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Articles récents

Valorisation du marché des délits d'initiés

17 Novembre 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

Selon la très sérieuse étude de Kenneth Ahern, l'initié moyen est âgé de 43 ans, et gagne en moyenne 35% sur ses positions prohibées en trois semaines seulement.

Ce ne sont pas les opérations de fusion-acquisitions qui sont les plus rémunératrices, avec une performance de 14% en 11 jours. Elles se font en effet devancer par les fuites sur l'évolution d'essais cliniques ou l'autorisation de commercialisation de certains médicaments, qui génèrent le plus de profits sous-terrains : 101% sur une moyenne de 9 jours.

Cette étude valorise aussi à 928 millions de USD, les profits occultes extériorisés - souvent dénoncés, jamais punis par la FSMA en Belgique (Bekaert, Fortis, Schouppe et KBC notamment) - entre 2009 et 2013.

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Invitation de la BCE à la déflation: actions à prendre en entreprise

27 Octobre 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Inflation

En janvier 2012, nous signalions que la lutte statutaire de la BCE contre une inflation supérieure à 2% était malsaine et précipiterait l’économie européenne en récession longue. Il semble que ce combat n’ait plus de raison d’être aujourd’hui puisque le BCE a fait le lit d’un environnement déflationniste. Les dernières statistiques montrent une inflation à la croisée des chemins, à 0.3%

La déflation, c’est donc le pire des scénarios pour l’économie des entreprises, avec :

des consommateurs qui attendent avant d’acheter puisque les prix baissent continuellement,

des stocks d’entreprises réglés à la baisse puisque les réflexes d’achats sont différés,

des marges en recul puisque l’on produit avec les coûts d’aujourd’hui ce que l’on vendra moins cher demain,

des résultats financiers très en recul impactés par un différentiel de taux très élevé entre le taux réel des emprunts bancaires et le taux nominal auquel empruntent les banques, etc

Avec les conséquences que l’on imagine sur l’emploi et les faillites d’entreprises.

Que doit dès à présent faire le dirigeant pour appréhender ce scénario qui lui arrive ?

  1. Analyser l’opportunité de vendre ses actifs immobiliers, pour refaire de la trésorerie, grande gagnante d’un univers déflationniste, et les reprendre en location, puisque les loyers indexés ont toutes chances de baisser à l’avenir ;
  2. Gérer le stock en flux tendu, et surtout changer la méthode d’évaluation du stock, pour privilégier le LIFO, par lequel la valorisation du stock se fera à un prix décroissant, préservant les marges ;
  3. Renégocier et tenter de rallonger le remboursement de la dette existante, puisque l’argent perdra de la valeur au fur et à mesure du temps ;
  4. Contracter de nouveaux emprunts à taux variable, et oublier la notion de taux fixe

On le voit ,l’actif du bilan va tendre à devenir très court-termiste, très liquide, pour se présenter comme une pyramide inversée, avec peu d’immobilisations, un stock moyen, des créances que l’on espère maintenues, puis beaucoup de trésorerie.

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Indicateurs Markit : signes de récession

12 Octobre 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

L’indicateur composite de Markit, qui donne une idée des perspectives d’activité, de la confiance qu’ont les entreprises européennes dans le retour à la croissance qui retrouvait des couleurs depuis le début de l'année, recule à nouveau depuis 2 mois.

Entre fin août et fin septembre, les deux économies européennes les plus dynamiques, l’Irlande et l’Espagne (tiens, les deux pays présentés comme faibles en 2008 et qui ont, eux, laissé l’économie jouer en laissant tomber certaines de leurs banques) sont passées de 61.8 et 56.9 d’indice de confiance, à respectivement 60 et 55.3. L’Allemagne suit à 54.1.

La France et l’Italie terminent le peloton avec des indices de récession : 49.5 en août pour la France, pour 48.5 en septembre, l’Italie passant de 49.9 à 49.5.

Faisceau concordant, la BCE qui était prête le 18 septembre à « offrir » 400 mia € à taux 0% aux banques si et seulement si cet argent était réinjecté dans les prêts aux entreprises, et non dans les kits de survie des établissements financiers, n’a trouvé preneur que pour 82.6 m€.

Pour les banques, l’essentiel de l’économie est ailleurs que dans les entreprises, et surtout réinjecter de l’argent ainsi reçu gratuitement dans l’économie serait source d’inflation, qui détériorerait davantage et très rapidement leurs bilans.

Agir comme ceci, c’est le choix unilatéral de rester dans un cycle déflationniste.

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Banques : actualisation du ratio fonds propres/en-cours

12 Septembre 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

Banques : actualisation du ratio fonds propres/en-cours

Pour faire suite à la saison des résultats 2013, nous avons remis à jour l’examen basique des fonds propres des banques cotées.

Rappelons en prélable que les accords de Bâle III prévoient des fonds propres « durs », composés uniquement d’actions et de bénéfices mis en réserve, de 7%. Ces nouveaux ratios ont été décrétés en mars 2010, depuis quatre ans, donc.

