Bob, pire investisseur, et pourtant millionnaire
Connaissez-vous l’histoire de Bob, le pire investisseur de tous les temps ?
Bob a commencé sa vie professionnelle en 1970, à l'âge de 22 ans. Il a décidé d’économiser 2’000 dollars par an dans les années 1970, puis d’augmenter ce montant de 2’000 dollars tous les dix ans jusqu’à l’âge de 65 ans. Il a donc économisé 4’000 dollars par an dans les années 1980, 6’000 dollars par an dans les années 1990 et 8’000 dollars par an par la suite .Comme beaucoup d’investisseurs privés, Bob avait une particularité : il n’osait investir en actions que lorsque les prix montaient depuis des années et qu’il pouvait donc être sûr d’investir au bon moment.Fin 1972, Bob avait donc un montant de 6'000 USD sur son compte – sans tenir compte d’intérêts - et il a décidé d'investir ce montant à ce moment-là sur un fonds qui réplique le S&P500. La bourse chute peu après de 50 % : Bob avait acheté ses premières actions « à la pointe »
Craignant de se retirer des actions au mauvais moment, il décide de ne vendre en aucun cas ses investissements une fois qu'il les avait achetés. Quoi qu’il puisse se passer.
Après des années de hausse des marchés boursiers, Bob retrouve confiance. Nous sommes en août 1987. Il place en actions les 46 000 dollars qu'il a mis sur son compte d'épargne au cours des quinze années précédentes. Ceci juste avant le Black Monday, où le S&P 500 a chuté de plus de 30 % en quelques jours.
Une fois de plus, le moment de l'achat n'aurait pas pu être pire. Mais il ne vend pas.
Gardant ce krach de 1987 en mémoire, Bob n’ose plus investir ses économies en actions. Ce n'est qu'à la fin de 1999, après des années de surperformance boursière, qu’il décide de revenir sur le marché en investissant son nouveau solde d'épargne (68’000 USD) en actions. Encore une fois un moment mal choisi : les deux années qui ont suivi, le S&P 500 a chuté de plus de 50 %.
Voyant pointer sa retraite dans 6 ans, fin 2013, Bob achète une dernière fois des actions, à l'automne 2007. Il convertira les 64’000 dollars qu'il avait épargnés depuis l'an 2000 en actions, juste avant que la crise du crédit n'éclate. Et encore une fois, le S&P 500 a chuté de plus de moitié après, avant de se reprendre.
Et pourtant il part à la retraite presque millionnaire, avec ses 54'000 USD d’épargne et son compte-titre de 897'000 USD. Car il n’a jamais vendu.
Bon d'Etat, une seule alternative
Il y a un an, les Belges se ruaient sur un "bon d'Etat" rémunérant à moins de 3% sur 1 an, tandis que l'inflation alimentaire s'élevait à près de 14%. En connaissance de cause ils acceptaient de s'appauvrir.
Un an plus tard, lorsqu'est venu le temps de réinvestir cet argent dans un autre produit bancaire, les mêmes personnes se font attraper par d'autres offres aussi ternes.
/image%2F1014074%2F20240829%2Fob_7cf77b_capture-d-ecran-2024-08-29-192245.png)
L'once d'or est pourtant connue comme un rempart face à l'inflation. Elle s'est adjugé 30% sur les mêmes 12 derniers mois.
/image%2F1014074%2F20240829%2Fob_89fbb3_capture-d-ecran-2024-08-29-193405.png)
Nasdaq : signes avancés de surchauffe
Les investisseurs professionnels sont investis à >98% en actions, ne gardant qu'un minimorum de liquidités
/image%2F1014074%2F20240718%2Fob_9c0cec_us.jpg)
Le SOXX, indicateur avancé du Nasdaq a décroché avec violence une première fois hier, 17.07.2024
/image%2F1014074%2F20240718%2Fob_901d10_image.png)
portefeuille équilibré actions-obligations : la fin ?
