’aveu d’impuissance

2 Décembre 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Japon, #Economie

Nous avons eu droit la semaine dernière à une sortie de Mario Draghi, président de la BCE, qui par une nouvelle joute par les mots a promis à Monsieur le Marché de tout faire pour relancer l’inflation. En assénant ce discours, il reconnaît implicitement que le combat statutaire contre l’inflation que mène la BCE depuis sa création est inutile , la déflation étant beaucoup plus meurtrière que l’inflation.

Au Japon, empêtré dans la déflation depuis 20 ans, la banque centrale est toujours à la recherche du graal pour relancer une économie moribonde. Ils ont beaucoup d’avance sur nous, car ils ont déjà testé tout ce que l’on nous promet comme salutaire : la culture des déficits (prônée par moult gouvernements européens) est parfaite, la dette publique (pourtant en circuit presque étanche, car détenue à 95% par les Japonais) atteint 227% du PIB, les rachats d’actifs fictifs ont plus que doublé le pied de bilan de la banque centrale en 18 mois, les taux d"intérêts directeurs sont proches de zéo depuis 2009, et la énième « politique de relance » prônée par Shinzo Abe a fait en sorte que l’impression de monnaie sans aucun collatéral atteigne..15% du PIB. Un montant abyssal pour une « relance de l’économie » illusoire sur un sol conjoncturel mort. Les bilans de la Fed et de la BCE montrent un effort de relance équivalent à respectivement 6 et 4%, et déjà le moteur de la reprise tourne haut dans les tours pour ne fournir que quelques tours de roues.

Le Japon a néanmoins pour lui un faible taux de chômage, 3.5%, alors qu’on le calcule à 11.5% dans l’Union européenne. La course à la relance risque de tourner court en Europe.

Donc, les Japonais ont tout testé avec une ardeur inouïe et quand même, voilà qu’ils retombent en récession

La mondialisation des discours bien réfléchis de la relance par l’aide monétaire, du soutien de l’économie, de la relance par les déficits, perdent leur sens.

Alors, il nous paraît utile de signaler qu’il est illusoire de croire que la fuite en avant occidentale peut durer 20 ans puisque le Japon est lancé dans ce contre-la-montre depuis tout ce temps.

Une fois que le Japon va s’avouer vaincu, faire défaut pour restructurer sa dette (227% du PIB), se recentrer sur sa propre économie pour retrouver ses marques et rechercher la croissance sur une base plus modeste, ce sont tous les pays économiquement liés au Japon qui s’effondreront d’un seul coup, ensemble. Il n’y aura pas 20 ans entre ces deux événements similaires. Alors, 2015 ou 2016 ?

Banques centrales : l’aveu d’impuissance
Banques centrales : l’aveu d’impuissance
Banques centrales : l’aveu d’impuissance
Lire la suite

OPA en cours, placement gagnant ?

18 Novembre 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

Nous sommes toujours à l'affût de l'évolution du marché des offres publiques, depuis que l'on y a trouvé un indice de saturation des marchés .

Depuis plusieirs mois, ces OPA/OPE reprennent de plus belle, sont pour la plupart monnayées en cash, autant de raison qui tempèrent les mouvements d'enthousiasme.

Néanmoins, quelques anomalies de marché se présentent à nous, offrant un rendement presque immédiat (les offres étant annoncées ou en cours), et bien meilleur que ce que procurerait une rémunération d'épargne.

De cette manière :

  1. Bolloré lance une OPA sur Havas, 9 BOL(après division par 100) rémunèrent 5 Havas. Au cours actuel de 6.696, Havas est en retard de 3.9% sur le prix de l'offre. Deuxième levier de hausse : Bolloré a souffert d'une désaffectation du marché eu égard au virus Ebola qui se propage en Afrique, sa terre d'exploitation, et est redevenu bon marché pour le moment.
  2. Prologue (1.65€) offre 3 titres pour 2 actions O2i. Au cours de 2.26€, O2i se négocie avec un rabais de 9.5% sur le prix de l'offre
  3. Banque de la Reunion (BQRE) fait l'objet d'une offre à 142.60€, et ne cote qu'à 136.21€. Belle anomalie qui offre un rendement de 4.7%
  4. Crown Van Gelder (CVG) aux Pays-Bas se fera racheter en janvier pour 5.50€ par action par une société concurrente autrichienne, Andlinger. Elle se brade en bourse à 5.30€. Décote "immédiatement récupérable" : 20 cents, soit 3.8% sur deux mois.
  5. Enfin, last but not least, l'OPA sur Visiodent par sa maison-mère vient de se terminer au prix de 1.80€ par action, qui n'a réussi à collecter que 86% des titres, et donc s'empêche de pouvoir "sortir" les petits actionnaires. On voit mal, même si c'est à terme, cette société rouvrir son offre en-dessous du prix proposé. A 1.56€, il y a un rendement de 15.38% à prendre.

En somme, il n'y a qu'à se baisser pour faire fructifier son épargne tranquillement.

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>