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Articles récents

OPA sur les terres agricoles

21 Avril 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

La chasse aux terres arables est ouverte, comme en témoigne ce graphique, qui nous montre que les dernières acquisitions de terres agricoles sont effectuées en masse, principalement par la Chine, la Corée, les Emirats Arabes Unis, l'Arabie Saoudite, et le Japon.
L'image est plus lisible en cliquant ici.

 


La crise économique actuelle engendre une course tant à l'"armement alimentaire" qu'au bien-être de ces populations, dont on entend dire que la classe moyenne devrait se développer de manière considérable.
D'ici à 2025, la "middle class" chinoise, celle qui se déplacera en voiture, devrait passer de 130 à 690 mio de personnes ; en Inde, on attend un décuplement sur la même période : de 50 à 530 mio de personnes.

En Occident, principalement aux USA, la consommation de bioéthanol devrait augmenter de 45% d'ici à 2015.

L'on comprend dès lors beaucoup mieux cet engouement pour le foncier, et manifestement c'est dans ces mouvements que l'on peut voir que la puissance mondiale est en train de tourner de l'Occident vers l'Orient.

Soulignons enfin que, en cas de scénario inflationiste, un investissement dans les matières premières offre un rempart contre la perte de valeur de la monnaie.

D'ailleurs, une société comme Cresud (cresy, cotée sur le...Nasdaq), qui dispose (i) de 700.000 ha de terres agricoles, en Argentine principalement - le grenier à blé de l'Amérique -et (ii) de participations estimées à 250 Mio USD dans Irsa et Brasilagro, qu'elle continue d'augmenter, ne capitalise en bourse que.. 231 Mio USD.
La terre agricole est donc gratuite pour cet investissement, ou bien, si l'on considère au pire que les participations ne valent rien, l'hectare de terre agricole serait valorisé à seulement 330 USD !
Point de vue d'un amateur, et sans conseil d'acquisition...
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L'importance de la réduction de la dette

15 Avril 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

pour résoudre cette crise est cruciale.
Nous voyons ici que le niveau de dette (en bleu), malgré sa forte décrue depuis la fin de l'année dernière, reste encore historiquement très élevé, Malgré un deleveraging massif, la dette reste encore plus élevée, d'environ 40%, au montant de dette à la sortie de la crise précédente, en 2003.

 

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Le ratio Or - Argent

14 Avril 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat

L'or a, ces derniers temps, progressé plus rapidement que l'argent. Nous avons vu précédemment que la menace d'inflation et le sentiment de peur ont joué en sa faveur, et continueront probablement à le faire durant les mois qui viennent.
Ces graphes montrent que l'or s'est mieux comporté que l'argent depuis les deux dernières années. ce qui fait dire à certains que, si l'or physique a un bel avenir devant lui, l'argent devrait surperformer l'once d'or car un rattrapage devrait voir le jour.




Effectivement, le ratio or-argent s'est établi,  sur les trente dernières années à une moyenne de 45, alors que le ratio actuel est plutôt proche de 70...
Il sera intéressant de voir, dans la phase de capitulation des marchés actions, si ce rattrapage se vérifie effectivement.


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De beaux résultats, disent-ils

10 Avril 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

La société financière américaine Wells Fargo a publié hier soir de très bons résultats. Ceci est intensément relayé par les medias qui font l'erreur de ne pas tenir compte de la révision des normes comptables américaines cette semaine. cfr cet article
Quels auraient été ces résultats si la norme mark-to-market n'avait pas été assouplie - ce qui d'ailleurs équivaut indirectement à déforcer le ratio de solvabilité des établissement financiers?

En tous cas, si la bourse flambe sur ce genre de nouvelles  - le Dow Jones a accueilli la nouvelle avec un bond de + de 3.5%  - très épidermique et sans réel fondement, on ne se risquera pas à déceler dans cette réaction une amélioration fondamentale de la situation boursière. 

