Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Articles récents

Banques : actualisation du ratio fonds propres/en-cours

12 Septembre 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

Banques : actualisation du ratio fonds propres/en-cours

Pour faire suite à la saison des résultats 2013, nous avons remis à jour l’examen basique des fonds propres des banques cotées.

Rappelons en prélable que les accords de Bâle III prévoient des fonds propres « durs », composés uniquement d’actions et de bénéfices mis en réserve, de 7%. Ces nouveaux ratios ont été décrétés en mars 2010, depuis quatre ans, donc.

Malgré que Bâle III permette malgré tout toutes sortes de reclassements au niveau des fonds propres pour embellir ce ratio, nous préférons les analyser par voie classique, pour ne pas nous éloigner du bon sens paysan.

Quoi de plus important en effet, que de tester la solidité des banques par la mise en équation des fonds propres et leur passif, presque entièrement constitué des en-cours clients. De la sorte, l’on se rend mieux compte qu’un ratio de 1% met la banque en faillite – ou malheureusement plutôt sous tutelle du contribuable - lorsqu’elle essuie une perte de 1% sur un client déficient.

Le tableau qui suit met à jour celui publié en 2012.

Globalement les fonds propres des banques s’améliorent, excepté faite de Natixis (où la nomination du PDG est politique) et du Crédit Agricole.

Sans surprise, c’est KBC qui reste la plus solide des banques dites classiques, mais qui n’atteint toujours pas, selon les critères de 2010, les 7% nécessaires à la réussite de « stress-tests » qui seraient évalués correctement.

Si Dexia s’expose à 1.78% de risques, elle gomme l’entièreté de ses fonds propres, reconstitués avec ardeur et des augmentations de capital. Et avec 23 mia€ d’instruments de couverture à son passif (10% du total !), il pourrait encore y avoir des surprises.

Et comme pour faire la nique aux grandes banques, c’est une banque en ligne qui remporte ce test haut la main. Boursorama : 13.12% de fonds propres. Comme quoi, ces e-banques, décriées par les traditionnelles ( qui sont tellement sûres qu’elles offrent du service aux clients et que c’est par ce biais qu’elles sortiront de l’ornière ), ont de beaux jours devant elles.

Lire la suite

Retour sur l'uranium

23 Juillet 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

Une hausse des volumes, assortie d'une hausse du cours. La moyenne exponentielle à 8 jours qui reprend le dessus sur son aînée de 23 jours.

Une tendance haussière semble s'être installée sur l'uranium.

Retour sur l'uranium
Lire la suite

Le marché ignore les mauvaises nouvelles

22 Juillet 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

Ce n'est pas à réellement parler une surprise, mais en ces temps où rien ne semble arrêter le Dow Jones, probablement absorbé par une spirale haussière en forme de bulle, il est bon de sortir l'analyse effectuée par le cabinet de recherche Ned Davis.

Celle-ci recense l'impact des crises internationales majeures sur les performances du Dow Jones depuis 1907.

Résultat : depuis plus d'un siècle, la bourse recule en moyenne de -2.9% le jour de l'annonce d'un événement majeur, mais gagne +4.6% trois semaines plus tard.

Le marché ignore les mauvaises nouvelles
Lire la suite

Retour au sommet des bénéfices par action

2 Juillet 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Indicateurs avancés

La saison des résultats est passée et, signe des temps, les bénéfices des entreprises - industrie financière subsidiée par la BCE inclue - sont revenus à hauteur de ceux annoncés au T3-2007, dernier pic avant la chute que l'on sait, et le plancher du T1-2009. Ces bénéfices abordent aujourd'hui un "no man's land", un plus haut jamais atteint précédemment.

Il a donc fallu attendre 5 ans pour cette phase de convalescence.

Beaucoup plus rapide - mais toujours sans attaquer la cause-racine de la crise, le surendettement des états et leurs filiales bancaires - que les 40 ans passés à attendre entre le pic de 1918 et le retour aux plus hauts de 1957.

