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Dubaï, la faillite (re-suite)

27 Novembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie Politique

 

Plus de 400 visiteurs uniques sur ce site pour la seule journée d’hier...Tout d’abord merci. Ensuite, faut-il y voir un intérêt pour les articles relatant la faillite de Dubaï World, soudainement mise au grand jour hier par les media, mais annoncée régulièrement sur ce blog  depuis le mois de décembre 2008 ?

Dubaï ne tombera pas en faillite, car Abu Dhabi soutient et garantit toute la dette de son petit frère des Emirats, quitte même à ce que l’on assiste à une OPA, première du genre, d’un Etat sur un autre !

Ceci a tout de même le mérite de mettre dans les esprits qu’une faillite d’Etat n’est pas une chimère. Nous avons déjà connu les défauts de paiement de l’Argentine en 2001(82 Mia USD), et de la Russie en 1998 (73 Mia USD). Dubaï, avec une dette de 80 Mia USD dont elle postpose le paiement de 6 mois, entre donc dans la même catégorie. L’article « Qui sera le prochain à faire défaut ? » a donc finalement une réponse. 

Cette dette n’est cependant absolument pas énorme, lorsqu’on pense à celle des établissements bancaires – Lehman  Brothers avait une dette 9 fois plus importante que celle de Dubaï au moment de sa faillite !- qui a en très grande partie été transférée sur les épaules des Etats via l’émission de dette souveraine.

Et puis c’est curieux cette annonce qui s’opère à la fermeture des marchés et la veille d’un jour de fermeture des bourses américaines.  C’est un moyen de pression idéal pour sortir plus fort d’une renégociation de dette : pression baissière sur les places secondaires (Europe et Asie), absence de réaction sur le marché principal, mais en étant certain que les autorités mettront tout en place pour éviter une chute abrupte des marchés. D’ailleurs la journée d’hier s’est passée à grands coups de communication de la part des autorités Dubaïotes, visant à rasséréner les esprits. L'on peut penser que Wall Street n'enregistrera pas de baisse substantielle à son ouverture.

 

 

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Les compagnies d'assurance en danger ?

27 Novembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Nous savions depuis la fin 2008, que les banques sont entrées dans la vie éternelle grâce aux Etats qui leur ont offert une splendide assurance-vie sans qu’elles y aient souscrit. Nous doutons que les mêmes équipes gouvernementales puissent en faire autant lorsque cette crise du crédit - qui est d’ailleurs occupée à se transformer en crise de confiance sur la monnaie-papier – débouchera sur une inflation galopante et fera plier les produits d’assurance et, par extension, vaciller leurs émetteurs, les compagnies d’assurances.

Un fonds d’assurance-vie est - selon son caractère agressif ou plus prudent - composé de 65 à 90% d’obligations. Le reste étant réparti entre actions, immobilier ou or, ce dernier restant la plupart du temps très marginal.
Dans pratiquement tous les cas, par souci de sécurité, la part obligataire du fonds est essentiellement investie en emprunts d’état, la signature du débiteur ayant joué le rôle d’une garantie solide jusque récemment.

A l’heure actuelle, l’inflation est à toujours à l’état latent car les banques, afin de gonfler leurs réserves en espèces, profitent du quantitative easing offert par les banques centrales (la fameuse « politique monétaire accommodante » qui consiste à inonder les marchés de monnaie) pour amasser - et non reprêter - et mettre en réserve la majeure partie de l’argent qui leur est envoyé. La masse d’argent ne circule donc pas encore, mais il faut guetter le signal de départ car c’est cette vélocité, une composante essentielle à la création d’inflation,  qui devrait donner le mouvement de hausse des prix, impactant le prix des matières premières et le prix des biens de consommation courante.

Dès que ce signal sera donné, les prix se renchérissant, la monnaie perdra mécaniquement de sa valeur et les consommateurs perdront en pouvoir d’achat.