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EMA 13 - 34, un bon signal

9 Avril 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Les moyennes mobiles exponentielles à 13 et 34 jours apparaissent comme de très bons indicateurs pour entrer ou sortir des marchés.
Une moyenne mobile exponentielle est une moyenne mobile pondérée, qui donne plus de poids aux cours récents qu'aux plus anciens, contrairement à une moyenne mobile classique.

Ce sont ces indicateurs qui, on le voit sur les graphiques ci-dessous, ont donné le signal de quitter les marchés -d'abord début janvier 2008, puis fin mai et encore début septembre - lorsque la moyenne longue est passée au-dessus de sa cadette.

Cette semaine sur le Cac40, parce que la moyenne courte est repassée au-dessus de la moyenne (un peu plus)longue, elles signalent un flux acheteur qui pourrait temporairement redonner confiance aux investisseurs, le temps d'un beau printemps probablement.



Et même schéma sur l'Eurostoxx 50, un gros indice qui peut valablement servir de référence

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La Belgique, paradis fiscal - suite

7 Avril 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat

Voici un classement que publie Forbes qui illustre la rage taxatoire dont fait l'objet la Belgique, en troisième place si l'on cumule les différentes taxes levées  ; 33.99% pour l'impôt des sociétés, 55% pour l'impôt des sociétés, 35% en Sécurité sociale patronale, 13% en sécurité sociale personnele, et 21% de taux de TVA..

Tout en bas, dans les pays les plus "tax friendly" l'on retrouve notamment Hong-Kong, la Qatar, les Emirats  qui ne figurent donc sur aucune liste des paradis fiscaux évoquées précédemment.

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G20, avec G comme "Gap" ou "Germany"

6 Avril 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

L'"accord historique" qui est sorti du sommet du G20, réunissant le 2 avril dernier les 20 nations les plus riches du monde - autrement dit générant le PIB le plus important - a fait montre d'un écart de plus en plus important entre le monde politique et la réalité economique
Premièrement en décidant de renforcer le contrôle financier - remplacer le FSB par le FSF - une autorité régulatrice de plus dont les membres se satisferont en s'attaquant aux conséquences de la crise plutôt qu'à ses causes. Nous l'avons vu antérieurement les autorités de contrôle ont pour la plupart un tempérament répressif que de protection, agissant a posteriori plutôt qu'anticipativement.

Les listes ensuite, une noire et une grise, recensant les différents paradis fiscaux recensés sur cette planète.
Grande victoire pour les Etats membres du G20 qui ont réussi à faire en sorte que le Delaware (USA), Jersey, Guernsey (UK), Macao et Hong-Kong (Chine) n'y apparaissent pas. Un gentil consensus politique. Par contre la Belgique, le pays le plus taxé d'Europe aurait mieux fait de figurer sur une liste des enfers fiscaux.

Ceci ouvre donc grand la porte à ce genre de construction  car en constituant une société à Hong-Kong - 0% d'impôts, ce qui devrait être une première règle de tri pour élaborer cette liste - qui a donc obtenu son statut de pays "tax safe", l'employeur belge s'évite des risques inutiles à rester dans une zone grise.
Idem pour Jersey, Guernsey, les paradis fiscaux par excellence.

La grande satisfaction de ce G20 émane de la Chancelière allemande, Angela Merkel, qui a la première eu le courage de localiser les causes de la crise actuelle, la dette excessive.
« Nous devons regarder les causes de cette crise. Elle est arrivée parce que nous vivions au-dessus de nos moyens.Après la crise asiatique (1997) et le 11-Septembre, les gouvernements ont encouragé la prise de risque pour soutenir la croissance. Nous devons ancrer la croissance sur un terrain plus solide. Ce ne sont pas seulement les banques qui ont pris trop de risques. Les gouvernements le leur ont permis en négligeant d’établir les règles nécessaires. »
Relisez bien, tous les mots sont importants, et surtout la dernière phrase.
On restera attentif à l'adhésion d'autres politiciens à ce mode de pensée.