Les obligations ont pendant tout un temps été un placement qui permettait de contrebalancer les performances négatives des actions.
Lorsque l'économie se porte bien, les banques centrales ont tendance à augmenter les taux pour éviter la surchauffe. Les actions en profitent, les obligations en souffrent.
Lorsque l'économie ralentit, l'action des banques centrales se porte sur une baisse des taux directeurs, afin d'encourager un redémarrage. Le prix des obligations remonte puisque leurs taux d'émission étaient plus élevés, elles sont donc recherchées. Les actions en pâtissent.
Or, on constate que depuis 2009, il n'y a plus cette corrélation négative entre performance des actions et des obligations. GFD Gold a fait l'expérience de remplacer la part obligataire d'un portefeuille présenté comme équilibré (60% actions/40% obligations) par une équation 60% actions/40% or. L'or qui est un rempart plus solide que les obligations en cas de crise !
Les performances sont rigoureusement identiques, que ce soit sur 50 ans ou un siècle.
S&P 500 : 16 semaines de hausse, terra incognita
Du jamais vu : nous terminons cette semaine avec une seizième progression hebdomadaire consécutive du S&P 500
14 semaines de progression, le 09/02, était du jamais vu depuis 50 ans,
15 semaines de progression était le record à battre depuis ..95 ans
16 semaines : jamais fait.
Comment tout ceci va-t-il se terminer ? Par une confiscation massive par l'inflation ou par le monde politique ? Jusqu'où sera testée la docilité des gens ?
/image%2F1014074%2F20240223%2Fob_45b12d_capture-d-ecran-2024-02-23-191848.png)
Damodaran : mise à jour des ratios des places boursières mondiales
Le professeur Damodaran a mis à jour sa liste des valorisations de marché. Toujours très intéressante car elle tient compte d'absolument toutes les valeurs d'un marché, tous segments confondus, quelle que soit la taille des valeurs dont il est constitué.
Sur la base du ratio "décote sur fonds propres", on trouve des marchés stables et faciles d'accès comme Hong-Kong, la Belgique, la Slovénie, la Roumanie ou encore le Portugal qui sont composées d'un ensemble de valeurs qui ne sont pas ou tout juste valorisées à hauteur de leurs fonds propres.
/image%2F1014074%2F20240201%2Fob_c6afe5_capture-d-ecran-2024-02-01-074053.png)
Au niveau du ratio Valeur d'entreprise/EBIT, dont on a déjà analysé l'importance , l'on retrouve des pays comme la Roumanie, la Serbie ou la Grèce dans le top 10, suivis le Japon ou la Pologne qui restent très décotés
/image%2F1014074%2F20240201%2Fob_41ca31_capture-d-ecran-2024-02-01-074658.png)
Quant aux marchés valorisés à moins d'une fois le CA de toutes leurs composantes, on y revoit encore la Serbie, le Japon, la Slovénie ou le Portugal
/image%2F1014074%2F20240201%2Fob_5b6cc0_capture-d-ecran-2024-02-01-075151.png)
Short-list 2023 : +17%
Comme pour 2024, nous avions proposé début 2023 une liste de titres à acheter en même proportions et à conserver 12 mois (buy & hold). Des titres décotés sur fonds propres et sur CA, d'entreprises qui font des bénéfices et affichent un bilan solide. Voici leur performance :
/image%2F1014074%2F20240103%2Fob_0a32ee_capture-d-ecran-2024-01-03-123443.png)
2023 fut une année mitigée pour les actions value, toujours à la traîne comparé aux actions de croissance, néanmoins il y avait moyen de sortir son épingle du jeu.
/image%2F1014074%2F20240103%2Fob_27e5ad_capture-d-ecran-2024-01-03-125245.png)
Et c'est souvent comme ça, l'une ou l'autre action délaissée retrouve soudainement la grâce des investisseurs pour devenir un "multibagger", un titre qui fait plus de 100% de progression.