Au niveau des placements obligataires de nos assurances-vie, un retour d’inflation provoquera un rehaussement des taux d’intérêts. Les obligations existant au sein de ces contrats, émises à des conditions moins favorables,  perdront de leur valeur, non seulement parce qu’elles ne seront recherchées par plus aucun investisseur – les nouvelles émissions leur offrant des rendements meilleurs – mais aussi parce que les rendements anciens offriront un rendement inférieur à l’inflation.

Le rendement réel de nos assurances-vie ou pension sera négatif, et induira une baisse considérable de la valeur de l’épargne investie.

L'on peut aussi considérer que, dans un cycle pareil où chaque achat de nouvelles obligations se solderait par une matérialisation de moins-value par la compagnie dès lors que l'émission suivante se fera à un rendement plus attractif, les assureurs pourraient n'avoir plus de provisions techniques suffisantes.
Avec dans les cas extrêmes, des taux de rendement négatif qui induiraient des rachats massifs de contrat, avec en face un manque de provisions, entraînant les compagnes d'assurance dans un tourbillon infernal.

Gare donc aux nouvelles souscriptions d’assurances qui vous promettent un rendement garanti de par exemple 2.75%, l’inflation va les transformer en instruments de perte de pouvoir d’achat. Il sera probablement temps aussi de suspendre les polices en cours.

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Intox sur le climat et l'environnement. Vers un Climatgate ?

25 Novembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Nous avions vu dans un article précédent que, sur bases de certains indices concordants, nous pensions que certains media ne rapportaient qu'une partie subjective des éléments de recherche concernant le climat, de manière à accélérer l'alarmisme ambiant tout en surfant sur la vague porteuse de l'environnement.

Agoravox publie un article de Vincent Bénard, président de l'institut Hayek à Bruxelles, sur la mystérieuse affaire d'un hacker ayant pénétré les ordinateurs du GIEC -  rappelons que le GIEC fait partie de ces Prix Nobel "tendance" élus ces dernières années (avec Al Gore, Barack Obama, etc) qui fourvoient un peu la nature même du prix -  et publiant des infos tendant à prouver que même les experts dudit GIEC ont de sérieux doutes sur la thèse du réchauffement climatique et qu'ils auraient un peu tendance à manipuler les chiffres, pour ne pas dire plus, pour se rassurer sur la validité de leurs hypothèses.
Lien vers l'article

A prendre bien sûr au conditionnel, mais si cela se révelait vrai, il faut imaginer le scandale que cela créerait et les conséquences tant économiques que politiques, avec notamment un secteur des biotechnologies qui aurait bien du mal à justifier la poursuite de ses investissements "verts".
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Les T-Bills offrent un rendement négatif ; haussiers, prenez garde !

24 Novembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Nous soutenons depuis longtemps que la phase de rebond actuelle est un sursaut technique dans un marché fondamentalement en baisse. Le marché est devenu imprévisible et l’on pourrait assister à un retournement baissier de manière imminente.

Le parallèle 1930-2009 est assez clair à ce propos.

 

Un signal à prendre très au sérieux est celui du rendement des obligations à très court terme, obligations à trois mois communément appelées « T-Bills ». Depuis quelques jours, les rendements affichés par ces placements sont retournés en zone négative, et démontrent donc que les investisseurs à très court terme acceptent de rogner leur capital et donc de payer l’émetteur pour que leur argent soit en sécurité pendant quelques mois. Quelle capitulation !

La dernière fois que ce scénario s’est produit, nous étions fin 2008, juste après la faillite de Lehman Brothers, lorsque le monde de la finance était sur le point d’imploser.

Alors pourquoi ce soudain retour des rendements à court terme en territoire négatif ? En d’autres termes, pourquoi les investisseurs veulent-ils sécuriser leurs avoirs alors que les places financières leur permettraient d’obtenir un rendement probablement plus élevé ?