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Un indice complémentaire de rebond des marchés

3 Avril 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Marchés financiers

Le graphique ci-dessous représente :
 - en noir (échelle de droite) l'évolution de l'Eurostoxx50, et
-  en vert (échelle de gauche) le pourcentage des 50 actions composant cet indice qui se situe au-dessus de sa moyenne mobile 50 jours ;

On le voit, chaque fois qu'il indique que 70% des actions de l'Eurostoxx passent au-dessus de leur MM50, il s'ensuit une correction des marchés. Or nous sommes revenus à ce point-pivot hier. Doit-on craindre une correction dans les jours qui viennent, surtout après la forte hausse de ces derniers jours ? Nous suivrons ce graphique avec attention.

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Le scénario de l'hyperinflation

2 Avril 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

Nous l'avons vu précédemment, les Etats commencent aujourd'hui à imprimer de la monnaie à tour de bras, sans contrepartie.
Nous avons encore vu récemment que, outre l'Allemagne, c'est maintenant l'Angleterre qui a du mal à placer son papier obligataire.

Ce qui signifie qu'à terme, après une désinflation (diminution de l'inflation, période actuelle), un passage en déflation (baisse généralisée des prix de toute classe d'actifs, et de la masse salariale, période à venir), un retour à l'inflation est à projeter pour le moyen terme, au cours de l'année 2010.

Peut-être même l'hyperinflation, elle, caractérisée par une augmentation de 100% des prix sur une période de 3 ans maximum.
Pendant cette période, nous verrons un certaine volonté par les Autorités de garder le contrôle sur la monnaie locale afin de ne pas se déprécier par rapport aux autres monnaies, accompagnée d'une vente des devises locales - sauf si le politique s'en mêle et limite les retraits de devises  - comme pendant la crise argentine, où seul un retrait de 100 USD par semaine était permis -  pour la convertir en devise plus sûre.

C'est donc l'or qui devrait sortir grand gagnant de cette crise à venir.
D'autant plus que les contrats sur l'or échangé sur le Comex, la bourse des matières premières, représentent une somme dix fois supérieure à la quantité d'or produite dans le monde. Aussi un effet de levier.
Ceci signifie que, lors de cette envolée du cours de l'or, si chaque titulaire d'un contrat demande la livraison du sous-jacent, l'or physique, le Comex pourrait cesser de fonctionner.. un accident sur les le marché des dérivés est donc à prévoir, tôt ou tard.

Il n'est donc pas inutile d'acheter de l'or physique, ou des trackers sur ce produit (le 1156N par exemple qui est dit Quanto, donc couverture contre le risque de change incluse) en vue de cet épisode.
Bien sûr ceci n'est en aucun cas une incitation à l'achat de produits boursiers ou à la spéculation.


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Le monde politique se laisse distraire

1 Avril 2009 , Rédigé par jean-christophe duplat Publié dans #Economie

Lorsque nous entendons le monde politique s'émouvoir des parachutes dorés, des paradis fiscaux - lire cet article - ou autre plan social, nous ne pouvons que constater qu'il ne s'attaque pas aux bases du problème de la bulle de crédit, mais à ses seules conséquences. Les effets d'annonce se multiplieront donc avec la perspective du G20 de demain, mais l'on peut déjà pronostiquer un certain nombre de problèmes qui resteront sans la moindre tentative de résolution.

Résoudre le problème de la bulle du crédit qui est en train d'imploser devrait se faire de la même manière qu'elle a été créée : par l'effet de levier. Mais à la baisse cette fois, et de manière très ordonnée.

L'on pourrait imaginer un Etat responsable qui, pour chaque $  (€) investi, éliminerait 5 ou 10 $ de dette. Cela se passerait par exemple en ne se bornant pas à des déclarations telles que "nous ne laisserons pas tomber les épargnants" en garantissant la totalité de leurs avoirs et en aidant chaque établissement bancaire en difficulté, mais plutôt en garantissant un plafond de remboursement, et en acceptant la faillite de certains établissements financiers.
De la même manière, l'Etat pourrait ne garantir aux créanciers des banques que 50% des actifs dits "toxiques" au lieu de se porter garant de la totalité de ces actifs comme il le fait jusqu'à présent  - et qui ne résoud rien, mais postpose plutôt le problème.


 

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