Retour au sommet des bénéfices par action
Lire la suite

VIX, cédera, cédera pas ?

11 Juin 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Indicateurs avancés

Le Vix (en rouge sur le graphique) nous avait habitué à signaler de manière très précise les excès d'optimisme du marché ; chaque fois qu'il s'en allait toucher sa Bollinger inférieure, les marchés (en noir, le S&P500) corrigeaient de plus de 10% dans les deux semaines.

Depuis l'annonce par la BCE, la semaine dernière, d'un énième relâchement des taux à 0.15%, toujours dans l'optique de fictivement "relancer la croissance", l'on voit que cet interventionisme - et l'annonce de taux négatifs sur les prêts bancaires à la BCE incitera les épargnants à trouver d'autres alternatives de placement, comme la bourse - gêne l'efficience des marchés, et donc notre signal anticipateur.

Depuis quelques semaines, quelques frôlements, sans plus aucune grande correction, se sont produits. Encore un en début de semaine. Il n'empêche que c'est le troisième en cinq semaines. Peut-être l'essoufflement et l'amorce d'une baisse générale. Soyez prudents.

VIX, cédera, cédera pas ?
Lire la suite

Psychologie des foules sur les marchés grecs et italiens

3 Juin 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

Psychologie des foules sur les marchés grecs et italiens

C'est en voyant ce portefeuile, constitué fin 2012, et la particulièrement belle performance des actions italiennes qu'il semble intéressant de revenir sur la chronologie de la crise de la dette, pour identifier les points d'entrée sur un marché.

Car si le matraquage - par un renchérissement des taux d'intérêt - de la gestion publique des pays du Sud de l'Europe était mérité (et n'est toujours pas réglé, le remboursement de la dette grecque étant pour l'essentiel reporté à 2022), leurs entreprises et donc leurs places financières ne méritaient pas de subir le même sort pour sombrer d'abord et rebondir de manière très violente ensuite.

Le marché des actions se remet toujours à niveau de manière rationnelle après avoir subi les effets pervers de la psychologie collective.

Les indices grec (ATG en noir) et italien (MIB en vert) ont connu un point bas au mois de juin 2012, comme l'indique ce graphique. C'est 3 mois après l'annonce de l'effacement de 53% la dette grecque au détriment de ses créanciers, le 8 mars 2012.

Plus significatif, ce point bas correspond précisément à la demande d'une assistance financière urgente par l'Espagne et Chypre, le 25 juin 2012 (après la Grèce, le Portgal et l'Irlande). La France est aussi impactée, et l'on s'attend au début de l'effondrement des dominos. La psychologie collective interdit d'acheter à ce moment.

La BCE baisse alors ses taux à 0.75% début juillet, du jamais vu, puis attend le mois de septembre pour commencer à racheter des obligations d'état, activité qui lui est interdite en principe.

C'est donc à ce moment qu'il fallait investir, lorsque le marché semblait avoir capitulé totalement. Les indices grecs et italiens ont repris 126% et 74% depuis lors.

Psychologie des foules sur les marchés grecs et italiens
Lire la suite

Dimanche on vote en Belgique

22 Mai 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

On vote dimanche. Vote obligatoire. Prémisses à de nouvelles âpres négociations -présentées comme très dures mais surtout très feutrées - entre des partis qui pendant la campagne électorale, voudraient tout s’opposer, surtout le communautaire, mais qui en fait se sont tous ralliés au même social-progressisme depuis des années. De connivence ils savent que le modèle politique belge les amènera à protéger leurs privilèges en soumettant l’idée de faire appartenir un maximum de partis à la prochaine coalition gouvernementale. Il n’y a ni proportionnelle, ni second tour en Belgique.