Il faut y voir, à mon avis, la confirmation d’un manque total de visibilité et de rationalité sur les marchés.
Chaque jour un nombre grandissant de personnes prennent aussi conscience que les autorités ne font montre que d’une lamentable fuite en avant pour « solutionner » la crise, au lieu d’apporter des réponses concrètes à l’effondrement de la bulle des crédits et la crise de l’endettement à laquelle nous assistons.
Pas étonnant dès lors que la cote de popularité du Président américain Obama soit en vif déclin, et que le nombre de personnes qui désapprouvent fortement sa politique soit en augmentation sensible, et que les élections de mi-mandat s'annoncent comme un échec retentissant, hypothéquant même sa réélection de 2012.
De plus en plus de citoyens sont en effet à même de comprendre que la politique de relance économique par plans de relance artificiels, par les déficits gigantesques ou au travers de dépenses excessives (comme le plan-santé Obama), méthodes chères à ceux qui nous gouvernent, n’est plus du tout actuelle en ces temps où il est peut-être indiqué de résoudre ce vrai problème d’endettement en n’hypothéquant ni ne sacrifiant les génération suivantes.

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Pourquoi Warren Buffett s’offre-t-il Burlington Northern Santa Fe?

19 Novembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Warren Buffett , qui possède et dirige le fonds Berkshire Hataway est un investisseur connu et reconnu par tous pour son sens des affaires et de la communication, qu’il veut ouverte et sans détours.

Tout comme pour d’autres investisseurs de taille (Frère, Bolloré, Seillière et autres Arnault) je ne suis pas tout-à-fait persuadé que ce soit son sens du timing qui soit à la source de leur succès, sinon que dire de leurs investissements récents - parfois juste avant l'éclatement des marchés – en AIG et Amex pour Warren Buffet, en Lafarge, Imerys, Pernod, Havas, Saint-Gobain et Carrefour par exemple pour les autres- mais c'est qu'ils ont un horizon d'investissement sans limite, sur plusieurs générations, et c'est ce facteur temps qui les rend intéressants, et qui entretient le culte.

Je pense en outre que Warren Buffet est un excellent indicateur de crise dans lequel les media aiment à se réfugier quand les temps deviennent incertains.  Anecdotique : une recherche sur Google en début d’année 2008 recensait 4,5 millions de résultats, aujourd’hui on arrive à 6,15 millions.

Les media sont ces derniers jours très affairés à justifier la montée de l’investisseur américain  à 100% du capital de Burlington Northern, une compagnie de chemins de fer, en indiquant que c’était un pari sur la reprise américaine.

Faire une offre à 100 USD par action, alors qu’il aurait pu l’acheter à 50 USD il y a quelque mois. Quel intérêt ?


Il est alors bon de se souvenir qu’il avait déclaré en 1977 « En période d’inflation, il est fantastique de devenir propriétaire d’un péage (maritime). Les investissements les plus lourds ont été réalisés. L’infrastructure a été réalisée avec d’anciens dollars, et elle ne doit plus être remplacée avec des dollars dévalués »

L’infrastructure de la compagnie de chemins de fer qu’il vient d’acheter a été construite avec de vieux dollars non dévalués, les revenus et le cash-flow sont connus d’avance, indexés sur l’inflation, et  les coûts d’entretien sont minimes.

L’(hyper)inflation, que nous attendons sur ce blog, pointe le nez trois ans en moyenne après le début de la mise en route de la machine à billets par la FED. Or cette machine à imprimer les dollars a commencé à « faire des heures supplémentaires » au troisième trimestre 2007. Attendons donc la seconde partie de 2010.

 Lorsque l’inflation ressurgira, nul doute que tout le monde s’émerveillera de la qualité de l’investissement de Warren Buffett.

Il a d’ailleurs annoncé hier son renforcement au sein du capital de Wal Mart, première chaîne de distribution américaine. Prévoit-il déjà un renchérissement de notre ticket de caisse, sur lequel l’inflation a beaucoup de pouvoir?