Malgré que Bâle III permette malgré tout toutes sortes de reclassements au niveau des fonds propres pour embellir ce ratio, nous préférons les analyser par voie classique, pour ne pas nous éloigner du bon sens paysan.

Quoi de plus important en effet, que de tester la solidité des banques par la mise en équation des fonds propres et leur passif, presque entièrement constitué des en-cours clients. De la sorte, l’on se rend mieux compte qu’un ratio de 1% met la banque en faillite – ou malheureusement plutôt sous tutelle du contribuable - lorsqu’elle essuie une perte de 1% sur un client déficient.

Le tableau qui suit met à jour celui publié en 2012.

Globalement les fonds propres des banques s’améliorent, excepté faite de Natixis (où la nomination du PDG est politique) et du Crédit Agricole.

Sans surprise, c’est KBC qui reste la plus solide des banques dites classiques, mais qui n’atteint toujours pas, selon les critères de 2010, les 7% nécessaires à la réussite de « stress-tests » qui seraient évalués correctement.

Si Dexia s’expose à 1.78% de risques, elle gomme l’entièreté de ses fonds propres, reconstitués avec ardeur et des augmentations de capital. Et avec 23 mia€ d’instruments de couverture à son passif (10% du total !), il pourrait encore y avoir des surprises.

Et comme pour faire la nique aux grandes banques, c’est une banque en ligne qui remporte ce test haut la main. Boursorama : 13.12% de fonds propres. Comme quoi, ces e-banques, décriées par les traditionnelles ( qui sont tellement sûres qu’elles offrent du service aux clients et que c’est par ce biais qu’elles sortiront de l’ornière ), ont de beaux jours devant elles.

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Retour sur l'uranium

23 Juillet 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

Une hausse des volumes, assortie d'une hausse du cours. La moyenne exponentielle à 8 jours qui reprend le dessus sur son aînée de 23 jours.

Une tendance haussière semble s'être installée sur l'uranium.

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Le marché ignore les mauvaises nouvelles

22 Juillet 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

Ce n'est pas à réellement parler une surprise, mais en ces temps où rien ne semble arrêter le Dow Jones, probablement absorbé par une spirale haussière en forme de bulle, il est bon de sortir l'analyse effectuée par le cabinet de recherche Ned Davis.

Celle-ci recense l'impact des crises internationales majeures sur les performances du Dow Jones depuis 1907.

Résultat : depuis plus d'un siècle, la bourse recule en moyenne de -2.9% le jour de l'annonce d'un événement majeur, mais gagne +4.6% trois semaines plus tard.

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Retour au sommet des bénéfices par action

2 Juillet 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Indicateurs avancés

La saison des résultats est passée et, signe des temps, les bénéfices des entreprises - industrie financière subsidiée par la BCE inclue - sont revenus à hauteur de ceux annoncés au T3-2007, dernier pic avant la chute que l'on sait, et le plancher du T1-2009. Ces bénéfices abordent aujourd'hui un "no man's land", un plus haut jamais atteint précédemment.

Il a donc fallu attendre 5 ans pour cette phase de convalescence.

Beaucoup plus rapide - mais toujours sans attaquer la cause-racine de la crise, le surendettement des états et leurs filiales bancaires - que les 40 ans passés à attendre entre le pic de 1918 et le retour aux plus hauts de 1957.

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VIX, cédera, cédera pas ?

11 Juin 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Indicateurs avancés

Le Vix (en rouge sur le graphique) nous avait habitué à signaler de manière très précise les excès d'optimisme du marché ; chaque fois qu'il s'en allait toucher sa Bollinger inférieure, les marchés (en noir, le S&P500) corrigeaient de plus de 10% dans les deux semaines.

Depuis l'annonce par la BCE, la semaine dernière, d'un énième relâchement des taux à 0.15%, toujours dans l'optique de fictivement "relancer la croissance", l'on voit que cet interventionisme - et l'annonce de taux négatifs sur les prêts bancaires à la BCE incitera les épargnants à trouver d'autres alternatives de placement, comme la bourse - gêne l'efficience des marchés, et donc notre signal anticipateur.

Depuis quelques semaines, quelques frôlements, sans plus aucune grande correction, se sont produits. Encore un en début de semaine. Il n'empêche que c'est le troisième en cinq semaines. Peut-être l'essoufflement et l'amorce d'une baisse générale. Soyez prudents.

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Psychologie des foules sur les marchés grecs et italiens

3 Juin 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

Psychologie des foules sur les marchés grecs et italiens

C'est en voyant ce portefeuile, constitué fin 2012, et la particulièrement belle performance des actions italiennes qu'il semble intéressant de revenir sur la chronologie de la crise de la dette, pour identifier les points d'entrée sur un marché.