Il n’y a aujourd’hui plus guère que l’épaisseur d’un papier à cigarette entre les politiques menées par le PS, Ecolo, le CDH ou le MR. La preuve par le MR dont le président Charles Michel, fils de Louis qui s’est réfugié à l’Europe – cimetière des échecs nationaux - suite à la débâcle nationale à laquelle il avait mené son parti en 2002- a ramené son mouvement au centre de l’échiquier par « le printemps des réformes » de 2010 ou encore quand il proposait très maladroitement de créer un « grand parti francophone de jeunes », englobant Ecolo, le CDH et le MR ! Ou lorsque la soif de pouvoir fait s’effondrer toute une structure qui avait pourtant mis tant de temps à trouver un positionnement crédible.

La grande crainte des partis francophones est de voir un jeune et important mouvement parti de droite flamande leur barrer la route du pouvoir. Si vous suivez les media francophones belges, leur modèle de pensée unique et d’absence de recul et d’esprit critique – la RTBF, Le Soir, La Libre notamment - la moindre allusion à la NV-A est érigée en « grand danger pour les francophones et la Belgique ».

D’autant plus que le N V-A, en s’alliant avec sens aux libéraux flamands (Open VLD) dont le programme économique est semblable en s’attaquant aux causes racines de la situation économique actuelle, et plus à droite que la droite francophone, rassemblerait très vite une majorité gouvernementale côté flamand.

Après avoir épluché et lu des programmes de couleurs différentes, mais dont le fond est très semblable (« priorité au social », « au socio-économique », « la famille », « l’emploi », bla bla..) nous n’avons pas trouvé de vraies idées libérales dans la Belgique francophone. Hormis peut-être un peu au Parti Libertarien ou au Parti Populaire.

Trop compliqué et dangereux d’aborder des sujets qui fâchent, comme la limitation dans le temps des allocations de chômage.

Même si, en échange, une idée libérale serait de mettre en place un « filet de sécurité », une allocation de 500.00 eur par personne, belge ou étrangère qui possède un contrat de travail à plein temps, dès l’âge de 21 ans. Cette allocation, à charge de l’Etat, résoudrait un autre problème puisqu’elle diminuerait mécaniquement les charges sociales à charge des entreprises – le brut à payer et donc les cotisations à charge de l’employeur étant diminués de ce « filet de sécurité ».

Cette allocation dès l’âge de 21 ans permettrait aussi de supprimer toute une série de bourses d’études ou autres allocations familiales attribuées tardivement.

Trop dangereux d’aborder la revalorisation des pensions, dont le calcul devrait bien être maintenu sur la contribution réelle à l’économie lorsque la personne était active. L’économie souterraine belge a connu des sommets dans les années 60-70. Est-ce bien maintenant le rôle de l’Etat de renflouer la tirelire de personnes qui ont soigneusement évité de cotiser à l’époque ?

Tant de questions sans réponse claire.

Bon vote !

Lire la suite

Tesla : chronique d'une bulle

2 Mai 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat

En observant l’évolution du cours de bourse de Tesla, un constructeur de voitures trendy, nous avons cru y voir des similitudes avec des actions de la nouvelle vague, genre Facebook, Twitter ou encore Linkedin, ces valeurs dont le rapport entre la capitalisation boursière et le chiffre d’affaires s’élève à 35, 20 et 13 respectivement.

Car comment comprendre que Tesla, qui vend 22'500 voitures par an, puisse valoir presque deux fois plus que Fiat, qui vend 4.4 Mio de véhicules chaque année, ou 4 fois plus que Peugeot (même si Peugeot est probablement la prochaine marque qui va disparaître) ?

Ou que le rapport Capitalisation boursière/Chiffre d’affaires soit de 12.5 alors que la moyenne du secteur tourne aux alentours de 0.50 ?

Celui qui possède cette action doit être conscient que ce genre de progression elliptique , finit toujours par un atterrissage brutal.