Plus simplement il est aussi temps de transformer le cash, destiné à se dévaloriser, en actifs sécurisés qui permettront de profiter de ce retour d’inflation.

Il existe sur la cote plusieurs valeurs qui permettent de parer à ce retour d’inflation,  comme tout le secteur des matières premières et engrais , ou le secteur des autoroutes ou péages (Autostrade en Italie, SMPTC sur Euronext Paris). A voir avec votre gestionnaire - s’il les connaît - pour analyser la prise de risques..

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Nyse Money Flow : mieux vaut opérer en bourse à la clôture

17 Novembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Ce graphique compare les changements de prix des actions de la bourse de New-York à différents moments de la journée : 30 et 60 minutes après le début des cotations, et 30 et 60 minutes avant la fin de la même journée.


nullL’on admet généralement que l’investisseur particulier réagit de manière épidermique à l’annonce d’une nouvelle et place en général ses ordres le matin (ou le soir après clôture, pour qu’une vente se fasse à l’ouverture du lendemain), tandis que les professionnels analysent les annonces au cours de la matinée, préparent leur « morning briefing », et font leur shopping au cours de l’après-midi.

Il faut noter combien la baisse du matin est plus sensible – voir l’effondrement des courbes jaune et bleue en novembre dernier – que celles des fins de séances. Il vaut mieux transiger en bourse en dernière heure de séance.

L’on peut même supposer que les professionnels ont acheté les titres revendus par les particuliers le matin-même lors de chaque séance en fin d’année dernière, leurs courbes (jaunes et vertes) s’étant totalement décorrélées des courbes de début de séance à ce moment-là, et montrant beaucoup moins de volatilité.

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Le PIB US en forte hausse ?

12 Novembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

Le PIB américain a fait un bond au troisième trimestre.
Un exploit, une surprise, un redressement formidable, peut-on lire ci et là. Les Etats-Unis seraient sortis de leur plus longue période de récession depuis celle qui a directement suivi la seconde guerre mondiale. L’économie américaine avait passé quatre trimestres en décroissance.

Le PIB américain a donc cru de 3.5% au trimestre qui s’est achevé le 30 septembre dernier. Mieux que ce que prévoyaient les économistes, tablant sur une hausse de 3.2%.


Dans ce contexte, les investisseurs, négligeant les statistiques qui montrent une accentuation du chômage à 10.3% – passant pour le première fois depuis 1983 au-dessus des 10% de la population active, ont orchestré un rally en Bourse pour fêter cela et se rassurer. La psychologie des foules l’emporte toujours.


Or, si l’on regarde de plus près, l’on peut constater que cette « super remontée du PIB » s’assimile plutôt à une phase de très faible rebond artificiel dans un contexte de décroissance et de perte de son leadership économique pour les USA.


En effet, si l’on creuse un peu les chiffres publiés, l’on peut constater que cette croissance repose surtout sur les incitants fiscaux octroyés par les autorités américaines.

La prime à la casse offerte aux automobilistes américains – qui selon Avery Goodman coûtera…45.000 USD par contribuable ! – contribue à 1.9% de cette « croissance ».
Observons d’ailleurs la formidable reprise de très court terme de cette mesure qui ne sert qu’à reporter les problèmes de non-consommation : après ce "coup de fouet sur les ventes", le marché de la vente de voitures a retrouvé ses bas niveaux. Il redevenu atone.


 
D’un autre côté, les autres incitants d'Etat qui s’attribuent tant par des aides publiques directes qu’au travers de crédits d’impôts pour les primo-accédants – on retombe dans les mêmes péripéties qui ont créé la crise des subprimes -  génèrent les 1.6% de croissance restants du PIB.

 

 

Le tableau ci-dessous calcule la part des incitants d’Etat dans le PIB des trimestres en cours et à venir. Ce qui est de bon augure pour les trimestres prochains, puisqu’ils généreront encore de la croissance artificielle.
Reste donc à attendre l'annonce de la fin de ces mesures pour avoir une idée de la croissance réelle de cette partie du monde.