Car si le matraquage - par un renchérissement des taux d'intérêt - de la gestion publique des pays du Sud de l'Europe était mérité (et n'est toujours pas réglé, le remboursement de la dette grecque étant pour l'essentiel reporté à 2022), leurs entreprises et donc leurs places financières ne méritaient pas de subir le même sort pour sombrer d'abord et rebondir de manière très violente ensuite.

Le marché des actions se remet toujours à niveau de manière rationnelle après avoir subi les effets pervers de la psychologie collective.

Les indices grec (ATG en noir) et italien (MIB en vert) ont connu un point bas au mois de juin 2012, comme l'indique ce graphique. C'est 3 mois après l'annonce de l'effacement de 53% la dette grecque au détriment de ses créanciers, le 8 mars 2012.

Plus significatif, ce point bas correspond précisément à la demande d'une assistance financière urgente par l'Espagne et Chypre, le 25 juin 2012 (après la Grèce, le Portgal et l'Irlande). La France est aussi impactée, et l'on s'attend au début de l'effondrement des dominos. La psychologie collective interdit d'acheter à ce moment.

La BCE baisse alors ses taux à 0.75% début juillet, du jamais vu, puis attend le mois de septembre pour commencer à racheter des obligations d'état, activité qui lui est interdite en principe.

C'est donc à ce moment qu'il fallait investir, lorsque le marché semblait avoir capitulé totalement. Les indices grecs et italiens ont repris 126% et 74% depuis lors.

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Dimanche on vote en Belgique

22 Mai 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

On vote dimanche. Vote obligatoire. Prémisses à de nouvelles âpres négociations -présentées comme très dures mais surtout très feutrées - entre des partis qui pendant la campagne électorale, voudraient tout s’opposer, surtout le communautaire, mais qui en fait se sont tous ralliés au même social-progressisme depuis des années. De connivence ils savent que le modèle politique belge les amènera à protéger leurs privilèges en soumettant l’idée de faire appartenir un maximum de partis à la prochaine coalition gouvernementale. Il n’y a ni proportionnelle, ni second tour en Belgique.

Il n’y a aujourd’hui plus guère que l’épaisseur d’un papier à cigarette entre les politiques menées par le PS, Ecolo, le CDH ou le MR. La preuve par le MR dont le président Charles Michel, fils de Louis qui s’est réfugié à l’Europe – cimetière des échecs nationaux - suite à la débâcle nationale à laquelle il avait mené son parti en 2002- a ramené son mouvement au centre de l’échiquier par « le printemps des réformes » de 2010 ou encore quand il proposait très maladroitement de créer un « grand parti francophone de jeunes », englobant Ecolo, le CDH et le MR ! Ou lorsque la soif de pouvoir fait s’effondrer toute une structure qui avait pourtant mis tant de temps à trouver un positionnement crédible.

La grande crainte des partis francophones est de voir un jeune et important mouvement parti de droite flamande leur barrer la route du pouvoir. Si vous suivez les media francophones belges, leur modèle de pensée unique et d’absence de recul et d’esprit critique – la RTBF, Le Soir, La Libre notamment - la moindre allusion à la NV-A est érigée en « grand danger pour les francophones et la Belgique ».

D’autant plus que le N V-A, en s’alliant avec sens aux libéraux flamands (Open VLD) dont le programme économique est semblable en s’attaquant aux causes racines de la situation économique actuelle, et plus à droite que la droite francophone, rassemblerait très vite une majorité gouvernementale côté flamand.

Après avoir épluché et lu des programmes de couleurs différentes, mais dont le fond est très semblable (« priorité au social », « au socio-économique », « la famille », « l’emploi », bla bla..) nous n’avons pas trouvé de vraies idées libérales dans la Belgique francophone. Hormis peut-être un peu au Parti Libertarien ou au Parti Populaire.

Trop compliqué et dangereux d’aborder des sujets qui fâchent, comme la limitation dans le temps des allocations de chômage.

Même si, en échange, une idée libérale serait de mettre en place un « filet de sécurité », une allocation de 500.00 eur par personne, belge ou étrangère qui possède un contrat de travail à plein temps, dès l’âge de 21 ans. Cette allocation, à charge de l’Etat, résoudrait un autre problème puisqu’elle diminuerait mécaniquement les charges sociales à charge des entreprises – le brut à payer et donc les cotisations à charge de l’employeur étant diminués de ce « filet de sécurité ».

Cette allocation dès l’âge de 21 ans permettrait aussi de supprimer toute une série de bourses d’études ou autres allocations familiales attribuées tardivement.

Trop dangereux d’aborder la revalorisation des pensions, dont le calcul devrait bien être maintenu sur la contribution réelle à l’économie lorsque la personne était active. L’économie souterraine belge a connu des sommets dans les années 60-70. Est-ce bien maintenant le rôle de l’Etat de renflouer la tirelire de personnes qui ont soigneusement évité de cotiser à l’époque ?

Tant de questions sans réponse claire.

Bon vote !

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