Si le money management et la procédure sont bien respectés ( x lignes totalisant chacune la même valeur, pas de déséquilibre, pas d'attachement particulier à l'une ou l'autre valeur ni secteur), ce multibagger permet de couvrir les pertes éventuelles subies ailleurs. En s'adjugeant 324% dans un secteur informatique très recherché en 2023 et théâtre de multiples OPA (Econocom reste à la traîne, NDLR), Northern Data aurait neutralisé 3 faillites, 3 lignes dont la valeur serait tombée à 0.00€) dans cette liste !
Iberpapel, Exacompta, Essso, Bergs Timber, .. des secteurs peu sexy, du pricing power en cette période d'inflation. Un bon mix.
10 titres pour 2024
Toujours Value : décote sur fonds propres tangibles, font du bénéfice, CB/CA <50%, Bilan en béton Current ratio >1.49
Un ETF sur l'or pour la forme et le très beau signal donné par l'once, même si l'on sait que l'or papier n'est pas couvert entièrement par de l'or physique
Des valeurs pétrolières pour faire face à la deuxième vague d'inflation de 2024 et sa récession dure
MLONL ONLINEFORMAPRO FR0004174712 3.300
ALEXA EXACOMPTA FR0000064164 174.000
PSAT PASSAT FR0000038465 4.640
JCQ JACQUET METALS FR0000033904 18.460
FR0013416716 AMUNDI PHYSICAL GOLD ETC FR0013416716 73.8670
IT0001237053 EMAK IT0001237053 1.020
IT0005275778 NEODECORTECH IT0005275778 2.980
EC TOTALENERG GAB GA0000121459 157.600
AKW AKWEL FR0000053027 15.040
ES ESSO FR0000120669 54.250
Retour de l'étalon-or, solution ou spoliation ?
L'or a battu un nouveau record ces derniers jours. Je m'attendais d'abord à un ultime reflux avant qu'il ne se lance à l'assaut de nouveaux records, et un doublement de prix lors de la prochaine récession, mi-2024. Peut-être y aura-t-il une chance de s'y positionner.
Faut-il acheter son or chez des professionnels, qui communiquent peut-être avec l'administration, ou l'acheter entre particuliers ? Y a-t-il un risque de spoliation, par exemple en forçant l'épargnant à convertir son or à un prix fixe (par exemple 1.000€/once), amendes à la clef si l'ensemble de l'épargne connue n'est pas converti ? Car le retour à l'étalon-or est une solution rêvée pour réduire les déficits publics abyssaux que l'on connaît aujourd'hui.
Revenons sur les accords de Breton-Woods, en 1944, qui avaient mis en place un système d'étalon-or dans lequel le USD joue un rôle de devise-pivot. 1 once d'or vaut 35 USD. Chaque pays signataire de ces accords fournit la parité de sa monnaie en or ou en USD et leurs banques centrales doivent défendre la paité de leur monnaie au dollar avec une marge maximale de +-1%.
Solution rêvée pour l'Occident ? Un déficit commercial, qui se caractérise par un flux plus important d'importations que d'exportations, entraîne dans ce système une sortie d'or, donc une diminution de la masse monétaire du pays concerné, diminution qui met une pression sur les prix, donc rend plus compétitives les entreprises exportatrices et rend plus chères les importations. L'ensemble de ces effest tend à retrouver un équilibre de la balance commerciale. A quel prix pour le petit porteur ?
/image%2F1014074%2F20231208%2Fob_d61ce1_capture-d-ecran-2023-12-08-105337.png)
/image%2F1014074%2F20250309%2Fob_38278c_image-18.png)
/image%2F1014074%2F20250309%2Fob_99bfc3_image-17.png)
/image%2F1014074%2F20240522%2Fob_f16d1f_73-24.png)
/image%2F1014074%2F20240522%2Fob_a427a4_28-24.png)