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Le « Coppock Indicator »

10 Novembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Edwin Coppock  a développé le “Coppock Indicator” dans un seul but : déterminer le début des périodes de hausse sur le marché.

Cet indicateur est basé sur un mix de 3 composantes :

-          Rate of Change (RoC) sur une période de 14 mois, un indicateur plus fin que le momentum

-          Rate of Change (RoC) calculé sur une période de 11 mois

-          Que l’on additionne, et sur base de ce résultat,

-          L’on calcule  la moyenne mobile ajustée sur 10 mois

Par le passé, on a pu constater que le Coppock a donné des signes relativement fiables concernant ces reprises boursières.

L’amorce d’un rebond boursier de longue durée est signalée lorsque le Coppock se retourne à la hausse après qu’il soit descendu en-dessous de zéro.

Par exemple, l’on peut voir sur le graphique suivant que cet indicateur a donné un signal de marché haussier "idéal", tant en septembre 1988 qu’en janvier 2002.

 null

 

Où en est-il aujourd’hui par rapport au SP 500 ?



Le Coppock est en phase de retournement.  A priori une bonne nouvelle donc.

Il est toutefois bon de se remémorer que le Coppock peut descendre sans limite de fond, et que plus il descend, plus le signal de reprise qui suit est fiable.

Néanmoins, on le voit sur ces graphiques, cet indicateur ne peut certainement pas être analysé seul, car il ne montre aucunement le moment où l’investisseur doit sortir des marchés et prendre ses bénéfices. A cumuler avec d’autres indicateurs, donc.

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La clé, c'est l'emploi

5 Novembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

La Fed a décidé hier de maintenir son taux directeur à un niveau proche de 0%.
Tant que la courbe du chômage US ne montrera pas de signe d'essoufflement, nous devrions assister à la poursuite de cette politique monétaire américaine.


En effet, en analysant les deux dernières crise, l'on peut constater que la Fed a attendu que le déclin du chômage soit bien confirmé (7 et 12 mois) avant de relever ses taux.
Nous n'en sommes donc pas encore tout près, et en l'absence de perspectives de relèvement des taux, le flux financier du marché des actions ne devrait pas se tarir.

L'on pourrait d'ailleurs assister à un rallye de fin d'année, après cette énième correction, qui serait logique au vu du toilettage bilantaire des banques en fin d'année, et de la sécurisation des bonus. 
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Protectionnisme : Pekin aurait oublié de continuer à réévaluer le Yuan ?

3 Novembre 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Macro-économie

En juillet 2005 la Chine cédait à la pression des Etats-Unis, de l’Europe et du Japon en décidant de ne plus lier sa monnaie, le yuan (CNY) , au seul dollar, mais de l’ancrer à un panier de devises dont la composition exacte n’est pas connue.

A partir de ce moment, le CNY s’est apprécié mécaniquement de 21% face à la seule monnaie américaine.

En août 2008 – aux premiers souffles de la crise financière - le Yuan a soudainement cessé de s’apprécier contre USD et s’est stabilisé aux alentours de 6.8 CNY pour 1 USD, alors qu’elle aurait dû continuer de s’apprécier.



On peut supposer que le motif résidait dans le fait que les exportations chinoises – moteur de leur économie -  ont beaucoup souffert du ralentissement économique, et qu’une continuation de l’appréciation de sa devise pouvait lui être fatale.

La fin de la réévaluation progressive de sa devise a aidé la Chine à reprendre son rôle de leader exportateur.  Tout en entachant cette manœuvre de protectionnisme exacerbé.

De leur côté, les USA ont tenté de laisser tomber le USD, mais l’effet de levier est resté favorable au CNY.

Nul doute que la visite du Président Obama en Chine à la mi-novembre sera pour lui l’occasion de remettre sur la table la question monétaire.

Encore une thèse qui pourrait redonner de l’éclat au USD  rapidement.


 

 

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