Tesla : chronique d'une bulle
Tesla : chronique d'une bulle
Lire la suite

Vladimir Poutine, un bilan économique à faire rêver les politiciens occidentaux

21 Avril 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Vladimir Poutine est le « flavour of the month », la tête de turc idéale du moment, choisie par les femmes et hommes politiques ainsi que les media occidentaux, tous soucieux de ramener l'opinion des citoyens à la pensée unique et la perte d'esprit critique, chères aux temps actuels.

Donc même avec 81% de taux de participation et 95% de oui lors du vote démocratique du rattachement de la Crimée à la Russie, et sous la surveillance d'observateurs de l'OSCE, cet homme aurait annexé la Crimée de fait (nous avons même lu le triste « Anschluss » dans le titre d’un grand journal belge bien-pensant).

 

Ce souci de la pensée unique fut même assorti d’une descente verbale en Europe de Barack Obama, comme l’aurait fait un seigneur du Moyen-âge pour protéger ses terres.

 

Nous avions vu précédemment que les crises se matérialisent par le choix d’une victime pour lui faire passer tous les maux sur lesquels les politiques sont impuissants (rappelez-vous notamment « les vendeurs à découvert qui ont provoqué la faillite des banques », c’était assez rigolo).

 

Voici le bilan économique de Vladimir Poutine (cfr tradingeconomics), qui est au pouvoir (ou indirectement, par l’intermédiaire de Dmitri Medvedev) depuis 1999. 

Multiplication par 2 du PIB par habitant ;

Une dette publique retombée de 99% à 8% du PIB ;

Inflation maîtrisée (plus de 125% lors de son arrivée au pouvoir, 8 actuellement) ;

La taux de chômage en diminution constante ;

 

Le bilan de la banque centrale russe maîtrisé et non elliptique comme ceux de la BCE et de la Fed

Et un taux d'emprunt très régulier

 

Un rêve sur le plan économique à l'aube des élections européennes

 

russia-gdp-per-capita.pngrussia-government-debt-to-gdp.pngrussia-inflation-cpi--1--copie-1.pngrussia-unemployed-persons--2-.pngrussia-central-bank-balance-sheet.png

Lire la suite

La BCE va imprimer de la monnaie

27 Mars 2014 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Inflation

Nouveau tournant dans la gestion de la crise de la dette : la BCE s’apprêterait à effectuer du « Quantitative Easing », faire faire des heures supplémentaires à la planche à billets et inonder le marché de liquidités, à l’instar de la Fed, ce qu’elle avait toujours jugé non nécessaire jusqu’à présent. C’est un signe qui n’est pas très encourageant quant aux capacités de sauver le système financier dont la crise a débuté mi-2007.

En même temps, augmenter la dette pour retrouver la croissance est tout-à-fait antinomique, comme on l’a vu dans la gestion de crise japonaise, qui perdure depuis 22 ans : il faut d’abord assainir ses finances avant de pouvoir à nouveau penser à la croissance.

 

 

D’autre part, la BCE envisage également de rémunérer négativement l’argent que les banques reçoivent de la BCE, et qu’elles lui rendent pour le placer, pour éviter de le prêter aux entreprises et particuliers, beaucoup trop à risque selon elles.

Ce principe les forcera alors peut-être à faire circuler cet argent obtenu presque gratuitement de la BCE. Et qui dit circulation de fausse monnaie (monnaie créée sans aucune contrepartie) sous-entend retour d’inflation. Tout bon pour l’once d’or.

A propose d’or, avez-vous suivi le massacre de l’once à l’approche d’un puissant signal technique haussier (MM 50j qui croise à la hausse la MM à 200j). Qui pourrait donc vouloir empêcher le marché d’être tout-à-fait efficient ?

270314-gold-cross.png

 

Enfin, l’UE annonce un nouveau « tremplin pour la croissance » (lisez : fuite en avant) : ils vont relancer la titrisation.

Vous vous souvenez des subprimes, ces prêts toxiques centralisés dans un véhicule financier, saucissonné en multiples titres et vendus sous couvert de placement très rentable ?

C’est, semble-t-il, la nouvelle solution européenne à la crise.

 

 

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>